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05 avril 2006

Commentaires

Jean-Philippe

Sincèrement, je ne pense pas que la Belgique doive être montrée du doigt. Regardons en France, où la nommination d'un journaliste allochtone a été saluée comme un évènement suceptible de changer le PAF.

Les émeutes de novembre dans les banlieues, et plus récemment, les mafistations anti-CPE, se sont vues opposer des jeunes pro-CPE, issus des banlieues et considérés comme 'casseurs' parce qu'ils allaient à contre courant.

Il est évident qu'à partir du moment où un pays, la Belgique, offre la nationalité à tous les immigrés de seconde génération, voir même plus vite, le pourcentage d'allochtone est en baisse.

D'autre part, à Bruxelles, vu le nombre croissant de personnes liées à l'U.E. et à son administration, je ne pense pas que la nationalité soit un problème pour trouver un emploi.

EmigréParDégoût

"Sincèrement, je ne pense pas que la Belgique doive être montrée du doigt. Regardons en France, où la nommination d'un journaliste allochtone a été saluée comme un évènement suceptible de changer le PAF."

Prendre la France comme point de comparaison est certainement une façon efficace de se rassurer. On peut toujours toruver pire que soi.

Jean-Philippe

"Prendre la France comme point de comparaison est certainement une façon efficace de se rassurer. On peut toujours trouver pire que soi."

Je ne cherche nullement à me rassurer. J'ai pas été chercher un exemple à l'autre bout de la planète. Bien sur, on peut toujours dire à la Belgique "peut mieux faire", il existe cependant des domaines où la Belgique n'est pas pire qu'ailleurs, quoi qu'il vous en déplaise.

Les répubicains Américains offre un auto-collant "America: Love it ou leave it" Je n'irais pas aussi loin à propos de la Belgique, mais à tout le temps cracher dans la soupe, elle finit par devenir immengeable.

E.G.  Simon

Il y a de fait une situation très défavorable pour l'emploi des MOINS qualifiés dans l'UE et nos W-BXL-VL. Ceci s'observe ailleurs dans le monde: voyez l'esprit de débrouille nécessaire pour survivre en Afrique et en Amérique latine, comptez les manques d'emplois dans le Maghreb et dans presque toutes les économies musulmanes "hors pétrole"! La misère règne même là où on ne la conçoit guère (en Arabie Saoudite: 15% de pauvres?). Et une proportion effarante de main-d'oeuvre importée d'Asie, avec un statut proche de l'esclavage moderne.

Dans quelles couches "multiculturelles" de nos populations identifie-t-on les individus les plus "vulnérables" face à un nombre restreint de jobs à pourvoir aujourd'hui, notamment à cause d'une situation économique assez désastreuse en Europe? Tout ne tient pas SVP aux seuls slogans & efforts en "matière d'intégration". Une bonne volonté est présente à cet égard.

Les bonnes questions à se poser sont plutôt: "de quoi vient cette situation"?, "Chez qui faut-il chercher des fautes/erreurs, sinon parfois une distorsion des pratiques"? Y répondre honnêtement permettra de tordre le coup à des "on-dit" trop facilement repris par les dogmatiques en tout genre, régulièrement amplifiées par une presse dont la "compétence" n'est pas toujours la caractéristique première!

Attention: une longue liste d'OBSERVATIONS risque de suivre... Avec des mots-clés tels: Offres d'emploi VS la demande réelle. Employabilité des individus. Politiques d'immigration et profils de leurs bénéficiaires. Législations UE (lourdeurs, rigidités, acteurs influents). Attitudes des employeurs et leurs problèmes non rencontrés. Missions et comportements de nos élus ...

1° Taux d'emploi. Paradoxalement, il reste une proportion de 8 à 12 % d'OFFRES d'emploi laissées sans réponses valables, par inadéquation des profils des postulants (sinon pire, leur absence de motivation à jouer le jeu). Alors, nos DEMANDEURS - belges ou étrangers - sont-ils nécessairement tous les "victimes" d'un système? Certains se plaisent à l'affirmer (p.ex.: ces tenants de l'embauche à l'aveuglette & Co, Mister Dupont dixit).

2° Il y a plus de dix ans nous était venu le terme d'EMPLOYABILITE (d'origine USA). Une clé en matière de gestion des ressources humaines. Une attention régulière des entreprises privées, mais aussi des "Agences" publiques aux USA ! Dès le premier mandat du Prés. Clinton, on avait noté là-bas une qualité désastreuse de leur "enseignement ordinaire". Eux n'ont donc pas attendu les enquêtes PISA 200x de l'OCDE pour réagir par des efforts à déployer dans les réseaux scolaires (face aux inerties ... de leurs couches de population). Car les dirigeants US appréhendaient qu'à terme ils seraient vulnérables à cause d'un manque de qualifications ad-hoc ... devant une mondialisation déjà bien présente (Accords du GATT & Co).

3° Les USA - pourtant largement multiculturel - ont toujours voulu pallier leurs manques par une politique d'IMMIGRATION sélective, par des quotas, une pratique couplée à "vanne ouverte/refermée". Idem au Canada. Un choix politique selon les "BESOINS et possibilités" du marché du travail, leur taux de chômage, les profils de professions périodiquement "déforcées". Et cela fonctionne raisonnablement. Devant ce fait, nous européens - vite envieux - trouverons à critiquer tout le "manque d'humanité" de ces pratiques (finalement assez saines)! En résultat concret, ça et d'autres facteurs entretiennent une incomparable dynamique US (croissance de 3 à 4%, chômage inférieur à 6%, une richesse en R&D, un PIB à faire blémir tous les envieux). Qui a tord dans ceci: l'autre? Cherchez la faille SVP!

4° Comparativement, dans une UE ex-coloniale, la dogmatique ou un laxisme historique dans la politique d'immigration nous a fait accueillir le meilleur et le pire des pays réputés "pauvres". On nous voit de l'étranger comme l'Eldorado sociale, ou encore une profitable plaque tournante pour l'importation de toutes les misères du monde qu'exploitent alors de purs réseaux mafieux (d'Afrique, d'Asie, d'Orient). Ceux qui sont les premiers à en profiter (et à en abuser) sont en majorité des JEUNES qui fuient les difficultés de leur propre pays pour espérer jouir facilement des facilités disponibles en BE/UE. Face à un futur déjà difficile, les pays pauvres sont donc ainsi "vidés de leur sang neuf". Avez-vous vu par contre les 15% de pauvres américains qui reflueraient vers nos contrées: JAMAIS !

"Les budgets sociaux n'ont qu'à suivre" clament les associatifs militants si volontiers actifs dans l'U.E.! Facile à dire de la part de ceux-là qui biberonnent déjà largement à des subsides généreux sinon qui quémandent dans les rues pour entretenir leurs idéologies déformantes!

5° Nos LEGISLATIONS européennes (celle du Travail, celles connotées Sociales), ont été complètement moulées par les idéologies de l'internationale P.S., par des communistes (déchus) et par un lobbying syndical (ex.: outre notre FGTB archaïque, observez le poids CGT outrageant en France?). Tous ceux-là, adoubés par l'aile gauche du MOC. En résultat: ça et d'autres facteurs ont fabriqué la rigidité mentale des "forces du travail". Nous sommes actuellement devenus les champions de la non-réforme, d'une inflexibilité suicidaire face au monde qui a changé et ne va pas s'en tenir là! Singulièrement, ne parlent-ils pas (syndicaux) d'ACTION uniquement lors de leurs pandémies grévistes???

6° Les EMPLOYEURS ont dû s'adapter à tout ce fatras législatif (son taux de flous juridiques, ses archïsmes divers mis en couches superposées). Une forte proportion de la main-d'oeuvre de l'U.E., particulièrement chez les MOINS qualifiés parmi elle, est moulée dans la conviction qu'on lui veut du mal. Conviction que l'entreprise est exclusivement dirigée pas des profiteurs (la métaphore de Big Brother). Une entreprise qu'il s'agit de combattre: c'est le délégué de base qui le répète. A titre d'expérience, vous êtes-vous déjà baladés sur les planchers d'atelier en région de Liège, ou de Charleroi, ou ailleurs et avez parlé alors avec leurs 5% de "casseurs" patentés. Il sont d'un mental affligeant, incapables d'expliquer leur propre conduite: complètement déformés par l'on-dit! Quasi ignorants que l'entreprise tant maudite est la pourvoyeuse de leur richesse économique et des emplois productifs potentiels!

En dernier, et je m'arrêterai ici ...
7° Nos ELUS sont devenus pléthoriques et ils agissent de manière enchevêtrée ( +- 650 députés au P.E.; +- 185 au fédéral BE ; +- 150 à la CF et RW; +- 3.000 au niveau local). Beaucoup d'entre eux ont un réflexe essentiellement juridico-politique. Le résultat conduit à un auto-blocage de nos démocraties: elles vivent "en décalage continuel" par rapport aux réalités des situations d'Occident.

Je ne suis pas un croyant du Y-a-Ka. C'est peut-être pas sympa de le répéter ici: ne devrait-on pas s'attaquer différemment à leur mission? Ce ne serait évidemment pas aussi porteur au plan électoral, ni aussi brillant devant les médias assemblés, mais nos élus en politique devraient modérer la ponte de "textes ajoutés" pour oeuvrer plutôt à la simplification des "couches de législations existantes". C'est le Conseil d'Etat et l'administration qui vivraient alors en saturation permanente de requêtes et de dossiers! Alors, manque d'intégration uniquement ou un travail de fond à mener dans N azimuts ?

Alexis de Tocqueville

L'intégration par l'emploi? C'est une excellente chose. Mais souvenons-nous des larmes de Jospin disant : "J'ai créé 2 millions d'emplois mais pas vaincu la délinquance". Donc, l'emploi n'est pas tout. L'intégration est aussi affaire de mentalité et de volonté. La discrimination au faciès est réelle mais aussi le manque de formation des allochtones. Là-aussi, si l'on comprend bien, la Flandre s'en sort mieux. Quand il y a beaucoup d'emplois, il y en a pour tout le monde... Ceci montre à quel point la socialisation de la Wallonie nuit aux intérêts des allochtones qui feraient mieux de voter autrement...

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