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06 mars 2006

Commentaires

Cyril

Je lis chaque mois les chiffres dans les journaux mais il est compliqué de faire des comparaisons entre régions et dans le temps. Pourquoi ne pas publier chaque mois quelques indicateurs incontestables ?

Jean-Paul


Selon l'Echo du 1er mars, "la Belgique comptait, à la fin du mois de janvier, 495.139 chômeurs complets indemnisés (...) parmi ceux-ci, 251.884 étaient indemnisés depuis plus de deux ans.

En Wallonie, le nombre de chômeurs indemnisés s'établissait à 225.635"

Nemesis

Je trouve tout de même assez invraisemblable qu'un sénateur vienne, penaud, poser ce genre de question aux internautes qui visitent son blog !!

Dois-je vous rappeler, M. le Sénateur, qu'il existe des mécanismes parlementaires qui vous permettent de vous enquérir directement de ce genre de chose auprès du gouvernement ?

Nemesis

Richard maréchal

C'est surtout les journalistes qui devraient poser ce genre de questions...

walbania

Et oui, la francophonie belge s'enfonce chaque mois un peu plus dans le désespoir économique. Mieux vaut ne plus publier les chiffres. Ceux qui vivent ici savent ... peu importent les manipulations statistiques en tous genres. Dans quel journal publie-t-on des offres d'emplois pour cadres du privé en Wallonie? A mon avis, on n'en publie plus, ou si peu, alors on peut aussi arrêter de publier les chiffres du chômage. La Wallonie en 2006, c'est comme l'Albanie en 1989 : depuis 35 ans, on a raison tous seuls, envers et contre tous. Notre système est le meilleur, le plus juste, le plus sûr. Sur 2 millions de Wallons en âge de travailler, 270.000 sont au chômage, 80.000 sont en prépension ou chômage âgé, 40.000 sont au minimex et au moins 50.000 fonctionnaires "surnuméraires"... Il y en a encore 250.000 qui quittent la région chaque jour pour aller bosser, et combien qui ont déménagé définitivement à l'étranger? Tout comme Astérix vivait dans le dernier village de Gaulois, je vis en Walbanie, la dernière république soviétique d'Europe. Chûût ... that's the best kept secret : aux portes de Bruxelles, venez visiter le paradis perdu du socialisme réel. Ne le dites pas trop haut, on pourrait être submergé de touristes! Heureusement qu'il y a les subsides de Moscou (eh pardon, de Bruxelles l'Européenne et la Flamande - mais pour combien de temps encore), heureusement que le bon peuple ait accepté au fil des ans que la dîme soit portée à 6/10, heureusement que le Walban moyen ne voyage pas assez pour se rendre compte à quel point il est devenu pauvre à l'étranger. Et bientôt, hélas, pauvre chez lui aussi. Dans un monde qui croît à 4% en moyenne annuelle, celui qui fait 1% recule chaque année de 3%. Et comme on n'est déjà pas brillant... Ne peut-on essayer, rien qu'essayer sans engagement d'achat, une alternative au socialisme réel? Merci pour ceux qui cherchent un boulot, comme d'autres cherchent une oasis dans le désert.

Nemesis

Monsieur Walbania, si vouscorrespondez vous-même au profil de cadre à la recherche d'un emploi que vous décrivez, je ne saurais trop vous conseiller de créer votre propre emploi.

Vous me direz : pas d'idée, pas d'argent. Mais vous n'avez besoin ni de l'un ni de l'autre pour entreprendre. Il y a certainement quelque chose qui vous passionne, le vin, la sculpture, les vieux livres, que sais-je ?

Eh bien achetez-en et vendez-en ! N'importe où ! Et si vous voulez faire cela discrètement avant de percer, un bon conseil : EBAY vous tend les bras !

Tout vaut mieux que l'inactivité quand on est dans la force de l'âge.

Votre dévoué,

Nemesis

E.G. Simon

Le Sénateur ne nous pose pas la "question", cher "N"; vous ne pourriez de toute façon lui fournir de réponse utile ou exacte. A.D. nous interpelle à juste titre sur ces coûteux organes qui "comptent les chiffres" (et leurs procédures en forme d'alambic opaque et à retards), avec pour résultat une VALEUR AJOUTEE NULLE pour des patrons qui doivent oeuvrer à façonner un futur durable (un terme repêché par des Ecolos, tels Ph. Defeyt ).

Ceci me rappelle la manie des dirigeants publics dans toute l'U.E. à consulter les chiffres d'EuroStat pour nous "fabriquer" l'avenir UE / BE / RW / etc. grâce à leur regard aigu "dans un rétroviseur". Dites-nous donc ce que "coûtent" EuroStat, Forem, ONEM & Co (en vrais chiffres/an; en % d'emplois non productifs)? Car ce qu'ils font n'est que de dresser - pour l'histoire? - l'image des effets néfastes d'activités productives contrariées sans cesse : par des législation pesantes/obsolètes, par des organes de "contrôle" bien peu contributifs à la santé économique, par des administrations aux interlocuteurs pas toujours compétents, par des règles de la concurrence inappropriées face à la réalité du monde (car coincées dans des principes inadéquats). Ce tout enchevêtré handicape plus qu'il ne dynamise un tissu industriel et commercial européen sans vraie croissance ... donc avec chômage élevé et persistent ... que l'on compense par des "emplois précaires imaginés par des cabinets PS & Co" depuis 30 ans en RW! Faire alors dans l'Europe sociale leur donnera bonne contenance ...

Ce que nous souhaitons c'est une VISION vraiment perspective et réaliste de la part de nos dirigeants publics (pas du genre Stratégie de Lisbonne 2000 réajustée en 2005 ... ni des plans CAWA relookés en "Marshall"). Ce sont aussi des salariés "motivés" à faire avancer leur employeur (et à avancer eux-mêmes dans la foulée), PLUS des "interlocuteurs dits sociaux" un peu moins casseurs d'élan économique (N exemples historiques, pour vous qui savez lire).

L'ECHO du W-E (4 mars, en p.40) porte encore deux articles éclairants sur les actions contre-productives de divers organes "supra" (UE). C'est sans parler de tous ceux qu'on nous mitonne dans 300 régions d'UE. Exemple : dernière invention "supra": création d'un "Institut" pour corriger les inégalités entre les sexes. Ce sont les iraniennes, les chinoises et d'autres qui devraient en bénéficier par priorité afin de leur donner une liberté de vie, sinon de doper leurs salaires de misère ... Mais ça n'intéresse pas nos affiliés FGTB & Co : ici "chacun pour soi".
Peut-être au fond devrait-on leur envoyer Mme la Sénatrice A-M. Lizen?

Nemesis

Un petit exercice pour EG Simon.

Ecrire dorénavant en respectant les consignes suivantes :

-Cinq phrases courtes par post maximum;
-Pas de parenthèses;
-Pas de majuscule;
-Pas de digression;
-Pas d'évocations de votre parcours personnel.

Au nom de la communauté des internautes,

Merci.

Votre,

Nemesis

E.G. Simon

@ Nemesis :
Une seule et dernière fois. Ne tâchez PAS d'imposer vos règles personnelles à cette communauté; vous pourriez alors trop ressembler aux
gauches diverses qui se délectent à "réglementer" la vie de tout-un-chacun! Déjà dit, si cela vous désintéresse, SAUTEZ.

Car d'autres personnes - qui elles ne collent pas de commentaires sur ce blog - nous lisent néanmoins (je le sais par leurs messages personnels). Et je n'en fais aucune gloriole égocentrique(j'ai passé l'âge des fariboles estudiantines). Contentez vous donc d'être créatif, constructif, et d'agir au-delà du texte (comme je le fais dans la vie) plutôt que de blâmer autrui.
A + , comme disent mes fils.

Alexis de Tocqueville

Un think tank flamand www.workforall.org propose cette analyse des chiffres du chômage publiés par le Bureau du Plan : "Si on fait les corrections nécessaires, soit partir du principe que les bénéficiaires d’allocations de chômage n’entrent pas en ligne de compte dans la colonne « employés » comme le fait le Bureau du Plan pour les prépensionnés qu’ils comptent comme « inactifs », on constate que l’emploi créé en 2005 est de seulement 26.900 unités qui porte le total des chômeurs à 1.080.000 soit 21,6% de la population active.
Où sont allés ces 26.900 jobs ? Probablement pas dans l’industrie qui est à son plancher mais plutôt dans les services et, très vraisemblablement, dans la sphère des services subsidiés. On peut donc se demander quelle est leur valeur ajoutée pour l’économie."

JM

Il est un autre indice parallèle dont on parle moins c’est celui du nombre de faillites en Belgique : ce chiffre doit mettre en évidence le parcours d’ indépendants, TPE ou PME qui n’ont pas résisté jusqu’au bout à toutes les contraintes. Au delà des demandeurs d’emploi, ceux-là ont voulu entreprendre seuls et risquer : même sous le couvert d’une société, ils restent au début responsables sur leur bien propre, encombrés de démarches administratives, ils doivent être vigilants à tous instants et sur tous les tableaux. Leure compensation est celle d’une certaine liberté mais payée bien cher.

alex

Walban:
Superbe! :-)))

Jean-Philippe

E.G. Simon,
Ne prenez pas Némesis en grippe. Il vous propose un petit exercice. Elle ne vous impose aucune consigne.

La situation du chômage est malheureusement lamentable en Europe de l'ouest. Les pays de l'Europe de l'est s'en sortent grâce aux baxters financiers de l'U.E.

21.6% de chômeurs auxquels il faut ajouter les pensionnés, les écoliers, etc... font que les impôts d'un actif servent à financer près de 3 inactifs (en moyenne). Ce chiffre est alarmant. Car soit on ponctionne ceux "qui ont le chance de travailler" soit on procure un emploi à tout ceux en âge et capacité de travailler afin de faire décroître cette moyenne.

Malgré sa générosité, notre système social ne nous épargne pas les SDF. Signe des limites de ce système. On guise de "remède" (j'ai horreur de ce mot), on propose le contrat entre les générations qui consiste a retarder l'âge de la mise à la retraite ou à la pré-retraite en vue de limiter le nombre d'inactifs. Autant poser une rustine sur un pneu poreux. C'est l'ensemble du système qui devra être revu. Plus on tarde, plus les chances de redynamiser la solidarité sociale s'ammenuisent. Et ce n'est pas la siccion de la sécurité sociale qui est une solution.

Une question me paraît évidente. Si je paie 1000 Euros d'impôts comment sont-il répartit ? Quelle part de cette somme est attribuée au fonctionnement des divers gouvernements et de leurs administrations. J'ai entendu des choses folles, comme 30%. Est-ce vrai ?

ced

On défile contre la "précarité" - le CPE - en France. La précarité, c'est le chômage de masse.

Ce qui commence à devenir agaçant dans ce discours "anti-précarité", c'est le soupçon permanent d'une partie de l'électorat sur le patronnat : on parle de licenciement "facilité" avant d'évoquer le terme embauche. Alors que le CPE facilite l'accès au chômage, en cas de non-reconduction du contrat.

Valérie P., porte-parole de l'UMP, sur iTélé hier face au Rédac chef de l'Huma : "Mais, vous savez, l'UMP est très loin de la droite américaine..."

Nous avions remarqué, merci.

Et pendant ce temps, on pavane en Angleterre.

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