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09 juin 2006

Commentaires

Dan 3

Et comment expliquer à nos compatriotes Flamands qu'ils doivent être solidaires avec la Wallonie...

Laurent Marciac

Aidons les Africains directememt sans passer par les gouvernements.

Minarch

Dan, sauf que là, on parle pas de 0,7%!!

Pistache

Oui, Laurent, c'est ça, passons par les ONGs plutôt...

http://citoyendurable.blogspot.com/2006/06/tats-ong-et-carambouilles.html

(C'est un exemple parmis de nombreux autres, pour qui a vécu en Afrique...)

Bonte Emile

Quand on voit le peu de commentaires suscités par la "palabre" du jour, on comprend que cela ne sera pas facile à expliquer à nos contitoyens puisque cela n'interesse personne, pas même,"DAN" qui lui, met déjà la WALLONIE dans les pays en voie de développement.......
1- Il faut savoir que le KENYA n'est plus dans liste des pays "aidés" par la BELGIQUE.
2- Tous comptes faits, le KENYA est en paix "relative" depuis bien longtemps et c'est l'essentiel......
3- 0,7% n'est qu'une pieuse intention et on n'y sera sans doute et hélas jamais....
On est à moins de 0,5 %, y compris les nombreux voyages de nos représentants et tout ce qui est pris pour les problèmes des immigrés (renvois forcés et normaux des immigrés non en règle, etc....)
4- Ce qu'il faudrait éxpliquer à nos concitoyens c'est qu'il faudrait beaucoup plus que 0,7 % qu'il faudrait accorder à l'aide au développement si on ne veux pas que tout le tiers monde nous tombe dessus dans un avenir tres proche....
Et il faudrait bien évidemment mieux contrôler la destination des aides......
Enfin pour aller un peu dans le sens de DAN et en revenir à la BELGIQUE: Combien de mandataires, de ministres et (ministricules )pour notre miniscule pays qui lui n'a pourtant que 2 ethnies à "nourrir" ( + une troisème petite qq part perdue dans le nord -est de notre vaste territoire.)
Cependant il est vrai que les émoluments de ces messieurs interpellent, mais ce n'est pas l'essentiel, la mauuvaise gestion et les détournements sont bien plus graves.
(Plus grave qu'en WALLONIE même.......)
Pour terminer ,Cher ALAIN ,il nous semble que vous n'aimez plus l'Afrique comme par le passé.
A dimanche
Emile BONTE

E. G.  Simon

A.D.: "comment expliquer à nos citoyens qu'ils doivent aider l'Afrique lorsqu'on constate de telles pratiques?"

En pointant qq minutes vers le FactsBook KENYA (web CIA, update June 2006) à l'adresse http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/ke.html ; Ça donne en une lecture rapide:

KENYA : The regional hub for trade and finance in East Africa, Kenya has been hampered by corruption and by reliance upon several primary goods whose prices have remained low. .......
Sur 15x la Belgique, dont 8% de terres arables, vivent 34 miohab d'âge moyen 18 ans! et (estimations UNHCR) 235.000 réfugiés, avec 15% d'analphabètes, 6.7% de sidéens; ...

Un PIB/tête = 1,100 US$ avec 50% vivant sous le seuil de pauvreté! Et son inflation 2005 = 12 %.
Une dette publique = 68 % PIB soit environ 32,5 milliards d'Euros et un coût annuel en intérêts (à 3%?) de UN milliard de remboursements. Sans compter le remboursement en capital...

Dans cette république avec 224 élus (dont 12 auto-proclamés par le président) @ 120.000€/tête/an + 83 gouvernants @ 160.000€/tête/an ... Donc sauf erreurs de calcul, cela fait 40.000.000 €/an en salaires nets et avantages indirects insondables ... Sans compter une administration que l'on devinera certainement pléthorique!
Ces politiciens nationaux s'octroient donc à eux seuls approximativement 1/1000 de toute la richesse nationale et 4 % du montant des intérêts de remboursement de la dette. Rente d'élus.

Nous aussi ça nous coûte autant en Belgique, et plus même, mais avec un PIB 20 X supérieur!

*** Alors, en Occident, un grand nombre de gens s'interrogeront légitimement sur les raisons d'une incapacité des pays d'Afrique à maîtriser leur propre développement et les conditions élémentaires d'un bien-être des populations. Car en voici une démonstration (de plus) ...

*** Pendant ce temps, les organes ONU et UE jouent au seing des G8 G20 pour effacer la dette de ces pays meurtris, sur l'insistance des activistes d'ONG. C-à-d une saine mesure... s'il n'y avait ladite corruption et des prévarications variées. Une mesure qui risque une fois de plus d'apparaître pitoyable ou dérisoire, en dépit des "garanties de contrôle rigoureux" qu'affirment avoir mis en place les G-décideurs.

Simple constat citoyen: de nombreux pays africains, appauvris et meurtris par leur propres dirigeants, ces êtres cupides et leurs rivalités ethniques ancestrales. Ça fera plaisir à l'U.E.A. et à quelques centaines d'ONG. Mais qu'en verront réellement les gens du petit peuple et ces 50 % d'habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté? RE: guère, sinon rien!

"Respect de la culture et des traditions", voit-on clamer partout dans les gentils organes internationaux, l'Union Européenne en première ligne. Qu'est donc la culture de cet immense continent "pauvre Afrique" (qui regorge pourtant de superbes richesses naturelles)? Je ne peux croire que la corruption ait été la première vertu de leurs ancêtres. L'acquis pervers est donc plus récent. Et dire que certains milieux parlent d'une Afrique délaissée: des profiteurs, certainement?

Alexis de Tocqueville

Les exemples foisonnent comme le Nigéria qui a bénéficié en trente ans d'une manne pétrolière de plus de 300 milliards de dollars (à comparer avec les 13 milliards de dette annulée généreusement par l'Occident) et dont la population vit avec 1$ par jour. Dans certains pays africains, 80% des emplois dépendent de l'aide publique internationale. A noter toutefois la déclaration de Wolfowitz (Banque mondiale) : le privé ne peut s'occuper des infrastructures. Donc, que l'Europe construise des ponts et des routes voire des hôpitaux mais bâtissons un véritable secteur privé : un réseau de PME et permettons aux petits propriétaires d'emprunter sur leur maigre bien immobilier l'investissement nécessaire au démarrage d'un commerce. Les commerçants ambulants des favelas brésiliennes démontrent que l'esprit d'entreprendre sommeille en les plus pauvres d'entre nous.

Alain Destexhe

Emile : vous vous trompez, c'est exactememt le contraire, amicalement,

paul

Je me rappelle d'un bouquin, lu dans le temps sur la politique en Afrique: "L'état en Afrique - la politique du ventre" de JF Bayard.

Edifiant. Et désespérant.

L'auteur mettait par ex. en exergue un projet de constitution d'un pays africain, où il était dit en toute franchise et simplicité que le but de la politique est de procurer avantages, postes, prébendes à la famille, aux proches et aux clients des politiciens.

Ceci dit, au vu des scandales dans notre pays, je ne suis pas trop joyeux non plus.

Dan 3

Oui Monsieur Bonte, vous avez raison, mon commentaire aurait dû commenter directement le sujet principal du post d'aujourd'hui, et la substance de ma réponse peut laisser entendre que je ne m'interresse pas à cette question. Cependant, je voulais prendre le contre-pieds de l'affirmation implicitement formulée dans la question finale du post de M. Destexhe selon laquelle les pays en difficultés le sont de leur propre responsabilité et qu'il ne sert à rien de développer une coopération avec des états africains. Voilà, il ne s'agissait ni de nier la réalité de la corruption qui minne l'économie de pays pauvres, ni de démontrer un désintérêt pour l'Afrique. Quant au fait de comparer la Wallonie à un pays du Tiers-Monde...

Alain Destexhe

Bien sûr, il faut aider les Africains; mais il faut aussi que le continent s'aide lui-même et rompe avec un certain nombre de pratiques; sinon je crains un effet retour et un découragement des citoyens. Or, en démocratie, il me semble important qu'ils adhèrent aux dépenses qui sont faites avec leurs impôts.

D'où à mon avis, la nécessité de discuter en toute transparence des problèmes, sans masquer les responsabilités des pays africains dans les échecs du développement.

E. G. S.

Merci à A.D. pour cette confirmation donnée au "il faut aider", intelligemment.
+
Petit propos qui devrait faire plaisir à Mr Bonte ((12:57))

La presse (ici LLB), 9 juin 2006, p.21, "Croissance: le commerce mondial explose"... relate via le journaliste P.Lo une étude de l'IDD (= Institut pour un Développement Durable, j'imagine l'entité de l'UCL où s'agite notamment Philippe Defeyt d'Ecolo...).

Observation: Commerce mondial multiplié par 50 sur 50 ans (de 1950 à 2004).
Un boom qui reflète la couverture des besoins élémentaires de développement de populations dont beaucoup partaient d'un niveau de vie "miséreux". Soit - s'inquiètent IDD - le double de la croissance du PIB. Les combustibles et les produits agricoles suivent approximativement cette tendance lourde d'un facteur moitié (25x en 50 ans). N'ayant guère d'indications quant à leurs sources, on déduira facilement que l'expansion extérieure explose: des économies moins autarciques, décloisonnées, et c'est normal!

Conclusion hâtive de l'IDD : "On imagine sans peine l'impact d'une telle croissance sur le transport et donc sur les émissions de gaz à effet de serre, menacée par ailleurs par l'envol du pétrole". Faut-il logiquement comprendre que le développement ne sait se faire sans des consommation d'énergies, Ecolos si radins en cette matière? Un amalgame de conclusions qui ramène (un peu trop) aux sujets préférés d'Ecolo!

Regard sur la Géo-Economie: l'Europe demeure la principale puissance: 45 % des transactions. Les USA tombent à 9,2 % des exportations (mais 16,5 % importations), donc font vivre le monde extérieur! Notre petite Belgique: 3,5 % d'exportations mondiales pour ses 10 mio hab. Bravo ainsi à nos industries - dites capitalistes - au moins celles-ci ont des emplois pleinement justifiés!

DEMOGRAPHIE : l'IDD pointe pertinemment sur ce fléau pour tous pays sous-développés (dits émergents) leur démographie galopante! Ainsi l'Inde avec ses 1.100 mio hab. (mais c'est une démocratie, et non bananière), l'Afrique avec ses 900 mio hab, dont les exportations diminuent de 7 à 2,5% pour une population pourtant quadruplée sur ce laps de temps!!!

Au-delà d'un souci écologiste, je me permettrai de QUESTIONNER le fait suivant. Entre 1950-70, vinrent les décolonisations massives d'Afrique. Bravo l'accès à l'indépendance juridique et envolée de joie chez les droits-de-l'hommistes. Quel bilan après 40 ans d'absence des européens en Afrique: un carnage économique et humain. Malgré la venue d'un pétrole qui ne contribuait en rien à leur vie d'avant 1950 : Angola, Nigeria, Corne d'Afrique, etc...
Seule l'Afrique du Sud semble avoir intelligemment pris le virage.

Qu'en pensent ceux de vous qui connurent les deux époques, sans esprit d'apartheid?

Minarch

Rien n' est moins sûr pour l' AfS amha.
Ces 5 dernières années, on assiste aux effets pernicieux du black empowerment.
Je suis le cours de plusieurs minières en AfS et les conditions économiques d' exploitation sont de plus en plus difficiles.

Partant d' un bon principe le black empowerment ressemble de + en + à une gestion "à l' Africaine" des ressources naturelles, càd enrichissement personnel de qqs uns au détriment des mineurs.
Le tout sur fond de disputes claniques etc...

Situation très difficile à juger au vu du passé du pays mais si c' est pour retomber dans les mêmes travers que les autres pays...

Dan 3

Il faut bien sûr pouvoir imputer sans tabou aux différents acteurs (sans exception) de cette problématique les responsabilités qui leur reviennent.

E.G.S. semble oublier l'avantage qu'a procuré un Congo indépendant pour la Belgique. En effet, cette dernière est déliée de ces obligations disons sociales pour simplifier envers ce pays dont elle a abondamment profité (bien sûr, il y eu certaines conséquences positives de la colonisation, mais les démocrates respectueux des droits de l'homme et imperméable à l'ethnocentrisme que nous sommes ne peuvent qualifier cette démarche de bénéfique)tout en entretenant une relation privilégiée avec son ancienne colonie en terme de débouchés pour nos produits au travers d'une complaisance avec une dictature implacable.

Cosette

Je ne connais pas vraiment les problèmes du Kenya, mis à part le fait qu'on y organise des safaris et que d'un autre côté la sécheresse y crée de graves problèmes
Mais ce problème de démocratie en Afrique m'a rappelé un article paru dans la Libre du 15 mai dans la page OPINION?
Cet article concernait les élections au Congo et était signé par Albert Kisonga Mazakala, un ancien ambassadeur de la RDC.
Je l'avais gardé car il m'avait interpellé.
Voici deux extraits :
-"La mauvaise gouvernance et la corruption semblent plus tributaires de notre propre culture que des facteurs extérieurs, contrairement à ce que prétend un discours largement répendu."
- "Personne ne peut croire que les autocrates et prédateurs d'aujourd'hui se muent subitement en démocrates respectuseux des biens publics du seul fait des élections"
Je suppose que ce problème n'est pas particulier au Congo.......

E. G.  Simon

@ Dan3, après avoir lu vos trois interventions ...

sur AFRIQUE et CONGO (JE, n'étant ni ex-colonial, mais nombre d'amis d'études l'étaient):

Se plaindre des actes commis par qq-uns dans un Congo du 19 ou du début 20e est un peu caricatural. Les journalistes aiment le genre. La BBC - relayée par RTBS et ARTE - s'en sont chargées récemment à propos de Léopold (avec appui sur un scénariste British...). Heureusement qu'une expo à Tervueren était un rien plus scientifiques sur ces choses.

L'apport palpable de la Belgique à son ex-colonie pourrait se résumer à:
- organisation du Congo en un ETAT, ce qui a un peu fait place à des siècles de pratiques tribales et ethniques pas tjs humaines!
- installation d'une indéniable aide médico-sociale (lisez un peu, sinon autrement?)
- création d'un système d'éducation publique (par les missionnaires et par la BE)
- mise en exploitation de ressources inconnues des indigènes (au profit des blancs, avec des retombées sur les populations locales!)
- ...
- les "Boys" des années avant l'Indépendance étaient généralement bien traités par les blancs. Leur niveau de vie d'alors n'avaient aucune comparaison avec la misère structurelle qui a suivi l'exploitation du pays par des Lumumba, des Mobutu, et la clique des dirigeants congolais qui a littéralement pillé et dé-structuré le pays sur 40 ans qui suivirent (avec leur enrichissement personnel).

ALors, sur certains de vos propos ou thèses, on devrait peut-être reprendre qq vieux dictons. Sinon refaire une lecture dans un angle contrasté?

Dan 3

En quoi se plaindre des exactions du 19° et début 20° est-il caricatural? Cela fait partie de notre histoire, et mérite de l'intérêt. Que les Anglais ne soient pas les mieux placés pour nous juger certes, mais ces évènements doivent être investigués. D'ailleurs, je m'en suis tenu pour ma part à critiquer les circonstances de l'indépendance, ainsi que la complaisance envers le régime post-colonial. J'ai en outre reconnu d'emblée l'existence d'aspects positifs.

Jean-Philippe

@Dan 3,

"ces évènements doivent être investigués" Pourquoi ? Il reste encore des acteurs ou des victimes en vie ? Avant de donner des leçons que les Anglais vident leur tasse de thé, ils y trouveront de quoi investiguer pour des décénies aussi bien en Inde qu'en Afrique. Le reportage mentionné par E.G.Simon est la preuve qu'il est plus facile d'aller voir ailleurs. Il est vrai que depuis que le Congo a retrouvé son indépendance, tout va mieux de ce pays. A lire un article récent du Time Magazine, c'est le paradis sur terre. N'oublions pas un détail: Historiquement, les terres d'afrique centrale servaient de réserve au "recrutement" d'esclaves pour aller travailler dans les champs de coton de Louisiane et des autres états du sud des USA. Ce commerce était organisé par les arabes(avec la complicité des anglais - voir le film "Amistad") La première mission de la Belgique au Congo a été de mettre fin à ce genre de pratiques.

Pour être "colonial" au début du 19ème sciècle et même encore au début du 20ème, il fallait avoir "tout perdu" (ou être missionnaire). De ce fait, les Belges qui ont tenté l'aventure n'avaient rien d'enfants de choeur. Cessons de juger au XXIème sciècle des évenements qui se sont déroulés dans un contexte totalement différent. C'est comme si on allait reprocher aux égyptiens d'aujourd'hui la fuite des juifs du temps de Moïse.

Dan 3

Car la qualité de notre régime démocratique en dépend. Pour un pays si jeune, qui a voulu se doter de la compétence universelle, il s'agit d'une question de crédibilité. D'autre part, cette aventure coloniale a créé un lien particulier avec notre ancienne colonie, autant que ce lien soit le plus sain possible.

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