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01 avril 2006

Commentaires

E.G. Simon

Rétroactes. Dans des temps heureusement révolus en Occident, le peuple crevait à la tâche sa vie durant, l'homme comme labeur-chasseur ou la femme en tant que reproductrice-ménagère, sans qu'ils n'aient guère d'espoirs de se détacher de cette condition primaire qui en fit tant souffrir (lire des textes anciens d'histoire régionale). Pourtant chacun d'eux aspirait à un peu de répit. Ce qui peut expliquer le sens de la "fête" pratiquée, de la "joie" exaltée en toute époque, des gestes à peine atténués lors des faits de guerre qui ravageaient régulièrement nos contrées.

Epoques de haute inculture (si l'on excepte les 10 à 15 % de lettrés sous l'ancien-régime?). Taux de 50% d'analphabètes encore avant notre Belgique de 1830 ! Le seul outil de culture d'alors = l'image-métaphore seul moyen d'éduquer les masses à une pratique et une subordination aux cycles religieux, couplés souvent aux cycles saisonniers.

Avec le 20e siècle, nous avons gagné: un bon niveau de vie moyen, un confort acceptable, un job pour le plus grand nombre, la semaine de 39h (35h chez ces français qui hurlent contre le CPE), plus le droit de vote ... Et une démocratie ouverte plus des législations permissives (je ne parlerai pas ici de la qualité de leur fonctionnement). Somme toute un bilan très honorable, même si des grincheux trouveront à dire qu'il y a encore des "manques". Rien n'est parfait.

Il y a peu, je remettais la main sur le Marabout université "L'an 2000" publié par les "futurologues" H. Kahn et A. Wiener de Hudson Institute (USA 1967, 1972 en français): 520 pages de réflexions sur l'ère post-industrielle (un terme déjà vieilli). Question existentielle: où va le monde? Plusieurs références y étaient faites sur la "Culture", à la veille d'une époque qui allait nous révéler l'explosion hippies et l'esprit Mai '68 acheté par les masses européennes.

L'amorce de réflexion lancée ce W-E va me porter à un questionnement sur ""Culture ... versus Divertissement"" avec l'envie d'aussi savoir ce qu'en pensent d'autres. D'où un bref saut vers le Petit Robert (Ed. 1987) sur les deux mots-clés, avant d'exprimer qq. opinions plus personnelles.

Culture: "Développement de certaines facultés de l'esprit par des exercices intellectuels appropriés". Par extension: "Ensemble des connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement". => voici une suggestion d'EFFORT y lié ...

Divertissement: "Occupation qui détourne l'homme de penser aux problèmes essentiels qui devraient le préoccuper". Mais également: "Action de divertir, de se divertir, ... et clés : plaisir, passe-temps."

Dans un cadre 21e naissant, loin des siècles révolus, la société post-industrielle des futurologues a cédé le pas à l'omniprésente "société des LOISIRS". La civilisation des "images": celles véhiculées par l'abondance de la publication-type B.D. pour une grosse part substitut au texte écrit (trop laborieux à lire). Remarquez la sous-jactance commerciale qu'elle induit (cfr. Les disputes de Dargaux c/ Dupuis & Co). Images encore de nos chers T.V. du matin-midi-soir-nuit, pour des êtres largement en recherche d'obésité ajoutée. Images de la presse-people pour ceux qui n'auraient pas suivi le dernier drame de la Star-Academy & ses message analogues. Un bon peuple du 21e, nourri jusqu'à la nausée de ce qui excite la curiosité, sans guère laisser de temps au sens critique pourtant défini sous l'intitulé "Culture".

Donc nous tendons à confondre - massivement - la "culture" de tradition (laissons cela à des lettrés?) au profit du "divertissement de base"! D'où ces fréquentes confusion de genre? Ainsi à Bruxelles ou en C.F., comme d'ailleurs partout en notre Europe dite "multiculturelle", les seuls animateurs du show-biz ( €, €€, €€€, €€€€, mio €€€€€ ) nous servent en guise de culture: le genre afro-latino ('90s), devenu Techno-Rap &Co (200x) au profit de ... qui?

L'ensemble est d'ailleurs soutenu avec des budgets culturels saupoudrés par certains "politiciens" forts compréhensifs à l'égard du besoin de "distraire leur bon peuple". Pour moi qui n'ait pas fait d'études latines, on m'apprend qu'au temps des arènes il fallait déjà savoir offrir des jeux, du vin (sinon du sang), afin de calmer les foules qui auraient sinon eu le temps de penser!

Question à cette heure : la culture fut-elle de tous temps en combat avec le divertissement basique ? Des philos - sociolos - humanos - gauchos - anarchos vont-ils rebondir sur ces propos trop étroits?

Cher Sénateur:
Pour moi qui vous sais homme de conscience, je vous retourne la question sur fond de votre "Ouvrons les yeux : le but ultime d'une société ...".
Estimez-vous que les fonds publics alloués à des thèmes "culture des masses" le sont dans le sens profond du terme, ou seraient assez régulièrement détournés du but élevé "l'artiste a un rôle vital : celui d'aiguillon dans la société", tel que vous nous le citiez d'entrée de jeu?

Philippe S.

Ce genre de discours fait froid dans le dos. Sait-on qui a commis ce texte ?

Paul

C'est pas vrai, mais c'est pas vrai !

"le but ultime d’une société n’est pas l’économie. Ni le bien-être. Ni même la paix. Mais bien la culture, au sens large"

Quelle ânerie! Pour qui ce type se prend-il, pour oser dire quel doit être le but de notre activité. Faut-il qu'ils lui fassent envie, les sous gagnés par les autres. Pourquoi une société dervait-elle avoir un but d'ailleurs? Et qui le définira? Et en fonction de quels critères? Je ne suis pas disposé à laisser à qui que ce soit le droit de me dire pourquoi je travaille, écris, ou n'imprte quoi d'autre.

Et c'est quoi d'ailleurs, sa définition de la culture? Et de quel droit voudrait-il me l'imposer?

A nouveau, les "artistes" auto-proclamés ont pour principal objectif de se mettre au service du pouvoir - quitte à s'imaginer que c'est eux qui l'inspirent - pour après venir se plaindre de lui être asservis. Et d'une manière autrement brutale que par le "commerce".

Si notre argent vous attire autant, mesdames et messieurs, commencez par faire des oeuvres qui nous intéressent. Et gardez votre mépris quand elles ne nous intéressent pas!

E.G. Simon

En une lecture rapide, le download (.pdf) de L'EPOUVANTAIL du n°1 janv. 2006 ... me fait surtout apparaître cette revue comme un canal de "lobbying" en faveur des professions ARTistes du cinéma BE.

Un point de la chose vers les professionnels? Probablement, mais autant vers des instances où règnent les acteurs-décideurs des "Etats généraux de la culture" (le duo P.S. Di Rupo-Mme Laanan , en 2005). Etats généraux qui nous avaient été commentés par la presse écrite (des critiques à l'égard de leur pertinence, car possible re-do d'initiatives antérieures?). Instances auprès desquelles les ARTistes se plaignent de n'avoir pas été assez entendus ... en terme de déversoir de dotations assez substantielles, de formules juridiques satisfaisantes (au -delà d'un Tax Shelter & Co) pour obtenir le plein soutien à leur cause ...

On y parle aussi longuement d'un rôle accentué de la RTBS de "service public", etc. Et pouvons y lire (... courts extraits des appels appuyés vers nos huiles de la politique wallo-CF ...) :

""Et n'est-ce pas de ce socle dont nous manquons cruellement pour protéger l'acte artistique du rouleau compresseur de la culture formatée et marchandisée ? ....
Ce premier numéro de «L'épouvantail » n'a d'autre ambition - dans un premier temps - que de constituer le rappel des conditions générales dans lesquelles la profession se débat; notre réalité au quotidien dans toute sa complexité. En espérant que les quelques articles qui suivent provoquent le débat et permettent – enfin – la prise de décisions ambitieuses garantissant la pérennité de notre cinéma..C.R.
... Suivent aussi ..... DEUX PROPOSITIONS CONCRÈTES
Obligations de la RTBF en partenariat de coproduction
Face à l 'évolution de la production dans toute l'Europe, la RTBF ne peut plus rester en arrière. ...

« Le Fonds Laanan » de la Communauté française de Belgique....
A l 'instar du succès culturel et économique du fonds spécial de la Communauté française de Belgique, communément appelé « Fonds Di Rupo », l 'ARPF-Doc préconise la création d 'un nouveau fonds spécial de la C.F. ...""

Comité de rédaction: .......
Editeur responsable: Patrick Quinet, rue Villain XIIII 53-55 bte 8 -1000 Bruxelles
= = =
Voici de quoi vaguement nous situer la portée des messages de l'ART.

kette

"le but ultime d’une société n’est pas l’économie. Ni le bien-être. Ni même la paix. Mais bien la culture, au sens large."

Waouw, on peut dire que ca tombe à point après la déclaration du curée en chef Benoît 1er du Vatican !!

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