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27 mars 2006

Commentaires

Michael

Le PS progresse dans les sondages (lire LLB). Inutile d'imaginer que le gouvernement wallon puisse s'inspirer de ce nouvel exemple de réussite. Moins de fonctionnaires + transparence, autant dire adieu aux électeurs captifs...

Foguenne

Il a fallut un courage énorme pour lancer ces réformes, je ne crois pas que ce soit possible en wallonie, malheureusement.
Bien sur, ces réformes ont été très difficiles et même très radicales.
En 1996, j'ai commencé ma carrière professionnel en Suisse, comme infirmier, il y avait une multitude de soignants canadiens car avec les réformes, ils n'avaient plus d'emplois "stable" au Canada.
J'ai gardé des contacts avec plusieurs et actuellement, ils sont retournés au Canada ou ils bossent dans des conditions satisfaisantes. (meilleurs qu'en Belgique de toute manière ce qui n'est pas difficile.)
Bien sur, toute dépense est "étudiée" mais n'est-ce pas normale ?
Il a fallut un certains temps pour "rééquilibrer" le système des soins mais c'est plus ou moins chose faite.
En Belgique, nous attendons que ce soit la "cata" pour bouger, ça sera encore plus douloureux que la-bas.

Robert  J

Dans le redressement du Canada,intervient aussi son très gros secteur minier, petrolier et ressources naturelles en générale.Les prix de ces matières premières
(cuivre ,zinc,or,argent ,nickel etc)ont en moyennes plus que doublés ces 2 dernières années ! J'ai l'impression que l'Afrique du Sud et Australie ont eu aussi une évolution favorable pour des raisons similaires.Mais ceci ne devrait pas enlever le mérite à cette reprise en main par le Canada,qui semble s'inscrire dans un cercle vertueux,
"aide toi et le ciel t'aidera".
"La France n'a pas de pétrole mais des idées" clamait le slogan, mais c'est mieux d'avoir les deux,si on ne s'endort pas sur ses lauriers !

Replicant

Le Canada est un bel exemple, mais attention aux mélanges car vous citez d'abord les mesures prises par le Gouvernement fédéral pour ensuite parler de la baisse du chômage au niveau provincial et ceci en prenant comme exemple une des provinces les plus florissantes économiquement. Le Québec n'est d'ailleurs pas sans rappeler la Flandre dans ses vélléités de voler en solo...

Je soutiens l'idée de Didier Reynders de fondre région wallonne et Communauté française, une fusion qui aurait dû être effectué en même temps que la création de la Région flamande, nous aurions gagné du temps et de l'argent. Une mesure qui permettrait de faire passer à la trappe plusieurs cabinets ministériels, très coûteux.

Omar

Le reportage de France 2 montrait bien qu'au Canada les ministres et parlementaires ont montré l'exemple: réduction du train de vie des ministres et des ministères, publication des frais, gel des salaires des parlementaires. Avec plus de ciquante ministères en Belgique, il devrait être possible d'en supprimer quelques uns.

Cosette

Je soutiens aussi l'idée de fondre Région Wallonne et Communauté française.
Il est vrai que chez les flamands c'est beaucoup plus clair depuis le début.
On devrait ainsi pouvoir faire des économies.
On est un tout petit pays et on a des institutions pléthoriques.
Je n'ai pas vu l'émission de France 2 sur le Canada mais plusieurs personnes de mes relations en parlaient le lendemain avec intérêt.

Promethee

Le problème en Belgique, c'est que le mot "réforme" fait peur et que les conservateurs ne sont pas ceux que le bon sens populaire a tendance à croire. Lorsque le joueur de flûte de Hamelin aura cassé son instrument, peut-être que certaines souris comprendront enfin...

Paul

Je viens de voir un reportage à la télé. Le Canada cherche des immigrants francophones et ils "recrutent" en Belgique. Avis aux amateurs.

Molinari

Puisqu'on parle du Canada, Raymond Coemans sera sans doute intéressé d'apprendre que le nouveau premier ministre, Stephen Harper, est un ancien libertarien. ;-)

http://www.quebecoislibre.org/06/060115-2.htm

Pistache

Aux candidats potentiels à l'immigration au Québec (cfr le post de Paul): faites gaffe... Ca fait des années qu'ils recrutent, j'ai été fort interessée et me suis beaucoup renseignée, et au finish c'est surtout un beau coup de marketing.

Ca coûte cher, mais... ça rapporte pas grand chose ; parmi les principales sources de soucis rapportés par ceux qui ont tenté l'expérience et en sont revenus, problèmes de reconnaissance des diplômes par des ordres professionnels assez protectionnistes, système de santé limite cata - c'est gratuit mais ça vaut pas grand chose!, taxation plus importante que ce qu'ils pensaient...

Ca ne veut pas dire que l'immigration au Canada est à rayer de la liste, mais apparemment choisir le Québec pour s'y installer (comme le font la plupart des francophones), c'est un peu comme de s'installer en Belgique en optant pour Charleroi... Mieux vaut aller voir du côté Ouest.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur "l'envers du miroir" québécois, je recommande chaudement http://www.immigrer-contact.com/ (concerne aussi l'immigration vers le reste du Canada, les USA, l'Australie,... mais surtout fréquenté par des gens tentés par le Québec)

Paul

"C'est comme s'installer en Belgique en optant pour Charleroi". Amusant mais exagéré. La Québec c'est différent et il n'y a pas Van Cau. Mais il est vrai que l'Alberta offre plus de potentiel économique.

Pistache

Cher Paul,

je ne voulais pas dénigrer votre message, excusez-moi. La comparaison Québec-Charleroi est peut-être exagérée, elle m'a seulement été faite par un belge ayant finalement changé de province au Canada...

Petit extrait d'un article de presse tout récent, concernant d'ailleurs non pas seulement le Qc mais tout le Canada...:

http://www.cyberpresse.ca/article/20060326/CPACTUALITES/603260513/1064/CPACTUEL
"... Selon David Ley, professeur à l'Université de Colombie-Britannique et directeur du centre d'excellence en recherche Metropolis, la relative indolence de l'économie canadienne par rapport aux économies survoltées de l'Asie est l'un des facteurs qui peuvent expliquer la perte de vitesse de l'immigration au Canada. L'autre facteur, ce sont les problèmes des immigrants à faire reconnaître ici leurs diplômes et leur expérience de travail.

Le Canada réussit à attirer tous les ans plus de 245 000 immigrants. Mais un nombre croissant d'entre eux, incapables de trouver un travail à la hauteur de leurs compétences, rebroussent chemin ou tentent leur chance ailleurs.

Selon une étude récente de Statistique Canada, 40 % des travailleurs qualifiés et des gens d'affaires qui immigrent au Canada repartent en moins de 10 ans. Un immigré qualifié sur deux reste moins d'un an. ..."

Voilà... ça mérite de s'y arrêter, non?

Replicant

En effet, comparer Québec à Charleroi est tout à fait déplacé, car même si la langue nous rapproche, si comparaison à faire il y a, elle doit être faite avec la Flandre d'un point de vue économique.

En ce qui concerne l'immigration, en effet, les possibilités existent depuis des années. Pour nous, le point d'entrée le plus accessible est le Québec, tout d'abord parce qu'ils permettent chaque année à quelque 50.000 francophones de s'installer chez eux et ensuite car le Québec est la seule province qui jouisse d'une politique autonome en matière d'immigration, les autres dépendant du fédéral.

Si les portes sont ouvertes, les conditions d'accès sont strictes : les délégations informent des besoins en main d'oeuvre (infirmiers, ...) et informent des secteurs bouchés. Ensuite on remplit un questionnaire dotn chaque réponse positive donne droit à un quoté de points. On parle le français, on connait du monde sur place, on a un capital de départ pour s'installer (autant de questions qui donnent droit à des points)... Si on obtient un certain pourcentage de points, on est alors appelé pour un entretien individuel. Si celui-ci est positif, la grande aventure commence. A savoir qu'ils sont très intéressés par les indépendants.

Le but du Québec, bien évidemment non officiel, est de faire venir un max de francophones pour contrer l'afflux massif d'asiatiques anglophones. Des francophones qui seront très utiles si d'aventure le Québec devait à nouveau se prononcer par référendum sur sa souveraineté... Rappelons qu'en 1980 et 1995, les scores étaient serrés.

Pistache

Replicant, je crains que vous et Paul ayez manqué un brin de la comparaison: l'idée du gars qui me l'a sortie etait, je crois, non pas Québec=Charleroi mais "le Québec est à l'Amérique du Nord ce que Charleroi est à la Belgique".

Le système d'évaluation des immigrants que vous décrivez fort bien (et qui est appliqué aussi, notamment, par l'Australie et la Nouvelle-Zélande) est intelligent, je trouve - immigration choisie et non subie. MAIS le problème qui se pose ensuite, pour beaucoup de gens (qui ayant été sélectionnés ont l'impression que leur profil convient aux besoins du pays), est de faire reconnaître leur expérience et leur diplôme. Le fédéral est conscient du problème, et dit essayer d'influer sur les ordres professionnels provinciaux, mais ça n'a pas l'air de faire beaucoup d'effet...

A noter aussi que les ordres professionnels concernent beaucoup beaucoup de métiers (voir http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/francais/emploi/ordre.html)
Et obtenir la reconnaissance par l'ordre relève d'un parcours du combattant (dans mon cas, cela signifiait outre fournir moults documents détaillés bien sûr, et payer pour ces formalités, repasser des cours, des examens, des années au statut de stagiaire, ... C'est bien joli tout ça, mais pas très engageant.

Voici un autre avis, venant de http://www.immigrer-contact.com/frame.php3?action=accueil

(...) En tant qu'immigrant, quelles sont les chances d'intégrer un ordre professionnel? Tout dépend de l'ordre concerné. Certains sont relativement accessibles d'autres presque complètement hermétiques.

L'Ordre des Médecins est l'exemple typique de la seconde catégorie et l'illustration d'une des plus grosses aberrations du Québec. Alors que le manque de médecins se fait cruellement sentir, il est pratiquement impossible pour un immigrant d'obtenir des équivalences malgré un niveau universitaire souvent largement supérieur à celui obtenu par les médecins québécois. Pour un médecin étranger, cela se traduit souvent par l'obligation de refaire partiellement ou totalement ses études.

Le gouvernement a récemment laissé entrevoir un espoir d'ouverture, mais aucun résultat concret ne vient corroborer ces promesses. Un médecin français de nos connaissances pourrait témoigner de l'extrême mauvaise volonté de l'Ordre à examiner son dossier et donner suite à ses demandes. (...)

Nina

Supperbe les comentaires de Martin Massé! On a quelques problemes qui sont planetaires (J´habite au Bresil) L´Europe est toujours un exemple de transformation pour aceder la globalization si important en ce moment de vie interplanertaire ou "tout les choses sont- elles aidés ou pour aider "Il nous donne dans le text la conscientisation
que chacun peut y avoir. Nina.

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