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16 juin 2006

Commentaires

cactus

Certains n'ont pas les capacités parce qu'en belgique, l'enseignement compte trop sur les parents pour structurer leurs enfants. Et ceux qui n'ont pas un environnement épanouissant se cassent les dents à l'école, alors que cette dernière devrait offrir une alternative au néant familial.

Et quand je parles de la réussite pour tous, je parle d'un tronc commun qui englobe des compétences (capacité à s'exprimer, esprît d'analyse, autonomie, ...) qui sont indispensable au bon développement de tout le monde. Mais aujourd'hui, des élèves et des adultes n'y ont pas eu accès.

Alain Destexhe

@Joel

Bien résumé, c'est ce que je pense : "le plus loin possible de ses capacités" ... on est souvent loin du compte et les épreuves externes ne peuvent qu'y contribuer.

wallagonie

En Finlande, uriner sur le bord de la route, dans la neige, est une contravention ! C'est en effet disgracieux et malpropre.
Il y a, bien évidemment, des toilettes un peu partout.
Je rapporte cette annecdote pour situer l'écart de civisme entre la Wallonie et ce qui se fait de mieux en la matière, en Europe.
? Raymond va trouver cela fou et me dire qu'il me p. dessus.

wallagonie

En Finlande, uriner sur le bord de la route, dans la neige, est une contravention ! C'est en effet disgracieux et malpropre.
Il y a, bien évidemment, des toilettes un peu partout.
Je rapporte cette annecdote pour situer l'écart de civisme entre la Wallonie et ce qui se fait de mieux en la matière, en Europe.
? Raymond va trouver cela fou et me dire qu'il me p. dessus.

Jean-Philippe

"Je soutiens Cosette sur son propos: "Enseigner "les bases" en primaire peut effectivement se faire encore avec une bonne craie, une feuille blanche + un crayon ET grâce à de BONS instituteurs. Cela aussi fait fonctionner l'IMAGINATION des petits, les aide à fixer des concepts fondamentaux, que ce soit en écriture, comme en calcul mental et d'autres matières."

Connaissez-vous l'émission "C'est pas sorcier" ? Réputée pour son caractère éducatif, il est très rare qu'elle fasse appel au tableau et à la craie. Naturellement, il est plus facile de rejeter ce que l'on ignore que de chercher "comment ça marche"

Pour ne donner qu'un exemple, un smartboard permet d'écrire comme sur un tableau, d'enregistrer ce qui a été écrit. De le faier revenir à volonté, de corriger, ajouter, effacer, de sufer sur Internet, de difuser une séquence vidéo, etc... Je suis certain que tout prof qui a eu l'occasion d'en manipuler un rêve de pouvoir l'utiliser pour sa classe (à moins d'être un socialo-rétrograde)

Je ne vois pas en quoi faire appel à la technologie brime l'imagination, au contraire, elle permet de ne devoir refaire les erreurs du passé et de s'appuyer sur les acquits pour progresser. C'est marrant, mais lorsque j'ai proposé le retour à la plaque de marbre, au marteau et au burin, personne n'a réagit.

Aujourd'hui enseigner à la craie, c'est s'assurer de fabriquer les chômeurs de demain. Même si cette technologie a servit durant vos études, elle est totalement dépassée aujourd'hui. Poursuivez dans ce sens et vosu accomplissez le souhait socialiste de misérabilisme assisté.

Un autre exemple: J'ai fait toute mes humanités avec une régle à calculer. Qui sait encore comment ça fonctionne aujourd'hui ? Pourtant, dans les années 60 à fin 70, la régle à calculer avec la table des logarithmes étaient les deux piliers du calcul. Pourquoi acceptez-vous de ne plus l'utiliser au profit de la calculette de poche, mais par romantisme désuet, voulez-vous maintenir la craie ? Votre raisonnement est totalement dépassé, mais vous croyez pouvoir l'imposer en jouant sur l'effet de masse. Ce n'est pas parce que vous êtes beaucoup à avoir tort que vous avez raison.

Puisque vous êtes si fort, essayez donc de dessiner une coube de Gauss exacte au tableau avec une craie. Ensuite, trouvez-moi, en moins de 5 minutes, armé de votre seule craie, qui était Johann Carl Friedrich Gauss. Si vous y arrivez, votre craie, je vous l'achète.

Pour les autres, cliquez ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Friedrich_Gauss

Bien sur, fort de leur certitude E.G. Simon, Cosette et quelques autres rétrogrades éviterons de cliquer sur ce lien, puisqu'avec une craie... on peut tout faire.

PS: Le langage X, c'était du Logo

Jean-Philippe

@Wallagonie,

Surtout que tu l'a posté deux fois :-)

Rudolf Menthol

@JP

Les profs pleurnichent en permanence sur le refinancement de l'école (et de leurs salaires). L'essentiel du budget de l'éducation est phagocyté par la masse salariale, le reste par l'entretient des infrastructures scolaires. La marge de manaoeuvre disponible pour dégager des moyens pour le pédagogique est quasiment nulle.

Je n'ai plus les références sous la main, mais j'ai lu une étude un jour montrant que le principal facteur de réussite pour les élèves du primaire et du secondaire est de très loin la qualité des enseignants, bien avant le nombre d'élèves par classe, le matériel didactique, ou l'environnement de travail (bâtiments scolaires). L'étude concluait (et ça ne fait pas plaisir aux profs, évidemment) qu'il valait mieux 40 élèves par classes avec un bon prof, que deux classes de 20 élèves avec des mauvais profs. Et donc, qu'il était de loin préférable de diminuer le nombre d'enseignants (pour dégager des moyens en récupérant la masse salariale correspondante) en s'assurant de ne garder que les meilleurs.

Si je fais le compte des profs que j'ai croisés dans le secondaire (une trentaine me semble être un bon ordre de grandeur), seuls trois d'entre-eux étaient exceptionnels (l'un à même changé ma vie: merci Monsieur Dumont), une demi douzaine était tout à fait potable, et le reste était franchement lamentable. J'était pourtant dans une école réputée bonne.

L'essentiel me semble-t-il est d'évaluer les enseignants (ce qui passe probablement par une évaluation des résultats de leurs élèves sur une période suffisamment longue pour lisser les effets du "bonne classe / mauvaise classe").

Pour ce qui est de l'utilisation du matériel moderne, bien sûr qu'idéalement on voudrait pouvoir le faire partout, mais dans l'ordre des priorités, et vu les budgets actuels, cela me semble terriblement utopique sans le recours à des solutions comme le sponsoring.

Moi, je ne suis pas contre à partir du moment où c'est bien encadré (pas d'intervention du sponsor sur les programmes scolaires ou sur le recrutement des enseignants, par exemple).

Ubu

Quelques exemples d'évaluations externes, puisqu'elles existent déjà au gré des zones académiques...

Evaluation de français en deuxième secondaire : trop facile, le plus souvent, et nourri de réponses uniformes donc contestables. Problème : pour "rationnaliser" l'évaluation, on passe au QCM étroit, comme s'il était impossible aux inspecteurs de concevoir une évaluation intelligente.
Evaluation de maths en deuxième secondaire : extrêmement complexe, au-delà des exigences du programme...

Evaluation externe en primaire : ne correspondait pas au programme de l'année en cours mais à celui de l'année suivante...

J'ai eu, personnellement, deux expériences de l'évaluation externe : l'une organisée par l'inspection, en collaboration avec le CAF, et l'autre par la Commission de pilotage. La première était très intéressante : à notre expérience de terrain, enfin partagée, le CAf répondait par des expériences pédagogiques nouvelles. La seconde se résume à peu de choses : on m'enoie une matrice d'évaluation pour critique, je réponds en critiquant ;) et depuis... rien. Je ne sais pas si cette fameuse cellule est l'un de ces départements de la CF qu'on nomme le cimetière des éléphants. En tout cas, c'est toujours elle que l'on nomme quand on envisage des réformes, et plus le CAF.

Parenthèse : j'ai été satisfait des formations du CAf, organisme public. Depuis la réforme des formations et son passage à de multiples ASBL, je me retrouve dans des formations qui ne correspondent pas à leur annonce, des formations ineptes ou des formations qui ne se donnent pas... Pendant ce temps, mes élèves sont dans la nature...

Je "pleurniche", en fait je râle, contre ce système qui se nourrit de ses inepties en les reproduisant, de manière à les faire passer pour une norme ;)

A bientôt.

wallagonie

@Rudolf
"L'étude concluait (et ça ne fait pas plaisir aux profs, évidemment) qu'il valait mieux 40 élèves par classes avec un bon prof, que deux classes de 20 élèves avec des mauvais profs." : Cela me semble exact, mais surtout dans les classes supérieures quand les élèves ont, en principe, acquis suffisamment d'autonomie. L'enseignant, se trouvant devant un groupe nécessairement plus anonyme, n'a pas de temps à perdre et ne peut tergiverser". D'où efficacité, paradoxalement (?) plus grande.
Je me demande si parfois nous ne nous sommes pas croisés.
Pourriez-vous me communiquer la deuxième lettre de la ville où vous vous trouviez dans le secondaire suivie de la dernière lettre du nom de son directeur/directrice ?
A mon adresse e mail.

E. G.  Simon

@ Jean-Phil:
Vous savez la sympathie de vues que je peux généralement partager avec vos opinions.
Mais sur vos propos d'hier (= miroir de ceux d'avril-mai, sur un sujet ressemblant) et avec votre dernier: ""Bien sur, fort de leur certitude E.G. Simon, Cosette et quelques autres rétrogrades éviterons de cliquer sur ce lien, puisqu'avec une craie... on peut tout faire.""
PS: Le langage X, c'était du Logo"

1) vous avez raison, c'était le langage LOGO (1983), tombé dans l'oubli... Mais qui - déjà à l'époque - avait le mérite de faire REFLECHIR mes enfants et qq. autres, après l'usage de la craie par leurs maîtres. Donc un petit "smartboard" avant la lettre, best product-mix !

2) sachez J-Ph. qu'en des collaborations industrie-universités (internationales), je participai dès 1975-76 à des études-développements CBT (Computer Based Training) augmentées par la suite de celles TeachWare divers... C'est dire si votre terme RETROGRADE est une indélicatesse à l'égard de plusieurs intervenants. N'étant PAS un enseignant de métier (même s'il m'arriva de le faire ensuite à des adultes... sur des thème de "Management"), nos équipes de développement étaient en butte à des résistances du milieu d'enseignants. Après mes prises de position impulsives (analogues aux vôtres, réflexe d'ingénieur/scientifique?), je finis toutefois par relativer mes jugements.

Par similitude, durant les années '90s, étant face aux instances des institutions de l'U.E. avec lesquelles des projets industriels de "traduction assistée" étaient en cours (à l'époque des 9 à 11 langues communautaires), un DG allemand (bon polyglotte et cultivé) me fit l'amicale leçon sur ce qu'il en est de passer un texte à travers SYSTRAN (traduction +- mécanique) et de passer le même texte au travers d'un "interface humain". J'abrège.

3) pour avoir aussi pratiqué la règle à calcul (et avoir oubliée au fond d'un tiroir, me manque son curseur...), encore joué avec spreasheet et tous les outils modernes informatisés, et avec la simulation de phénomènes (modélisation industrielle et financière), je reste toujours d'avis que la "VALEUR AJOUTEE" du BON enseignant v-à-v de ses collègues ordinaires fait la DIFFERENCE, avec ou sans l'amplification technologique! Ceci étant de la sphère "libre pensée" de chacun de nous tous. D'accord, ami J-Ph.?

Je retiens ici la dernière analyse pertinente de Rudolf Menthol, ex-NO.
Bon W-E.

Raymond Coemans

En 75-76, moi, je grattais tout le monde au Galaga et au Pong et je n'en tire aucune fierté particulière, MOI, MONSIEUR LA VIEILLE PEDANTE...

Rudolf Menthol

@Coemans

75-76 au Galaga ? Dans quel univers parallèle ?

Raymond Coemans

Hmmm...
C'est vrai que Galaga, c'est seulement 81...

OTAN pour moi, comme on dit chez Hamid Karzaï.

Jean-Philippe

@E.G. Simon,
Je ne voulais pas paraître indélicat, mais j'ai travvaillé pour les centres OSE (Ordinateurs aux Service de l'Education) une initiative du ministre Damseaux à l'époque. Une étude récente (en 1982) avait montré les limites du CBT. C'est à dire qu'utiliser des ordinateurs pour apprendre (c'est à dire tourner les pages d'un livre) sans l'apport d'un professeur était une hérésie.

La technologie ne doit être qu'un outil au service du professeur, rien de plus. Mais depuis les années 70 et 80, les progrès enregistrés sont tels qu'il serait regrettable de s'en passer. Pire, vu les exigeances de la société actuelle, c'est un crime qui ne peut être ignoré.

L'inconvénient d'un tableau à craie, c'est qu'une fois effacé c'est oublié. Un smart board, on peut rappeler le contenu d'un tableau pour le complèter ou le modifier ou pour rappeler aux élèves une règle sans devoir la réécrire. Souvent, les profs, fatigués de devoir réécrire 100 fois la même chose, rappelle une règle de manière verbale. Alors que l'impact visuel est beaucoup plus important pour les élèves. Et ceci n'est qu'un exemple.

Un autre, jusqu'à ce que j'y mette les pieds, pour moi, les USA, c'était une carte de géographie sur un mur. Aujourd'hui, il est possible d'en montrer plus.

Pour le reste, d'accord amis E.G.

Rudolph Menthol

http://www.lepan.be/?p=221#more-221

Rudolph Menthol

Pour ceux qui lisent l'Anglais, un article à lire absolument:

"Against school: How public education cripples our kids, and why."

http://www.wesjones.com/gatto1.htm

Cet article est écrit par John Taylor Gatto, prof de l'année à New York et enseignant pendant 30 ans.

Les observations qu'il y fait s'appliquent également par chez nous, même s'il n'y a évidemment pas grand rapport entre les systèmes éducatifs des deux côtés de l'Atlantique.

"Mass schooling of a compulsory nature really got its teeth into the United States between 1905 and 1915, though it was conceived of much earlier and pushed for throughout most of the nineteenth century. The reason given for this enormous upheaval of family life and cultural traditions was, roughly speaking, threefold:
1) To make good people.
2) To make good citizens.
3) To make each person his or her personal best.

These goals are still trotted out today on a regular basis, and most of us accept them in one form or another as a decent definition of public education's mission, however short schools actually fall in achieving them. But we are dead wrong. Compounding our error is the fact that the national literature holds numerous and surprisingly consistent statements of compulsory schooling's true purpose. We have, for example, the great H. L. Mencken, who wrote in The American Mercury for April 1924 that the aim of public education is not

to fill the young of the species with knowledge and awaken their intelligence. . . . Nothing could be further from the truth. The aim.. . is simply to reduce as many individuals as possible to the same safe level, to breed and train a standardized citizenry, to put down dissent and originality. That is its aim in the United States . . . and that is its aim everywhere else."

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