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29 mars 2006

Commentaires

Jean-Philippe

Durant mes études, j'ai rencontré des professeurs et des Maîtres. Je n'ai appris que des Maîtres et peu retenu des autres.

Faut-il encore que les Maîtres aient l'opportunité de pouvoir exercer correctement leur métier.

Le pire, en lisant ce témoignage, c'est que l'on ne se dit même pas: "C'est de la fiction", au contraire, cela est à ce point plausible que nous ne sommes plus étonné.

Au moins n'ont-ils pas eu à entonner l'Ave Maria en début de séance. ;-)

Niquedouille

A propos de nivellement par le bas, cher Sénateur donneur de leçons, nivellement s'écrit :

nivellement,

pas :

nivèlement.

Ouarf !

Tu parles d'un nivellement.

Niquedouille

Rudolf Menthol

@Niquedouille
Selon l'orthographe rectifiée, on écrit "nivèlement". Comme disait je ne sais plus qui "vous avez perdu une occasion de vous taire".
http://www.ccdmd.qc.ca/correspo/Corr10-3/Orthographe.html#n1

Omar

Ce qui est triste, c'est de voir qu'une bonne idée -le recyclage - ne sert à rien ou plutôt fait perdre du temps au enseignants. Problème, le recyclage doit-il être obligatoire (comme je crois que c'est le cas ?) ou doit-il être laissé à la libre appriation des enseignants ? J'ai tendance à pencher pour la seconde solution.

EmigréParDégoût

Concernant l'expression "nivèlement par le bas"... Une dérive s'est produite pour je ne sais quelle raison il y a quelques années et l'expression originale "nivèlement VERS le bas" s'est transformée en la forme entendue maintenant partout.

Le verbe niveler désigne l'action d'égalisation, en général de terres. Cela se fait PAR le haut, VERS le bas. Essayez de niveler de la terre par le bas, je vous souhaite bien du plaisir.

Si on nivelait par le bas, ce qui est donc fort difficile dans la pratique, on relèverait le niveau...

Alexis de Tocqueville

Il me revient une anecdote sur les inspecteurs. Elle date déjà des années 80. Que dois-je faire lorsqu'on chahute?, demande ma prof de français à son inspectrice déjà assez âgée. "Promettez-leur des bonbons. Et vous aurez le silence". Nous avions 17 ans...

Replicant

Ah... si nous devions relever toutes les expressions maintenant entrées dans le langage courant et pourtant incorrectes...

Il ne ferait pas long feu pour il ne tiendra pas longtemps... Taxé d'imbécile, un espéce de (singe), ... Bref des erreurs qui font mal aux yeux et aux oreilles mais que peu de monde remarque...

A propos d'enseignement, mes deux enfants sont en gardienne et aucun des deux instituteurs n'est capable d'écrire sans fautes.

E.G. Simon

Détour par un bon vieux dicton: "le cordonnier est toujours le plus mal chaussé".
Une question : devons-nous l'admettre pour un groupe professionnel qui a comme Mission de "bâtir les SOCLES de compétences" de notre société? ("socles" : A.O.C., appellation d'origine contrôlée Laurette 199x).

Un sympathique vieil instituteur recommandait "voyez donc votre dictionnaire". Je relis ainsi au Petit Robert :
++ COMPETENCE :
"Connaissance approfondie, reconnue, qui confère le droit de juger ou de décider en certaines matières ... (voir art, capacité, qualité, ...)"
-- INCOMPETENCE :
"Défaut de ... , ou de l'habileté nécessaire (voir ignorance, incapacité, ...)"

Or, dès l'introduction du blog, on remarque: "" .... l'inspecteur insiste sur la nécessité de rédiger les questions d'interrogation dans un français simple pour "éviter que les élèves qui ne maîtrisent pas le français soient désavantagés". Vous avez dit "nivellement par le bas" ?""

Trois réactions me viennent à ce stade : a) ou bien les enseignants ont un esprit alambiqué et un français impur ... b) ou bien le "système" est détourné de ses fondements ... c) ou les responsabilités sont ailleurs (un cadre familial avec un désintérêt marqué v-à-v de la chose? un système distordu par la politique?). Approfondissons :

(j'y reviens ce soir, après ma réunion) ...

Cosette

Ah l'orthographe...Il y a deux trois ans une amie m'expliquait qu'à la mort de son père qui n'avait fait que ses trois moyennes - comme on disait à l'époque - elle avait trouvé des lettres écrites par son père lors de son service militaire (à 19 ans). Ces lettres étaient écrites dans un très bon français, sans fautes d'orthographe, alors que sa fille qui entrait à l'université ne savait pas écrire sans faute.

W

Toujours à propos d'enseignement : une petite réflexion sur le JT de la RTPS d'hier soir. François le rouge nous dit avec un sourire réjoui qu'à l'Abbaye de Floreffe (enseignement secondaire, paraît-il de qualité), des étudiants trichent à l'aide de leur GSM.
Dans ce cas, la direction annule l'examen et impose que celui-ci soit recommencé.
"Soulagé", François le rouge nous dit "A Floreffe, pas question de traquer l'élève tricheur". C'est qu'on a eu peur, des fois qu'on s'en prendrait à ces pauvres malheureux qui peut-être, sont aussi des « plusdémunisdentrenous ». La gauche qui excuse tout est satisfaite. François semble l'être aussi.

Adam Smith

Le nivèlement vers le bas, quelle belle invention, encore une belle invention pour que nous ne soyons pas vus comme de mauvais élèves : les cours sont plus facile, il y a plus de réussite. Hourra, la communauté française dispense un enseignement de qualité !

Ca devient inquiétant : pourquoi niveler vers le bas ? Est ce parce que nos cherS ministreS de l'éducation estiment que le QI des jeunes francophones est moins développé qu'auparavant ? ou bien est-ce parce qu'ils estiment qu'ils doivent moins travailler (supression des devoirs en primaire, on baisse le niveau pour devoir fournir un moins grand effort;...) afin de "mieux" les préparer à leur vie active future :
- diplome peu valorisé sur le marché (par rapport à l'enseignement de la communauté flamande)
- manque de connaissances à comparer avec les diplômes de leurs futurs employeurs (plus âgés et qui n'ont pas subi la dégradation de l'enseignement...)

Surtout, continuons sur cette voie : ne vénérons pas le culte de l'effort et de la réussite (ca pourrait créer de l'emploi !), limitons l'instruction de la population (gare à la prise de conscience !).

Wallagonie

Avant-dernier(e) recyclage (pardon, formation) que j'ai vécu(e) comme enseignant :
Arrivée du conférencier (pardon, formateur) à l'heure (9H00). Début de la formation prévu à 9H00. La formation commencera donc à 9H20, le temps de trouver le bon local... et de fumer une clope (il y a plein de panneaux qui précisent que c'est interdit). Chacun est amené à se présenter aux autres et il est déjà 10H00.
A midi, on m'avait appris à écrire une adresse internet dans la zone de saisie d'un navigateur. L'intitulé pompeux était pourtant : Elaboration d'une séquence formative en sciences humaines à l'aide des TICE (+ compétences et gnagnagna).
Tu parles. L'après-midi, je me suis fait porté pâle.
Par contre, dernière formation, axée sur la pratique de WORD (niveau «2 »), là, ce fut vraiment sérieux et j’ai appris énormément. Donc, mon modeste conseil, fuyez les formateurs type pédagogue qui n’a jamais pratiqué votre métier (dans le secondaire).
P.S. (si je puis écrire) :
Il est effectivement vrai que, lorsque on vous parle de compétences (37ème réforme), vous avez intérêt à demander à votre interlocuteur ce qu'il entend par-là... Pour cerains, il s’agit de savoir-faire , pour d’autres, de savoirs, pour d’autres…

Wallagonie

Et pendant ce temps, en Flandre, les résultats sont exceptionnels (et je pèse mes mots !). Les Flamands sont N°1 mondial pour les mathématiques, par exemple, (VOIR enquête PISA). Et tout ça sans 10.000 réformes. Le "rénové", il ne l’on toujours pas adopté toujours pas, et pourquoi changeraient-ils leurs méthodes (qui étaient aussi les nôtres il y a 30 ans), avec d'aussi bons résultats ? En C.F. de Belgique (je préfère C.W.B. - j'ai mes raisons), on nous dit que c'est djà pas vrai et que l'enquête est foireuse. Ben voyons.

E.G. Simon

(suite de mon entame de 17:03) .... L'observation du milieu scolaire et des parents (je fus de ceux-ci) m'incite à explorer les aspects suivants:
a) nos enseignants ont-ils un esprit alambiqué et un français impur (ce que je n'ose croire),
b) le "système" serait-il détourné de ses fondements d'excellence (ce que je tends à croire),
c) les responsabilités viennent-elles d'ailleurs (c-à-d de la COMBINAISON d'un désintérêt familial v-à-v de la chose scolaire et éducative ... chez certains parents ... AVEC un système distordu par les dogmes en politique). J'approfondis, en relation avec la notion de "RECYCLAGE".

1° "l'inspecteur insiste ...": est-ce ici l'illustration cruelle de ce que l'avenir de nos démocraties est politiquement géré par des "indulgents" mêlés à des incompétents? Chez certains P.O., il y a une volonté de masquer l'échec de leur système de formation et renier la rigueur d'antan. Ces dirigeants-là cautionnent une spirale en déflation dans la qualité de notre enseignement public! Evidemment, s'il leur faut abusivement flatter l'ego de parents-électeurs assez crédules, on aura vite compris la méthode ...

2° Je me demande pourquoi tant "de BONS enseignants" acceptent d'être à la fois des sujets dévoués et un instrument électoral de la pensée P.S. (et même celle d'Ecolo, sans vouloir les confondre). Qu'ils - enseignants - n'aillent pas tous nous dire que c'est au nom de l'espoir d'un mieux-être de l'intellect ou du niveau culturel de nos générations futures. S'ils le pensent encore, qu'ils me disent donc le pourquoi de cette enquête SEL relative à la désaffection des instituteurs envers certaines écoles (particulièrement à BXL)? Jeunes instituteurs et instituteurs expérimentés: nombreux sont ceux qui affichent le même signe de démotivation! Y a-t-il donc tant de ces "pros" qui renoncent à la noble mission pour simplement céder aux sirènes de promesses populistes impossibles à tenir? Evidemment, être souvent affilié à la FGTB/SETCA et ami du P.O. local donne des assurances aux carriéristes les "moins nantis" parmi eux. Je comprends ainsi pourquoi tant d'autres collègues sérieux y perdent leur goût du métier, après l'élan premier ...

3° La durée de vie moyenne d'un poste ministériel à l'éducation en C.F. varie historiquement de 18 mois à 48 (?) mois. Or, certains centres-laboratoires de "pédagogie expérimentale" sont d'influents consultants auprès de Mme/Mr le ministre et tiennent un rôle de continuité au-delà des rotations ministérielles. Quelle responsabilité portent donc ces "centres" (générateurs de diverses réformes pédagogiques) dès l'expérimentation à l'échelle du terrain réel ? Qui supporte ensuite le poids des échecs enregistrés après qq. années d'essais infructueux? Les excuses invoquées sont répétitives: "c'est pas la méthode qu'il faut questionner", "nous manquons de moyens", ou encore "cela vient de l'impréparation des troupes enseignantes" au sein des réseaux, etc.

Attitudes assez communes : le refus premier des enquêtes P.I.S.A.: "ce ne pouvait être qu'erreur de collecte d'observations et de compilation des données". Après le 3e essai, nuance ... on change de ton. Car il y a des faits avérés par la pratique et les plus éclairés dénoncent des dysfonctionnements. La solution politico-structurelle miraculeuse voulue par le P.S.? "Fusionnez-nous donc tous ces défauts en un grand melting-pot unique, vous verrez alors ce que vous verrez"! Rigolons. Des expériences furent "de statistique alchimique" ou encore elles cautionnèrent par mimétisme "l'organisation du Projet" en ligne avec le "dogme du demandeur" (P.S.: celui qui règle les subsides de recherche-expérimentation). Une plus grande clarté serait aussi bienvenue en ces domaines (revue ex-ante, audit) ...

4° En matière de "formation continuée d'adultes", la méthode pédagogique doit tenir compte de la maturité acquise par les "élèves". Or ceux-ci sont de la catégorie "enseignants". Ils disposent souvent d'une expérience concrète égale à celle de l'inspecteur! Où se situe alors la bonne méthode d'actualisation du savoir? Et le manque de "compétences" à combler par ces exercice de "recyclage"? Il y a certainement une part d'efforts à consentir chez les enseignants. Qu'en font quant à eux les "inspecteurs" promus à l'ancienneté et/ou sur des critères en voie d'obsolescence, voire aussi parfois ceux projetés "au mérite" de leur engagement politique?

Pas de solution-tradition SVP. Sortez-nous une "animation externe, stimulante et originale". Mettez au point un dialogue innovant, avec une politique de communication non orientée.
Grand merci d'un citoyen ordinaire,

Alain Destexhe

On a effectivement retrouvé (en France) des dictées datant d'avant 1914-1918 et l'orthographe était, paraît-il, meilleure que celle d'un groupe auquel on a dicté le même texte. Mais il paraît aussi que les élèves étaient beaucoup moins créatifs en dissertation.

E.G. Simon

SAVOIR et IMAGINATION devraient s'entrelacer harmonieusement chez un grand nombre d'individus. Notre monde vivrait alors sur des bases réellement équilibrées pour prétendre être peuplé de "progressistes".

Nous ne vivons heureusement plus dans un monde du 19e et sa pensée étriquée. Mais c'est dans cette époque que des bourgeois-penseurs avaient pourtant jeté les bases d'un socialisme "à visage humain". Des gens admirables ceux-là (et qui le sont resté)! Puis le temps a passé.

Parallèlement naissaient aussi les thèses d'un "libéralisme moderne".

Un siècle plus tard, guidés par des intrigants à noeud papillon et qq. talk-boys médiatiques, la masse de descendants "croyance au socialisme d'antan" semble plutôt se satisfaire d'instruments éducatifs appelés poste T.V. Elle s'éduque non plus en classe mais via le genre talk-shows (à TF1, chez RTL-TVi, bientôt via RTBS "de service public remanié"). Alternativement, il y a les outils Kinepolis et UGC ...

Pour faire accéder les masses à la plénitude socialo-consommatrice, la méthode "créativité hilarante" s'est substituée à "l'effort d'acquisition" du SAVOIR (même basique). Culpabilisées parfois, les masses veulent jouer dans le registre plus sérieux (elles votent alors à 43% pour les papillons ...). Elles vont aussi religieusement se mettre en plein air: marche créative aux défilés du 1ier Mai, sinon encore elles développent leur "action solidaire" par qq. piquets de grèves.

Bravo la masse démocratique. Mais ne pourrait-elle davantage penser par elle-même (c-à-d en chaque individu, face à sa conscience et son expérience), plutôt que de se laisser bercer par de lénifiants discours? C'est ceci qu'espéraient les pères socialistes en proposant leur "à visage humain" du 19e. L'Etat avait alors systématisé l'école publique de qualité à partir de 185x. Moi je suis de ceux qui admirent l'image du "Maître" plutôt que celle de l'inspecteur pas toujours imaginatif ! Mais la masse oublie vite les bonnes leçons ...

Aujourd'hui, on ne devrait donc pas confondre IMAGINATION féconde et spectacles de snullités (qui engraissent surtout le compte en banque de leur animateur du soir).

D'autres que moi pourront peut-être encore broder sur cet aspect?

Cosette

Sénateur
Vous parlez d'avant 14-18, moi je parlais des années 30.
Je m'étonne de votre remarque sur les dissertations, vu qu'actuellement même dans des écoles dites "élitistes" on ne fait pratiquement plus de dissertations.
Mais c'est peut-être différent en France

Pijean

@Adam Smith
"Surtout, continuons sur cette voie : ne vénérons pas le culte de l'effort et de la réussite..."
@Wallagonie
"Et tout ça sans 10.000 réformes. Le "rénové", il ne l’on toujours pas adopté toujours pas..."

Je suis 100% d'accord avec vous.
Et enfin je me sens moins seul quand je dis que l'effort et l'émulation qui l'entoure devraient être les maitres mots dans l'enseignement.
L'important n'est pas seulement d'apprendre mais aussi d'apprendre à apprendre.
Et dans cela, toutes les décisions débiles et soi-disant pédagogiques du dernier quart de siècle ont tout détruit...

Je me rapelle un belle image comparative de la socialo-pédagogie la communauté française avec l'industrie pharmaceutique.
La méthodologie pédagogique appliquée dans les écoles francophones belges c'est comme si un chercheur en chimie se levait
le matin après avoir rêvé à une nouvelle molécule pour soigner une maladie.
A midi son médicament expérimental est prêt.
A 14 heures, il l'inocule à 500 patients souffrants de la maladie.
A 18 heures 200 patients sont morts.
A 20 heures, il déclare que son projet est une résussite vu qu'il a 300 patients vivants, la majorité.

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