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09 avril 2006

Commentaires

Rudolf Menthol

Un leitmotiv dans les revendications syndicales des enseignants est de diminuer la taille des classes, sous-entendant par là qu'une des causes des performances déplorables de notre enseignement est la charge et le stress qu'impliquent des classes surpeuplées.

Un article ici :
http://blogs.msdn.com/phillyhi/archive/2005/01/23/359221.aspx
va à l'encontre de cette proposition "de bon sens" (?) avec quelques arguments qui valent la peine d'être étudiés.

Il suggère d'AUGMENTER la taille des classes en confiant les élèves au meilleurs enseignants. De nombreuses études montrent en effet que la taille des classes est moins un facteur de performance que la QUALITE des enseignants. L'auteur y voit un moyen de dégager des moyens, actuellement phagocités par la masse salariale des enseignants.

E.G.  Simon

Nombre d'organisations humaines se comportent comme les EPONGES. Elles ont la propriété d'absorber les "ressources liquides ( € )" qu'on leur déverse. La différence par rapport à la variété marine réside dans le fait qu'elles sont rarement engorgées (c-à-d que leur capacité d'absorption est incommensurable)!

Les organisations publiques sont plus grosses éponges que d'autres. Raison première = elles pêchent par un déficit de "bonne Gouvernance". Déficit de gouvernance: celle politique, autant que celle administrative, ou vice-versa. Car celle de l'Administration est devenue totalement subordonnée à la première, sans pouvoir lui manifester un sens critique des nombreuses intelligences qu'on y recense pourtant. De surcroît, lorsqu'un monde change si profondément que l'actuel le fait ... depuis plus de 30 ans ..., le STYLE de gestion et la LOGIQUE des systèmes sur lesquels s'appuie cette gestion eussent dû s'ajuster en conséquence. Haro donc sur les emplâtres et les ajustement "cosmétiques" déjà pratiqués. INNOVONS nous ressasse les organes de l'U.E., alors outre "Bologne", QUOI, COMMENT?

Beaucoup accepterons que le contexte de l'ENSEIGNEMENT - de loin la plus grosse hiérarchie spongieuse - s'est bouleversé durant ces 30 ans sous le quintuple effet de:
1° la massification du supérieur,
2° la dénatalité affectant le maternel jusqu'à y compris le secondaire (le Sup va suivre bientôt)
3° le gonflement d'une masse salariale, par le vieillissement du personnel "barèmes alourdis" (lorsqu'on se rappelle que les traitements pèsent environ 80% des moyens financiers alloués). On comprend après cela qu'il ne reste aucune flexibilité de manoeuvre pour imaginer une gestion vraiment dynamique, sinon de devoir parer au plus pressé. Je ne parle pas ici des sommes colossales qui entrent parallèlement dans le règlement des pensions desdits profs!
4° les structures d'enseignement souffrent de parasitose de l'espèce "syndicalite aiguë": surtout via le personnel SETCA & Co, plus récemment de parasitose syndicaux d'étudiants (FEF & Co). Toute forme syndicale se couplant très étroitement aux dogmes des Partis qui les courtisent (cherchez le lien), on comprendra que la boucle se boucle vite!
5° cause angoissante parmi toutes: " l'irresponsabilité parentale" dont sont atteints un grand nombre de géniteurs, qui les amène à devoir confondre l'Ecole avec un milieu pour "remédier aux manques d'action éducative" qui leur incomberait au premier chef et fait de ces parents des attardés patentés (cherchez les causes psycho-sociolo-giques).

Si ces facteurs ne sont pas contredits par d'autres intervenants, je reviendrai plus tard sur l'analyse des PROPOSITIONS (les Nièmes) à mettre en oeuvre par la divine Arena. A supposer que notre "impératrice des 10" en ait les capacités confirmées, car les dernières (notées par la presse) à l'égard des "contrats" ressemblent plus à des manoeuvres de pression accentuée par les organes du P.S. qu'à une véritable innovation. En cas d'échec, il n'y aura qu'à chercher un successeur compétent à ce poste-clé noyauté P.S.?

E.G.  Simon

A propos de l'ouvrage 2004 "L'Ecole de l'échec: comment la réformer" [par A. Destexhe - V. Vandenberghe - G. Vlaeminck ].

Ouvrage édité avant les Arena Circus de 2005. J'écris méchamment Circus, car c'était des assemblées plus tacticiennes qu'originales. Et que les enseignants sont profondément lassés de ces "initiatives" surtout régentées par un POUVOIR politique en quête de visibilité et de contrôle, mais dont l'image première n'est ni l'intégrité, ni souvent la compétence!

En une lecture rapide du résumé de l'ouvrage sous référence "... Comment la réformer" et des "trente mesures" d'une mise en oeuvre, j'apprécie l'idée d'agir "en rupture" avec les approches de tradition suivies par divers P.O. de l'officiel. Car ces approches ne furent souvent édictées que comme du "wishful thinking" ... c-à-d un paquet de bonnes intentions jamais véritablement menées à leur terme. A qui l'erreur: à X, à Y, à Z, ou un peu à tous les acteurs concernés?

Si les idées suggérées étaient souhaitables (et le restent), c'est donc la METHODE de mise en oeuvre qui doit interpeller les responsables actuels et les acteurs de toujours qui sont les enseignants et la hiérarchie, plus les parents. Pour avoir consacrer qq. années de mon temps de père à créer puis à animer une A.P. de l'officiel, l'expérience fait réfléchir. Surtout en ayant alors comparé les comportements entre notre contexte "officiel" et celui du "Libre" qui mettait déjà ses "projets d'Ecole" en place (1982-84).

Des Arena Circus ont rejailli "10 actions prioritaires", mouture des cabinettards et de l'administration enseignement C.F. L'une d'elles (priorité 10) concerne le CONTRAT Ecole. L'article paru le 6 avril sous la plume de Monique Baus (LLB) nous dit à cet égard: "Les parents Fapeo sont favorables". Un certain échantillon parmi eux a été sondé. Le contrat Ecole-Famille voit 51% de parents exprimer un "besoin de formalisation". Mais 34% sont complètement opposés, et j'eus été de ceux-là il y a 20 ans déjà en soupesant les motivations des P.O. et la politisation rampante (déjà P.S.) qui nous valait des manipulations orchestrées conjointement par ce P.S. et le SETCA de l'endroit! Nous parents étions vus comme des "empêcheurs de ronronner" (alors qu'il s'agissait de parents de bon niveau intellectuel et d'une attitude positive) ...

Alors "formaliser" autrement, face à un milieu où les acteurs traditionnels n'ont guère changé de posture en 20 ans, sinon pour être assez souvent sur la défensive? Au travers d'Arena, le P.S. nous édicte des actions qui confirment plus un sens "d'arroser les appels à projets qui leur conviendront" et de contrôler encore plus les possibles ébauches de transformation. Politisation rampante, acte 2. Méfiance confirmée.

Le mérite que je trouve aux idées contenues dans l'ouvrage 2004 "L'Ecole de l'échec: comment la réformer" est d'impliquer DIFFEREMMENT les acteurs de terrain que sont les enseignants concernés au quotidien. Eux au moins connaissent leurs élèves et le milieu ambiant, sentent les jeunes qu'on leur confie, ont testé les pédagogies "qui marchent" et les multiples tentatives échouées pour causes diverses. Rendons-leur cette confiance en un métier devenu encore plus dur par l'évolution de la société et une perte de repères éducatifs. Tâchons de former un travail d'équipe - véritablement d'équipe - entre nos enseignants âgés et jeunes enseignants en acquisition d'expérience, soutenus par des directions moins mangées par la paperasse. Acceptons effectivement "l'évaluation" par des instances neutres, l'implication relative de la tierce partie "parents des enfants". Car devant les déferlantes modifications venues de l'U.E. et du monde en changement, il y a urgence à AGIR.
Tel est mon souhait citoyen.

E.G.  Simon

Dans la presse du 17 mars (dont je ne retrouve que LLB écrite par Mme Baus) des détails étaient donnés à propos de la CONCERTATION systématique des "P.O.". En l'occurrence la délimitation de "21 matières" et des "règles de fonctionnement des ORGANES" mis en place par le futur décret relatif au Contrat Ecole ...

Un "comité de concertation sera mis sur pied (dans le cadre d'une C.F. qui reste plus que noyautée par l'omnipotent P.S.). Avec une composition ad-hoc de:
- 10 membres (politiques et techniciens) "délégués par l'autorité" (suivez les regards)
- représentation de 4 membres du S.G. de l'enseignement catholique (une appellation résiduelle?)
- 1 membre de la fédération des établissements libres subventionnés indépendants
- 3 membres du Conseil de l'enseignement des communes et provinces (suivez les regards)
- 2 membres du Conseil des P.O. de l'enseignement officiel neutre subventionné (idem).

D'où ces observations et questionnement d'un citoyen-parent qui ne se subordonne à aucune de ces mouvances:

1° Ce qui ressort en première analyse de la composition d'organe est le POIDS d'influence et décisionnel lié au choix des MEMBRES. Doit-on pré-conclure que la gent socialiste y sera absolument débordante: (potentiellement jusqu'à 10 + 3 + 2) contre (3 + 1)? A quinze contre quatre, parle-t-on encore dignement de démocratie, ce terme galvaudé dans tant de bouches dites "progressistes"?

2° La concertation ne concernera "21 matières". Y reviennent notamment l'évaluation externe, le financement des bâtiments, les statuts du personnel et leur formation en cours de carrière, les missions des centres PMS, la durée des études. Qu'en penser, en schéma mental d'un responsable politique, avec les structures historiques en place et les coutumes du milieu?

3° On attend apparemment d'autres dispositions relatives aux "syndicats". C-à-d ces groupements qui refusent un statut juridique clair, mais qui sont explicitement reconnus comme "interlocuteurs sociaux"? Et qui se permettront néanmoins de peser sur la révision du statut des enseignants!

L'araignée rouge tisse donc sa toile, fil après fil. Je laisse à de petit futés le soin de juger la chose. Mais où donc restez-vous en ces temps de Pâques (entendu de vacances, pas de célébrations).

Raymond Coemans

Bonjour, les comiques... Vous êtes au courant de ce "petit détail" ici dévoilé et néanmoins en son temps largement commenté par vos soins :

http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=46792

Joyeuses pâques, ding dong...

E.G. Simon

En faisant référence à "petit futé", il ne fallait pas confondre avec SatiryCON 1969 de Fellini!

Mais si on veut vraiment approfondir le genre:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Satyricon_%28film%2C_1969%29#Synopsis

Alexis de Tocqueville

@Raymond,
De nombreux étudiants pro-CPE se sont manifestés à visage découvert. Des manifs ont été organisées en ce sens. Que Sophie soit un hoax ou pas ne change rien à la problématique.

Pijean

@raymond

Ah oui, et ceci c'est aussi un hoax peut-être?

http://fr.news.yahoo.com/20032006/326/manifestations-anti-cpe-le-service-public-audiovisuel-a-t-il.html

Jean-Philippe

Qu'est-ce qui est un hoax ? Les propos de Sophie ou ceux de Valentin ?
Il est clair que le noyautage politique lors des manifestations anti-CPE a entraîné des dérives réactionnaires de gauche, voire anarchiste. Pour preuve, à l'heure même ou la loi sur le CPE était abrogée, certains "étudiants" ont maintenu le blocage d'universités.
Car il n'y a pas eu que Sophie à dénoncer les dérives. D'autres étudiants et étudiantes ont fait de même. Pour ma part, ce sont les propos de Valentin qui sont dérangeant: "Le point du vue forcément subjectif d'une personne directement concernée par les évènements ne doit pas être pris pour argent comptant." (sic)
Donc, moins vous êtes concerné, plus votre avis est autorisé. On retrouve bien Raymond Coemans dans l'art de parler pour ne rien dire.

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