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03 juillet 2006

Commentaires

E. G.  Simon

Restons - voulez-vous - avec le yeux en face des trous? Car en cette période de "soldes" (au masculin SVP), quelques commentateurs me convainquent qu'ils doivent acquérir un peu d'expérience commerciale pratique (autre que celle d'apprentis-boutiquiers, adhérents ou non à la FEDIS). Sinon encore gagner en saines notions de gestion d'entreprise?

1) SOLDES: c-à-d procédé commercial de liquidation d'articles "invendus, de fins de séries".
La loi supposée "obsolète" fut - cher Sénateur - conçue dans cette acception! Non pas - comme le souhaiteraient vos correspondants - pour tenter d'écouler en vile masse la surcapacité productive d'articles essentiellement à bon marché (fabriqués on ne sait où). Abusif verbiage publicitaire. D'où le substitut sémantique que d'habiles "marchands" ont inventé en bâtissant des réseaux de dites "solderies", ... Réseaux qui sont financés en amont par les propres producteurs d'articles de masse (p.ex. Chinois, turcs), ... Leurs produits industriels robotisés, étant alors présentés comme étant "dégriffés ou démarqués".
Que penser ainsi de l'action de ces ateliers clandestins parisiens où suent 10 à 12 heures/jours des esclaves asiatiques? Que penser de ces ateliers d'Asie où leurs gosses miséreux bossent pour aider la famille à subvenir plutôt que d'aller à l'école?
Certains politiciens ont inventé le slogan de "production éthique": doit-on le renier?

2) Pour les qq. Indics du P.S. ou les anarcho-gauchistes fréquentant ce blog, faudrait se rappeler que le "pouvoir d'achat" est lié à la détention d'un emploi local stable et bien rémunéré ou d'une fortune acquise par des affaires florissantes (rentables, à marges bénéficiaires élevées). Faudrait donc élaborer une réponse pertinente à un "Où passent les euros des ménages belges"?

Réponses (sources en 1999, 2003)? sur des études économiques en trois périodes comparatives (1978-79, 1987-89, 1997-98) et sur des rubriques aussi essentielles que:
[Tpt&Télécom + 33%] [habillement -28%] [alimentation -26%] [loisirs +23%] [loyer + 22%] [chauffage -19%] [santé +] [ameublement -27%] [services financiers +30% (crédits)]. Voici donc une caricature partielle mais officielle de l'allocation des PREFERENCES d'achat du consommateur lambda.

3) J'aime plusieurs traits qui caractérisent ce grand pays "USA", avec son PIB/capita = $42.000.
Qu'on se mette à les considérer comme notre "référence, benchmark" d'un mode de vie est déjà autre chose. Pourtant chacun sait ici que je suis fort critique à l'égard des Etats-Membres de l'U.E. (avec leur PIB/capita variant de € 30.000 à € 8.000 !) donc suis notablement révolté par le dogme usurpateur de l'Europe social(iste)e...
Car notre belle Europe est devenue captive de ses processus "protection du consommateur", jusqu'à en avoir bâti une montagne d'entraves à l'expansion économique et à la croissance du pouvoir d'achat de ses citoyens. Avec ses "Guides éclairés", tels l'auteur du petit Livre Rouge à la Mao: nos associations de consommateurs, ces instruments (nécessaires) mais aussi ceux du pire réunis! Puis les mêmes se lamenteraient des perversions apportées par l'OMC ???

4) à la question de A.D.: "En Belgique, le maintien des soldes deux fois par an répond-il encore à l'évolution des habitudes de consommation et au besoin des commerces ? Beaucoup de commerçants semblent demandeurs d'une évolution plus souple en la matière." LESQUELS?

Une réponse d'économiste non-boutiquier est OUI au maintien des soldes 2x l'an, NON à l'arnaque potentielle d'un secteur taraudé par sa surcapacité concurrentielle et qui ne sait comment s'en sortir, sinon par une fuite-en-avant (...analogie à trouver avec la prolifération concurrentielle dans l'Horeca et l'intensité du travail au noir dont vous parliez il y a deux jours?).

5) L'AVENIR : notre BE redevient p.ex. une championne du "design et fabrication" de jolies fringues pour jeunes (à BXL: quartier Dansaert, à Anvers, ailleurs encore?). Nos entreprises industrielles investissent énormément dans des avancées (R&D) techniques et managériales afin d'assurer leur pérennité ... face à la redoutable concurrence de l'Est et de l'Asie. Nos fabricants occidentaux luttent sans répit contre la contrefaçon massivement asiatique.
S'agit-il alors de céder aux sirènes de quelques commerçants-distributeurs de machins à vil prix dont seule l'apparence serait des articles en démarque, ou pour servir de canal d'écoulement fétide à du broll venu de n'importe où?
- A tous ceux qui crachent leur fiel sur la surconsommation et l'hyper-endettement des USA: faudrait peut-être qu'ils évitent de tomber dans le même travers que celui qu'on impute à cette Nation libre!
- A tous les autres qui prêchent la libre-concurrence à outrance, méfiez-vous du risque de "copier-coller des modèles économiques" sur des consommateurs et des marchés dont vous ne maîtrisez guère les mécanismes ni la culturel, Mrs les théoriciens!

Simple propos d'un dit "ancêtre" (Coemans dixit) qui maîtrise l'économie APPLIQUEE, autrement que par le seul verbiage...

Antoninov

J'ai toujours pas compris si E.G. Simon était pour le maintien de la législation et pourquoi.

Pas encore vu un argument pour le maintien.

Au bac!

melodius

Raymond, je suis le dernier à nier que le surendettement est un problème. Je me permets simplement de relever que la solution n'est pas de faire "le bien" des gens malgré eux comme on le fait aujourd'hui (va voir le texte de la loi sur le surendettement que j'ai mis en lien) mais de les informer de certaines réalités, telles le fait que faire appel au crédit pour un bien qui perd la moitié de sa valeur dès qu'on l'utilise, ce n'est pas forcément très intelligent. Bizarrement, on ne verra jamais aucun "message d'utilité publique" à la téle pour expliquer qu'il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens, il faut dire que cela pourrait attirer l'attention sur la manière dont est gérée l'état...

Sinon, pour les produits qui se déglinguent tout de suite, ça me rappelle ce que dit ma grand-mère; je n'ai pas les moyens d'acheter bon marché. La chemise à 5€ que tu achètes chez Zara ne durera pas aussi longtemps que celle à 120 € à côté chez Bouvy, c'est évident. (Je précise que je refuse de payer ce prix-là pour une chemise et n'ai jamais rien acheté chez Bouvy).

R.C. COEMANS

« Bizarrement, on ne verra jamais aucun "message d'utilité publique" à la téle pour expliquer qu'il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens, il faut dire que cela pourrait attirer l'attention sur la manière dont est gérée l'état... »

Vivre au-dessus de ses moyens, c’est pas l’état qui y encourage, Totoche, c’est plutôt ton grrrand ami le marché.

melodius

"Le marché", Raymond, ça n'existe pas; c'est une convention de langage pour désigner tous les gens qui vendent ou achètent un bien particulier. Faut renoncer à la pensée magique mon gros !

De plus, je ne suis pas "marchéiste": le marché, c'est une réalité, pas un but à atteindre. Il y a par exemple un marché de la corruption politique, un marché pour les intellectuels aux ordres, un marché pour les zartistes qui pondent des trucs dont personne ne veut hors les politiciens, etc. Tu penses bien que je n'applaudis pas à leur existence. Depuis que tu nous fréquentes, on aurait quand même pu s'attendre à ce que tu maîtrises le B-A BA.

melodius

Pour revenir au sujet, Monsieur le Sénateur, j'ai préparé votre future proposition de loi:

"Article unique:

Les articles 52 et 53 de la Loi du 14 juillet 1994 sont abrogés."

Toujours prêt à rendre service !

R.C. COEMANS

« Le marché, ça n’existe pas ». Deux lignes plus loin : « le marché est une réalité. »

Pas mal. Je crois que je vais en faire un t-shirt.

Molinari

Un autre conseil pour Coemans : remplacez le terme "concurrence" par celui de "liberté".

Pour comprendre le processus de marché, je vous conseille la lecture de "Concurrence et esprit d'entreprise" (Competition and entrepreneurship)d'Israël Kirzner paru en 2005 chez Economica. Kirzner pourrait bien recevoir le Nobel dans les années qui viennent.

Antoninov

Cest quoi ce destockage de commentaires? On passe de 98 à 33...

Monsieur Coemans, veuillez ne pas tronquer les phrases lorsque vous citez quelqu'un. La phrase originale de Mélodius était:
""Le marché", Raymond, ça n'existe pas; c'est une convention de langage pour désigner tous les gens qui vendent ou achètent un bien particulier."

R.C. COEMANS

@Antoninov
Okay, reprenons...
"Le marché", ça n'existe pas mais le marché est une réalité.

Je ne sais pas si c'est digne d'André Breton, de Morpheus dans Matrix ou de Bob Marley off the record mais bon, soit...

Antoninov

@Raymond
OK, mais arrête de tronquer la phrase. Mélodius parle de convention de langage. Donc il reconnaît l'existence du concept de marché. Pour être franc, je trouve aussi sa formulation malheureuse, mais si on veut débattre, faut aussi essayer de comprendre ce que l'autre veut dire.

Le marché c'est l'ensemble de ces vendeurs et acheteurs, potentiels ou réalisés. Le marché n'est pas un organisme, une entitée pensante, qui serait malfaisante ou bénéfique.

R.C. COEMANS

« Le marché n'est pas un organisme, une entité pensante, qui serait malfaisante ou bénéfique. »
Un marché, c’est quelque chose qui se pirate, se détourne, implose, génère des inégalités flagrantes, se laisse manipuler… Donc, oui, il y a moyen d’en faire quelque chose de très malfaisant/bénéfique (selon le côté du portefeuille duquel on se trouve). Peut-être pas une entité pensante mais un bon petit golem qui foutra ou non le bronx selon qui en tire les ficelles…

melodius

De fait, ma formulation était malheureuse; mais ce dont il s'agit, c'est donc bien de l'erreur de raisonnement consistant à personnaliser le marché, à en faire un genre de deus ex machina.

Quand on dit "le marché se défie de telle action", ça signifie que les propriétaires de cette action essayent de s'en débarrasser. Et tu as raison Raymond, un marché peut se manipuler, le grand spécialiste de cet exercice est l'état.

mailman

@Raymond:

C'est pas le marché qui force le surendettement, c'est plutôt le fait que les surendettés refusent considérer les conséquences de leur acte. "Bouhou, j'ai acheté une télé à 5000 euros alors que j'en gagne que 1200 par mois C'EST PAS JUSTE"... c'est faible comme argument.

C'est pas parce qu'on bien existe qu'il faut absolument qu'on l'achète: il ya aussi un choix à faire et l'on choisit en fonction de ses moyens. C'est juste la responsabilité de balancer ses revenus et ses dépenses. Non?

RC

Oui, bon. Autant faire boire du sang à des Témoins de Jéovah. C'est peut-être pas une si mauvaise idée d'arrêter le "grand débat"...

melodius

Certains n'apprendront jamais, en effet. Est-ce parce qu'il y a des gens qui se comportent comme des enfants qu'il faut que tout un chacun soit traité comme un gamin ?

ERRE

Et si on soldait tous nos hommes politiques ?

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