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06 mai 2006

Commentaires

Rudolph Menthol

alex (est-ce le même alex -avec un a mininuscule- qui poste de temps à autre ici ?) a écrit une réaction remarquable à ce sujet sur le forum de La Libre.

Qu'il me pardonne d'en faire un copier/coller ici mais le second paragraphe en particulier me semble répondre directement à cet "argument" de l'ultra-libéralisme (existe-t-il d'ailleurs dans l'esprit de Monsieur Mordant un libéralisme qui ne soit pas "ultra" ou "néo" ?) responsable de la mort de Joe :

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"Quelques considérations sans importance. (Inutile de gueuler.)

- Force morale étonnante des parents de Joe. Comment font-ils pour ne pas hurler, garder ce calme étonnant. Cela me fait penser, j’ai presque honte de citer le nom de cet artiste out artiste out et dispensable dans pas mal de registres (les vélos, les gros pulls qui fouettent et la poésie terroir et tralala), mais Julos Beaucarne avait écrit après l’assassinat de sa femme une lettre belle aux larmes qui m’avait drôlement troublé. Recommandé.

- Le libéralisme. Unanime accusation de cette gorgone qu’est le libéralisme (AKA « ultralibéralisme » ou « neoliberalisme ») de la part des habituels penseurs « sociaux » et de leurs thuriféraires. Ah, le libéralisme : un gosse se fait tuer dans une gare, c’est le libéralisme. J’ai un peu l’impression qu’il y a un certain manque de réflexion dans cette affirmation, et beaucoup d’obsession monomaniaque : ma note de téléphone est trop chère, c’est le libéralisme. L’avion est en retard, c’est le libéralisme. Je me suis coupé en pelant les patates, le libéralisme, la tartine tombe du côté de la confiture, le libéralisme… Mais quelle est la conséquence de cette accusation, que veut-on ? Moi aussi, ej me vautre dans le simplisme : plus d’état ! Aïe ! L’étatisme ? Mais l’étatisme, sous deux formes perverties de socialisme, le communisme et le nazisme, a fait plus de morts que toutes les autres idéologies et religions ensemble ? Il faut le dire haut et fort : TOUT, dans ce crime, dans son communautarisme suppurant (j’y reviens plus bas), est opposé aux valeurs libérales, notamment celles d’égalité et de respect de l’individu, notamment en terme de respect de la loi (rule of law) qu’elles professent.

- Les flics. Efficacité de la police forçant le respect ? Voire. Petits exemples entre autres : il y a un monde fou dans ma rue, je rentre tard, je me gare au coin, crac, 60 €. Le w-e, je décharge des brols, deux roues à cheval sur le trottoir, crac, 160 € (le pv précise que je n’ai pas abîmé le trottoir en me garant à cheval ; curieuse précision : je ne me déplace pas en char léopard, le jour ou les roues de ma bagnole seront à même d’entamer la pierre bleue du trottoir, les lois de la physique auront changé. Ce jour-là, même ces andouilles auront été prévenues…), ainsi de suite. Un pote vient à la maison. On brise la vitre de sa bagnole, il va au commissariat du coin, « on ne sait rien faire ». J’ai des voisins turbulents. Ils vivent la nuit, je peux demander, redemander, insister, toutes les nuits c’est la même chose. Un de mes voisins va au commissariat : « on ne sait rien faire ». Exemples comme ceux-là à la pelle. Bref : les « hors-la-loi » les méprisent car ils ne font rien, les honnêtes gens aussi, car ils ne font rien non plus, sauf les emmerder. C’est triste à dire, mais je vis avec la police de ma commune, urbaine, comme on vit avec des racketteurs de magasins quartier : parfois ils passent, on leur paye leur écot, et ils vous foutent la paix un moment. Au moins les mafias qui rackettent offrent-elle une certaine « protection ». Les flics même pas.

- La magistrature et mai 68. La sociologie et cette branche particulière qu’est la criminologie sont qualifiées de « sciences » sans doute parce qu’elles ont recours à la statistique. Au-delà de cela, cette appellation me semble terriblement usurpée, aussi comique que lorsque l’on range le droit dans la branche des « sciences humaines ». Il ne faut pas se leurrer : sociologie et criminologie sont soumises aux modes et courants de pensée comme le sont les courants artistiques. Et si la réflexion allant dans le sens de la réinsertion plutôt que le tout à la répression est sans doute louable, nous arrivons à un point ou il faut se demander si l’on n’a pas été un poil trop loin dans le sens de la compréhension et de la permissivité. Cela, aussi, n’a rien à voir avec le libéralisme... Mais il y a loin de la coupe aux lèvres : toute la génération actuelle en place à la magistrature est directement influencée par ce courant de pensée permissif post 68ard. Ainsi, par exemple, dans un débat récent sur les chauffards, j’entendais un juge de police expliquer qu’il n’était pas là pour « punir » mais pour « raccomoder », et d’en aller de considération sur le chauffard (celui en question, alcoolique et récidiviste ( !), roulait à nouveau et avait été condamné avec sursis), lui aussi une « victime » selon le magistrat, en considérations proprement scandaleuses sur le père de l’enfant victime, demandant une juste punition, comme s’il demandait la ré-instauration de la peine de mort. A vomir. Tout comme ce gosse qui avait tué à coups de barres de fer un gars et qui est sorti avec une réprimande du juge. Ces magistrats sont la plaie de leur fonction, ils sapent la crédibilité de leur profession et la confiance du citoyen en la justice.

- Le racisme. Débats intense sur le physique agresseurs. Manifestement, il ne s’agit pas de deux suédois, dont les derniers méfaits connus sur notre territoire remontent aux invasions normandes. Personne ne veut qu’une nationalité/religion soit stigmatisée. Bien. Que l’on ne considère pas que les musulmans, les arabes, les norvégiens ou les schtroumfs soient génétiquement disposés au crime est une chose. Mais cela ne nous épargnera pas un débat utile, que Finkielkraut (crucifié pour l’occasion) avait déjà mentionné à l’occasion des émeutes en France : pourquoi toujours les mêmes ? Pourquoi sont-ils sur-représentés dans les prisons (d’abord, le sont-ils vraiment ?), pourquoi, au contraire des italiens, des vietnamiens, des polonais, peinent-ils à s’intégrer ? Pourquoi ne veulent-ils pas s’intégrer ? Débat aussi en ce qui concerne la victime : je lis des voix s’élevant, déclarant que si la victime n’avait pas été belge et les assassins de type disons non-danois il n’y aurait jamais eu de marche. C’est oublier un peu vite le cirque récupération qui avait suivit le meurtre d’une famille immigrée par un vieux devenu fou, sous prétexte que le meurtre était raciste. (Or, ce vieux avait été déclaré fou, donc non responsable pénalement).

- Le communautarisme. Des faciès reconnaissables pour les proches et les familles. Et pourtant, aucune information. Sont-ils couverts par leurs proches et leurs familles ? Par une frange de leur communauté ? Que penser de l’attitude ambiguë de l’exécutif des musulmans de Belgique ? Va-t-on avoir encore droit au discours de victimisation des meurtriers? On peut le craindre, le premier communiqué des parents de Joe précisait que leur fils n’avait pas tenu de propos provocateurs ou racistes à l’égard de ses agresseurs. Ah bon ? Et si cela avait été le cas, il l’aurait mérité ?

- Le balancier. De la tolérance absolue, on va passer au tout à la répression, et ce mouvement est inéluctable : les enfants-rois de mai 68 auxquels on n’a rien refusé ne supporteront pas que leurs successeurs leur refusent quoique ce soit. On l’a déjà vu avec les grèves contre la réforme des prépensions : après-moi, les mouches. Ici, après des années d’angélisme, ils mettront en place des structures pour contrôler les déviants parce qu’eux aussi commencent à en avoir marre. Par ailleurs, la société vieilli, elle tend à s’embourgeoiser, à s’asseoir sur ses droits acquis et à les protéger. Vous pensez que l’on vit un enfer libéral, là ? Attendez ce qui va suivre, vous m’en direz des nouvelles…"
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Rudolph Menthol

Je précise que le message précédant a été écrit avant que l'on ne sache que les agresseurs étaient Polonais.

Prométhée

N'est-ce pas tout simplement la matérialisation du point Godwin, au travers de ces deux citations ? Déjà, il faudrait que ceux qui emploient le terme "ultra-libéralisme" puissent le définir conceptuellement (?!!?) et à en identifier les hérauts en Belgique. Mais comme de toute manière le public-cible n'a pas pour habitude de réfléchir au-delà des slogans (creux), c'est tout béni pour resserer les rangs devant l'ennemi invisible...

Alex

Il y a 2 Alex, un avec majuscule l'autre sans ;-)

Plus sérieusement, ce qui me trouble fortement est le manque complet d'analyse des médias lorsque l'on dénonce le libéralisme, sauf quand c'est pour dénoncer. Les syndicalistes envahissent la RTBF dans des heures de grandes écoutent genre "Face à l'info" sur la Première et deversent leur vitriol sur ce "néo-libéralisme" qui détruit tout.

Personne ne réagit.

J'ai été il y a qqs mois à un débat des jeunes csc et je pose la question à une demoiselle: "Vous faites grève contre les patrons, les américains, le pétrole, la menace de vos droits acquis, etc. Mais pourquoi ne vous voit-on jamais défiler lors de scanadales genre carolo contre le gaspillage des impôts, la main-mise d'un parti sur la vie des gens?"

La réponse a été très vague et passablement embêtée, mais quand il s'agissait de dénoncer le libéralisme, la ça y allait.

Egalement, pourquoi des personnages publics du MR laissent-ils dire celà? A part MR. Destexhe qui clame publiquement que le mal wallon est la culture PS, personne d'autre ose s'y coller.

Prométhée

"pourquoi des personnages publics du MR laissent-ils dire celà?"

C'est la question que se pose tout militant ou sympathisant, fatigué de ce complexe identitaire qui fait que l'on préfère se désavouer pour le pouvoir, que de revendiquer des idées fermes dans l'opposition.

Hélas, il n'y a plus de lignes conductrices dans la fédération du MR mais bien du "bricolage", de la "politique de petits notables" qui tentent vainement de garder leurs maroquins face au rouleau compresseur socialiste. Comme le rappelait un intervenant les jours précédents, il suffit de croiser des "JR" et de leur tenir un discours libéral, pour comprendre qu'à l'intérieur même de l'édifice, la partie est loin d'être gagnée.

Enfin, s'assumer d'un point de vue des idées, cela passe aussi par la modernisation d'un parti. Sur ce dernier point, c'est la buse et l'intégrale en seconde session!

Pourquoi faut-il "parquer" les femmes dans une association et ne pas laisser place au mérite individuel ? Pourquoi faut-il limiter les allochtones prometteurs dans des communes à forte concentration immigrée et ne pas leur donner leurs chances ailleurs ? Autant de questions qui restent sans réponse au cimetière des vieux dinosaures...

PVB

"il suffit de croiser des "JR" et de leur tenir un discours libéral, pour comprendre qu'à l'intérieur même de l'édifice, la partie est loin d'être gagnée."

D'abord, on dit des "Jeunes MR" cette semaine (vu que ça a pas mal changé d'appellation ;-) )

Plus sérieusement, c'est vrai que le courant libéral est trop caché au sein du MR. Seul son côté anti-rage taxatoire est visible. Le propos n'est sans doute pas assez porteur électoralement.

Promethee

Merci pour la correction :)

En parlant des jeunes pouces qui collent des affiches en espérant monter un jour en cabinet, je suis toujours étonné de constater combien la plupart d'entre-eux sont déjà vieux avant l'âge, bien plus "conservateurs", "petits notables" que véritablement de tradition libérale et réformiste.

C'est encore pire en termes de signal auprès de la jeunesse. A-t-on envie de voter MR à 18 ans, sur la base d'un programme axé sur la réforme fiscale ? Sur la réforme du statut des indépendants ? Sur l'étendue des frontières de Bruxelles à Rhodes Saint Genèse ? Ce vieux disque fatigue déjà les convaincus qui s'étonnent de l'absence de nouveaux projets d'avenir, mais alors les jeunes qui subissent déjà le "brainwashing" d'une certaine bien-pensance, n'en parlons même pas, c'est Waterloo...l'autre, 1815...

Ne peut-on pas être moderne sans tomber dans le piège du marketing jeuniste, aussi mal ficelé que grossier ?

wallagonie

A quand remonte la dernière grande marche des syndicats pour réclamer de l'emploi ?
Je dis bien de l'emploi et pas une sauvegarde de droits de ceux qui travaillent.

E.G  Simon

Il serait vraiment intéressant qu'un sociologue universitaire "assez intègre" OSE se lancer dans l'étude d'un bilan syndical belge sur les 45 ans écoulés (entre 1961 et 2005).

On verrait alors se dégager plus clairement l'image d'un virage vers l'ULTRA-SYNDICALISME, avec des liens inconscients vers la confrérie C.G.T. française façon Gaston Marchais & dignes successeurs! Car qu'est-ce qui rapproche ainsi les Georges Debunne, ......, Mordant, Damilot et consorts, au-delà des faits et des époques qui changent si radicalement? RE: la démagogie et l'exploitation d'affiliés de base en esprit d'insécurité mais mal éclairés par leurs meneurs...

1) Etude, avec des chiffres et leurs inclinations comparées, SVP. Tiens, pourquoi le C.R.I.S.P. (niché à l'ULB) n'a-t-il jamais abordé la chose? Il s'était pourtant mêlé de jouer l'introspection dans la vie et les structures des entreprises. Deux poids deux mesures, ou manque d'intégrité scientifique? Peut-être leur avait-on coupé les fonds pour lancer la chose...

2) Etude sur les liens étroits entretenus avec les partis de même obédience et les réseaux des "piliers sociaux ", où se croisent ces flux d'un argent public déversé dans les arcanes sans statut juridique clair, donc bien peu contrôlable! P.ex. pourquoi sont-ce lesdits syndicaux qui doivent "superviser" les allocataires - bénéficiaires des €€€ du chômage? Et dans un Etat de droit, pourquoi se sont-ils gardés d'acquérir un statut juridique formel?

3) La CES (confédération européenne des syndicats) joue un jeu-relais imparable v-à-v des débats avec les instances de l'U.E., particulièrement au P.E. La représentation des interlocuteurs sociaux qu'ils disent. OK. Mais sont-ils assez neutres dans leur logique ou aussi pire que les gros-capitalistes-ultra qu'ils taxeraient l'UNICE d'être?

4) Sachant que ces ultra-syndicaux là ont remplacé les "dégâts matériels et collatéraux" de deux vilaines guerres antérieures par la pratique d'une "doctrine du conflit permanent" sur nos sites du travail au quotidien, on devrait maintenant pouvoir évaluer ce qu'ils ont contribué à "faire rater" au développement socio-économique de nos Wallonie-Belgique? Ça leur a surtout pris lors des exploits, tels la "grande grève de 1960-61", où ces socialos PSB-FGTB débarqués du gouvernement de 1958 d'Achille Van Acker ont été remplacés par une coalition chrétienne-libérale du père G. Eyskens. C'était alors les débuts des Trente Glorieuses. Après, et pendant 40-45 ans, ces P.S. et FGTB - là n'ont eu de cesse de vouloir "gérer" à leur façon, avec quels résultats désastreux au bilan de 200x? Chiffres, SVP.

Rassurons-nous (ou plutôt inquiétons-nous), car AUCUN de ces experts en sciences socialo-humaines n'est prêt à entreprendre l'acte courageux d'une telle étude. Pour la bonne et simple raison que les choix précoces qui les ont portés vers cette discipline sont déjà marqués par une forme d'a priori en politique. J'en ai affronté qq. spécimens dans divers colloques relatifs à la Gestion des Ressources Humaines!

Alors, Mmes et Mrs, vous verra-t-on sortir du lot des faiseurs de statistiques et d'enquêtes "sciences du travail" diversement interprétables? Un "bilan rouge" devraient pouvoir éclairer quelques-uns de nos jeunes générations, peu avertis et encore en formation, sans devoir leur infliger de distorsions mentales! Mais ceci, vous n'y tenez pas vraiment. Mieux vaut les former via la pensée immuable de l'Institut Emile Vandervelde ou via les "services d'étude" de la FGTB-SETCA, voire maintenant à la CSC-aile dure?
Dire que les mêmes hurlent au respect de la démocratie...

alex

Hé, c'était bien moi!

Je fais suivre la petite note pour les droits d'auteurs :-)

Bon, les paragraphes concernant les polonais ne sont plus vraiment d'actualité, et il est à craindre que ce précédent soit agité comme épouvantail par les défenseurs de la multiculturalité-à-tout-prix (lire, liberticide)...

SFo

"L'ultra-libéralisme, c'est le début du fascisme"

Je n'ai pas souvenir d'un quelconque parti "National-libéral". Par contre il y a bien eu un "National-socialiste" de triste mémoire.

Nos amis les tenants de la décroissance (déjà rien que le terme...) sont rapides à tirer des conclusions. Il sont aussi prompts à actionner la pompe de la 'redistribution' des richesses, pour autant que lesdites redistribuées richesses ne soient pas les leurs.

Lucilio

Après les dix points du Manifeste communiste de Marx, considérons ce que défendait un socialiste allemand dans les années '20 :

"- Nous exigeons que le gouvernement se consacre avant tout à son obligation d'offrir aux citoyens les opportunités adéquates pour l'emploi et pour gagner leur vie ;
- Il ne sera pas permis que les activités des individus choquent avec celles de la communauté, au contraire, elles devront être confinées et consacrées au bien de tous ;
- Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises qui auront été concentrées (en trust) ;
- Nous exigeons que l'État partage les bénéfices de grandes entreprises ;
- Nous exigeons que la provision pour les plus âgés augmentent à une échelle supérieure ;
- Nous exigeons la réforme de la terre... ; l'approbation d'une loi de confiscation de la terre à des fins communales ; l'abolition de l'intérêt sur les hypothèques et l'interdiction de la spéculation sur la terre ;
- Nous exigeons une réforme agraire... ; la promulgation d'une loi d'expropriation sans compensation des propriétaires de n'importe quelle terre qui pourrait être requise pour les intérêts nationaux ; l'abolition du loyer de la terre... ;
- L'État organisera de manière adéquate le système culturel... la conception de l'idée de l'État (la science de la citoyenneté) sera enseignée dans les écoles dès le début ; nous exigeons que les enfants... soient éduqués à la charge de l'État ;
- C'est le devoir de l'État d'aider à élever l'état moyen de santé de la nation en fournissant des centre publics de maternité, en interdisant le travail infantile..."

De qui était ce programme, parfait résumé de la voie vers le socialisme, qui semble avoir inspiré par mal d'hommes politiques de Pol Pot à Castro en passant par Allende et Daniel Ortega : Adolf Hitler (programme en 25 points du Parti Allemand National Socialiste des Travailleurs, 24 février 1920) !

Quant aux autres fascistes, Mussolini lui-même affirmait : "L'État n'est pas seulement le présent, mais le passé et, surtout, le futur. C'est l'État qui, transcendant les étroites limites des vies individuelles, donne corps à la conscience nationale". Le néo-nazi Gaston-Armand Amaudruz proposait : "Une unité politique européenne, dotée d'un régime de justice sociale [...], un objectif distant du présent chaos et que beaucoup considèrent impossible". Le Manifeste de Malmö, fruit d'une espèce d'Internationale Fasciste d'après-guerre, exigea les réformes économiques suivantes : "Prix et salaires contrôlés par l'Empire Européen ; régulation de la vie sociale et économique au moyen des organes de l'État Corporatif ; l'objectif de la Révolution Européenne sera la régénération spirituelle de l'homme, de la société, de l'État". De son côté, le Parti National britannique, d'orientation fasciste et néo-nazie, comprend dans son programme électoral les points suivants : "Contrôle de l'industrie britannique et de ses ressources ; système financier sain qui dote les gens d'un pouvoir acquisitif nécessaire pour acheter les biens qu'ils produisent ; un milieu sain pour des gens sains".

Comme nous le voyons, les prétentions constructivistes du fascisme et du socialisme sont identiques. Ingénierie sociale au service du parti dominant. Attaque directe à la liberté de l'individu, imposition de conduite, de modèles, de principes moraux. Interventionnisme dans la vie d'autrui depuis les centres de pouvoir coactifs, dans ce cas, depuis l'État comme summum de cette concentration de pouvoir. C'est ce qu'exposait clairement le fasciste français Jacques Doriot : "Si nous avions un État capable de mener cette récupération, celui-ci serait suffisamment grand pour réorganiser la France et l'empire. Il pourrait restructurer l'économie française en créant des organisations professionnelles qui régleraient les problèmes de production et les relations entre les divers éléments impliqués dans la production [...] Nous sommes destinés à recevoir les anciens communistes [!]"

Difficile de rencontrer des similitudes aussi grandes. Le socialisme, tout au long du 20esiècle a démontré sa fraternité avec le fascisme. C'est pourquoi, en paraphrasant, les libéraux peuvent, doivent dire : Une autre Europe est possible. D'autres politiques que celles de la gauche sont possibles. Cela fait un siècle que nous somme écrasées par elles. Cent millions de morts en témoignent.

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