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21 avril 2006

Commentaires

Lucilio

L'ONU ! Entre l'inefficacité criminelle, la gabegie éhonté et la corruption la plus sordide...

http://www.valeursactuelles.com/magazine/monde/visu_monde.php?num=3620&position=1&nb=2&affiche=

Il est grand temps de fiche en l'air ce "Machin".

Promethee

J'ai eu l'occasion de visiter ce lieu de mémoire au Rwanda et comme vous, je me suis toujours demandé quel a été le sentiment de ces casques bleus évacuant le pays à la hâte, sachant quel sort était réservé à ceux qui fuyaient les sbires du Hutu Power....

NB: Lucilio, tu le sais bien, l'ONU n'est que le produit de ce que les Etats-membres veulent bien en faire. Un peu comme nos élus qui utilisent l'UE pour cacher leurs incuries...

alex

Parlant de l'onu, cela me rappelle une discussion sur les mérites de l'ONU comparés à ceux de l'OMC entre un altermondialiste et un, disons, neo-liberalisto-capitalisto-facho pour reprendre la syntaxe du premier.

L'alter: "Il faut que l'ONU prenne en charge les problèmes économiques et supprimer l'OMC!"

Le "néo": "Vous ne préféreriez pas que les questions économiques soient discutées par une assemblée indépendante, dans laquelle chaque état aurtait une voix, dans laquelle il n'y aurait pas de droit de veto?"

L'alter: Si, bien sûr, ce serait l'idéal!"

Le "néo": "On parle bien de l'OMC, alors?"

Alexis de Tocqueville

L'ONU, c'est aussi l'affaire Anan Junior, Kurt Waldheim, la commission des Droits de l'Homme dirigée par la Lybie(présidence tournante)mais, quand même, un embryon de gouvernance mondiale. Et puis, tire-t-on sur une ambulance?
PS : quel budget? Quels contributeurs? Quels résultats? A investiguer...

Promethee

On évoque souvent l'ONU pour des erreurs qui sont imputables à ses (grands) Etats membres mais sur le terrain, on ne peut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Que cela soit les gens du PNUD, de l'UNICEF ou encore les bataillons de casques bleus, beaucoup de braves gens essayent de faire du bon boulot avec toutes les contraintes politiques, institutionnelles et budgétaires qui leur sont imposées...

E.G.  Simon

Quelques-uns parmi vous peuvent probablement se prévaloir d'une expérience en matière de DYNAMIQUE DES ORGANISATIONS (sur divers aspects de: gouvernance, opérations, contrôle, relations multilatérales, ...). Organisations du secteur privé ou organisations publiques. Excellent!

Voudraient-ils nous confirmer laquelle (très grande, internationale, multiculturelle, fonctionnant largement à coup de subsides et/ou contributions, avec 25+ membres, dotée d'effectifs se comptant en dizaines de milliers de salariés ...) fonctionnerait assez correctement?
Et pourquoi, à la différence de bien d'autres?

Réflexions pour votre W-E ... J'attends vos réponses.
Peut-être en citerais-je une à laquelle peu de gens pensent.

Promethee

Chaque organisation a son bilan à charge et à décharge, je ne vois pas très bien la portée de la question....cela d'autant plus qu'en fonction du secteur d'activités, du ou des pays au coeur des programmes d'action et de l'utilisation des budgets, il peut y avoir autant d'incohérence à la comparaison que le code génétique diverge entre des prunes et des salades...

Olivier

"des centaines de Rwandais réfugiés à l'ETO, où était cantonné un groupe de Casques bleus belges. Quelques jours plus tard, ils reçurent l'ordre d'évacuer l'école abandonnant les réfugiés à leurs bourreaux. Pour se frayer un passage à travers les familles terrorisées, nos soldats durent démarrer leurs jeeps à la sauvette et tirer en l'air."

J'ai peut être une conception dépassée de l'honneur en général et de l'honneur militaire en particulier, mais je ne comprend pas comment ces soldats ont obéit à cet ordre d'évacuation sachant très bien les conséquences de leur retrait. Je les trouve d'une lâcheté méprisable et dieu sait si je ne suis pas antimilitariste, loin de là.

Promethee

Peut-être parce qu'au-delà des codes et autres réglements, les militaires sont avant tout des Hommes avec leurs qualités et leurs travers. Sans faire de parallèle douteux, lors de la deuxième guerre mondiale, le programme d'extermination diabolique des Nazis n'a pas susciter des mouvements de rébellion en masse dans l'armée allemande....et beaucoup savaient pourtant...

Cela étant, dans le cas rwandais, on peut dire que cette logique folle a été suivie jusqu'au bout puisque les différents bataillons de casques bleus n'ont pas pour autant porté assistance à leurs 10 camarades qui se faisaient assassiner à petit feu par les interhamwes. Pourtant, leur général était passé en voiture devant la scène du crime...

E.G.  Simon

Peut-être certains intervenants à la "critique gratuite" devraient-ils dire avec honnêteté qu'au Rwanda (comme au Kosovo ...) les militaires agissaient avec des MANDATS FLOUS ?

... MANDATS FLOUS élaborés par des diplomates & politiciens ONUsiens, après N séances épi-comiques du Conseil de sécurité. Obtenir là une décision "claire et forte" relève de la gageure: résolutions "textes + versions", voilà le procédé du droit international mis en action!

... Avec la même hypocrisie, octroi de MANDATS FLOUS par leurs gouvernements nationaux respectifs qui ne les autorisaient PAS (guère) à une intervention vraiment "guerrière".

Or c'est pourtant ceci qui reste la MISSION fondamentale exigée des militaires lorsqu'on les "débarque entre deux feux" sur un terrain d'hostilité lors des guerres civiles, tribales, ethniques ... Là, les comportements des belligérants ne respectent AUCUN article du "droit de la guerre"! Si vous ne le savez déjà, il y en a entre militaires. Quid alors de ces "gens de non-droit" et des responsabilités qu'ils portent dans ces drames? Y-a-Ka ...

Cherchez SVP les "fautes" parmi plusieurs milieux qui interfèrent. Ainsi :

1) dans ce grand désordre qu'est l'ONU, chroniquement incapable de "maîtriser" les situations avec anticipation (voyez le Darfour où ça affame, tue, viole et déporte des malheureux civils par dizaines de milliers, depuis des ANNEES). QUI ripostera fermement? Les USA pressent, d'autres tergiversent. Mais ce n'est pas nos T.V. "façon gaucho" qui vous rapporteront ceci!

2) les "gouvernements européens" et leurs "ministres de la défense" qui agissent comme des juridico-pleutres, plus concernés par le "qu'en dirait-on, et notre image?" et la peur de réactions d'ignares de la rue! Des ministres comme ce Mr Flahaut ... qui confondent aujourd'hui le rôle de l'armée avec celui d'ONG de maintien de la Paix. Ce concept-utopie ZERO DEAD WAR, vous l'avez assez entendu? Qui croyez-vous qui l'utilise?

3) voyez les agissements des "reporters" de la PRESSE internationale qui diffusent leurs "scoops à la minute" et forcent les militaires sur terrain d'intervention à ne jamais casser des oeufs, ... sous peine de se faire accuser de maltraitance ou de ceci ou de cela ... Avez-vous jamais suivi une situation de conflit de près (autre que lucarne TV) avant de vous poser en juges a posteriori ?

4) voyez les propos rapportés par certains idéologues d'ONG, pas toujours neutres et prêts à saisir le détail qui renforcerait leur convictions ... Avez-vous remarqué le nombre invraisemblable de situations où l'ONU n'est présente sur terrains éloignés qu'au travers de "outsourcing" sur des ONG qui jugent, arbitrent et vivent de ces subsides ONUsiens?

Alors, à situation FLOUE et belligérants agissant sans DROITS, vous braves civils habitués à du cocooning, si vous voulez éviter trop de drames, donnez un mandat clair et laissez alors les militaires agir "à la minute". Sinon, faites-le (mieux) vous mêmes dans le feu et le sang?

(NB : je ne suis pas militaire)

Promethee

Certes, l'ONU est imparfaite vu l'incohérence politique des Etats qui en composent les rangs, nous sommes tous d'accord. Néanmoins, les agents du PNUD et de l'UNICEF, pour ne prendre que deux exemples, méritent bien plus que le label "grand désordre", ne serait-ce que pour leur travail au quotidien, sur bien des terrains difficiles, qui vaut peut-être plus que quelques mots glissés confortablement depuis son ordinateur....le "cocooning des civils" comme vous l'écrivez si bien.

Quand à l'idée d'un mandat clair et d'une indépendance d'action laissée aux militaires, cela relève un peu de la science-fiction ou de la réduction des moyens. Envoyez donc un bataillon de nos braves paras de Flawinne (il paraît qu'ils s'embêtent!) chez les Maï-Maï congolais ou pour faire la police à Gaza, on en reparlera trois jours plus tard...

Promethee

(ajout...)

"Des ministres comme ce Mr Flahaut ... qui confondent aujourd'hui le rôle de l'armée avec celui d'ONG de maintien de la Paix."

Vous préférez des unités qui s'embêtent dans leurs casernes en attendant la résurection de l'URSS ou des Hommes qui contribuent au maintien de la paix dans des contrées en difficulté ? J'ai rarement défendu Flahaut mais là, je dois avouer que le procès est un peu léger sur le fond.

La Belgique n'a pas les moyens de jouer au policier du monde, mais si ces C130 peuvent servir à acheminer des sacs de farine ou biscuits protéïnés dans des zones en guerre, pourquoi pas ?

alex

Le problème de Flahaut ne vient pas de ce qu'il essaye de faire de l'armée, qui n'est pas criticable en tant que tel (vu les moyens affectés), il vient de la gestion de l'armée: noyautage par des fidèles, appels d'offre taillés sur mesure, etc.

scandinavianmodel

Je rejoins largement les différents arguments et idées posées ici par Promethee.

dont notamment:

"l'ONU n'est que le produit de ce que les Etats-membres veulent bien en faire"

L'ONU est dans son apect actuel le reflet des rapports de force entre puissances d'après la seconde guerre mondiale. Le problème de la réforme de l'ONU repose sur le fait que cette institution est pied et poings liés à ses membres permanents actuels du conseil de sécurité. Un bref regard sur les tractations en vigueur sur l'élargissement de ce dernier à de nouveaux membres nous amène à percevoir qu'il s'agit certes d'un début de concertation et de gouvernance mondiale mais surtout une table où des grandes puissances militaires se réunissent pour évoquer le plus souvent des questions d'ordre géo-stratégiques et géo-politiques.

Pour en revenir au Rwanda, le mot d'ordre à l'époque en 1994 pour la représentation américaine était de ne surtout pas évoquer ou prononcer le mot "génocide". Celà impliquait une obligation "morale" d'action et un déploiement militaire. Chose pas forcément bien perçue quelques mois après le retrait laborieux de Somalie où les troupes de l'ONU avaient éprouvé les pires difficultés à se frayer une place au milieu des seigneurs de guerre locaux et avait perdu un nombre d'hommes relativement élevé par rapport à la mission "humanitaire" que recouvrait l'opération.

Le rôle du gouvernement français et son opération Licorne est quant à lui, à mon sens, beaucoup plus polémique que l'attitude de l'ONU, qui n'est comme Promethee l'a précisé, qu'un instrument à qui on donne un sens selon les circonstances ou non.

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