Ma Photo

Inscription

Blog powered by Typepad

« Militante ou terroriste? | Accueil | Campagne indécente pour la sécurité sociale »

09 mars 2006

Commentaires

Super Wallon

Vaste débat et je comprends que vous souhaitiez récolter les avis avant de prendre une décision. Difficile de prendre ses responsabilité concernant un débat que j'estime également être d'une importance énorme.

Si je puis comprendre les désirs des candidats gays à l'adoption et que je suis convaincu de leurs intentions louables, je me pose également des questions sur l'agenda. Les mentalités sont-elles prêtes ? Ces enfants ne vont-ils pas souffrir de moqueries ou autres dans quelques années ? Trouveront-ils un équilibre émotionnel, affectif... Parviendront-ils à se structurer comme des enfants élevés au sein d'un couple traditionnel ? On peut pencher dans un sens comem dans l'autre tant il est vrai qu'un enfant de divorcé aura également des dfficultés à surmonter l'échec affectif de ses parents.

D'un autre côté, je ne pense pas non plus que les décideurs politiques doivent être en harmonie avec les volontés de la population. Je pense qu'il faut surtout penser à l'avenir et mettre en place l'avenir de la société. Le déabt et les décisions doivent être forcées, de temps en temps. Si nous n'avions pas poussé au suffrage universel, à l'égalité des femmes, etc... Où en serions-nous ? Le politique ne doit pas prendre des décisions dans le seul but électoral, il doit oeuvrer pour le bien commun, sans se soucier de son avenir politique. Bush doit ratifier le protocole de Kyoto même si cela signifie son suicide politique... Le vrai problème de la politique, ce sont les échéances électorales qui interdisent tout débat sain. Les politiques travailleraient plus sereinement et plus efficacement si les échéances étaient allongées.

La question est donc : est-il vital de légiférer en faveur de l'adoption ? Je pense personnellement qu'un enfant peut s'épanouir au sein d'un couple homosexuel. Bien évidemment, il aura à affronter pas mal de difficultés et de préjugés, mais n'est-ce pas le lot de tout enfant ?

Klein

Indépendamment de mon attitude plutôt favorable sur la question, j'aimerais mentionner un petit élément par rapport à un argument souvent utilisé pour justifier l'adoption par les couples homosexuels :
bien que je ne sois pas expert sur le sujet, il semble que la plupart des (rares) études ne montreraient pas d'effet de l'orientation sexuelle des parents sur le bien-être psychologique ultérieur des enfants.
J'aimerais toutefois remarquer que ce type d'affirmation repose généralement sur une présupposé statistiquement inexact: ces études testent généralement si l'hypothèse (qualifiée de "nulle") selon laquelle il n'y a pas de différence entre enfants de couples normaux et homosexuels peut être rejetée (ce qu'on fait par convention lorsqu'il y a 95% de chance que l'hyptohèse nulle soit fausse, étant donnée la grandeur de la différence observée).
Mais elles ne nous disent rien sur la question de savoir si cette hypothèse est vraie (ce qui à ma connaissance est impossible!).
Logiquement, ce n'est pas parce qu'une hypothèse ne peut pas être rejetée (ce qui est, conventionnellement, le cas lorsqu'il y a 95% de chance ou plus qu'elle soit fausse!), qu'elle doit être pour autant acceptée. Par exemple, si un test statistique montre qu'il y a 35% de chance qu'une différence entre enfants de couples homosexuels et enfants de couples hétérosexuels, soit due au hasard, le chercheur, par prudence, ne rejettera pas l'hypothèse nulle (selon laquelle il n'y a pas de différence). Mais cela ne signifie pas que cette hypothèse nulle soit vraie (il y a 65% de chances qu'elle ne le soit pas)!

Donc, à mon avis, les résultats des études qui se basent uniquement sur des tests de signification statistique doivent être pris avec des pincettes!

Souvent, le manque de formation statistique des chercheurs en psychiatrie, et même des comités de lecture des revue scientifiques, mènent à des interprétations fallacieuses.

Ce type d'études pose évidemment une question épistémologique plus globale: peut-on mesurer le bien-être psychologique de façon fiable, c'est-à-dire attribuer des "scores" de bien-être aux individus sur différentes dimensions et les classer en fonction de ces scores?

cactus

Le respect, le dialogue, l'apprentissage, l'amour voila pour moi la clé du bonheur familiale et qu'on soit homo ou pas, séparé ou pas. Mais dans le cadre de l'adoption ou même de la procréation comment voulez-vous mesurez l'épanouissment possible d'un enfant? Je suppose qu'un suivi genre planning familial est fait dans le cadre de toute adoption, non?

-

Indépendamment de mon avis sur la question, je me demande comment seront gérées les "conséquences" du vote de cette loi. Quelles seront les modalités pratiques d'adoption: mettra on sur un même pied d'égalité un couple homosexuel et un couple hétérosexuel désirant adopter? Y aura il une priorité d'un couple par rapport à l'autre?
La question semble anodine, mais elle nous permettra de voir si l'adoption ne souffrira plus d'aucune discrimination ou s'il restera malgré tout une différence réelle d'égalité entre les différents couples.

Mango

On peut se demander si les enfants d'homos ne seront pas aussi intégrés dans 20 ans que ne le sont aujourd'hui les enfants de divorcés (légèrement stigmatisés dans les années 70). Toutefois, l'adoption pose les questions suivantes :
1. Ces gosses subiront l'ostracisme anti-homo; 2. L'altérité père-mère prépare et participe d'un des fondements de notre société sexuée; 3. Il est indispensable pour les couples lesbiens d'avoir une figure masculine forte dans l'entourage (oncle, parrain); 4. On va trop vite en besogne par rapport au mariage homo à peine digéré par la population. Attention aux retours de balancier.
Mais je m'interdis d'instituer une sorte de droit à l'enfant. Les gays et lesbiennes sont tout aussi capables d'éduquer des enfants.

SFo

Le plus à plaindre sont les enfants qui serviront de cobayes à cette 'expérience socio-culturelle ex-vitro'...

cedric


Etant homo, cette question de l'avis sur l'adoption m'a été posée plusieurs fois. Si je dois bien avouer que, par principe, je ne suis pas favorable à cette avancée, qui suit peut-être de trop près le mariage, je suis aussi forcé de me dire que je ne dois pas prendre mon absence de désir d'adoption pour une généralité et accepter des faits : un enfant est sans nul doute mieux élevé par un couple homo stable (situation de plus en plus courante dans notre société, un effet du mariage sans doute, et tant mieux).

Je vis à quelques pas de quartiers "sensibles" à Bruxelles, où il est déjà difficile d'imposer son orientation sexuelle. J'imagine parfois mal l'attitude d'autres enfants dans des écoles où , en tout cas ici à Bruxelles, une forte population musulmane risque de mal encaisser le choc culturel. II n'est un secret pour personne que leur position sur l'union homosexuelle ou l'adoption est négative. Alors, je me dis souvent : tout cela va un peu vite. Mais voilà, il faut le reconnaître, cette loi peut venir épauler, disons clarifier, des situations existantes et non protéges par la loi.

C'est peut-être ça au fond, le libéralisme (idéologique) : c'est la garantie que chacun bénéficie des mêmes droits et des mêmes devoirs. Ce qui l'oppose bien souvent, et plus qu'on ne le pense, au conservatisme.

Moi, je milite dans mon coin pour le droit à l'indifférence (en matière sexuelle en tout cas).

Ce qui doit primer dans ce débat - et c'est là où je m'oppose aux conservateurs et aux religieux même si je n'ai pas d'avis tranché sur la question -, ce sont les faits, les exemples, l'amour, l'épanouissement. Qu'un enfant "doive par principe être élevé par une mère et un père", d'accord, évidemment, mais c'est un commandement qui ne résiste plus à l'analyse objective de la civilisation occidentale...

My 5 cents to the debate.

cedric

"un enfant est sans nul doute mieux élevé par un couple homo stable (situation de plus en plus courante dans notre société, un effet du mariage sans doute, et tant mieux)."

Je n'ai pas terminé ma phrase : "que dans un couple désuni, d'alcoolos voire dans un orphelinat..."

Cosette

Problème compliqué. Je suis certaine que les homosexuels sont très capables de s'occuper d'un enfant mais le problème de l'adoption n'est déjà pas si simple. On ne cesse pas de voir des reportages ou des articles sur les problèmes vécus par des enfants que des couples ont été cherchés en Asie ou en Amérique latine. Un reportage de feu le Magazine ACTUEL (RTBF)montrait des jeunes coréens qui retournaient en Corée pour essayer de découvrir leurs racines.
Moi j'ai parfois une gêne face à l'adoption tout simplement. Certaines personnes sont obsédées par l'idée d'avoir un enfant. Mais je crois que l'enfant n'est pas un jouet que l'on se procure. Il faut réfléchir
Alors , faut-il vraiment aller si vite pour voter cette loi ?
Je ne sais pas

HP

Je ne suis pas opposé a priori à l'adoption par les homosexuels, d'autant qu'il semble qu'elle servira surtout à régulariser des situations existantes.

Ceci étant, ce qui me gêne, c'est que pour une partie de la gauche post-soixante-huitarde adepte de la contre-culture, le mariage et ensuite l'adoption par des homosexuels sont une arme contre la famille traditionnelle "bourgeoise".

Je ne suis par ailleurs pas du tout d'accord avec un certain argumentaire selon lequel "avoir" un enfant serait un droit et ne pas en avoir serait donc une discrimination. En d'autres termes, ce qui prime à mes yeux, ce sont les droits de l'enfant, et il n'y a pas d'autres "droits" à prendre en compte dans ce débat. Donc, oui à l'adoption par des homosexuels , pour autant qu'elle se justifie par des considérations pratiques particulières qui en font la meilleure solution pour l'enfant.

Richard maréchal

Les arguments contre l'adoption homo font tous long feu, parce qu'ils partent de l'hypothèse qu'il n'y a pas d'enfants vivant au quotidien dans des couples homos. Or, ces gosses existent, vivant toutes les situations décrites, bien ou mal peu importe, mais en tout cas clandestinement, sans aucune garantie juridique vàv d'un des deux parents.
Les gosses existent, ils sont je ne vois aucune raison de les laisser dans un espace de non-droit.

jigé

Mr Destexhe, voter contre en ame et conscience plutot que de courrir vers le politiquement correct "dirupien"
- c'est trop tot
- c'est décider a la place d'un mineur qu'il n'aura soit pas de père soit pas de mère
- c'est contraire à la nature du genre humain
- vous qui connaissez bien l'Afrique, comment allez vous leur expliquer pareil texte ?
Merci en tous cas de nous permettre d'en débattre

Cosette

Je me trompe peut-être mais les enfants qui vivent dans des couples homosexuels qui sont-ils ?
Soit des enfants que des hommes ont eu dans une vie précédentes avec une femme. Ils ont donc une mère même si ils vivent souvent avec leur père.
Les autres sont des enfants que des lesbiennes ont eu précédemment avec un mari ou un compagnon. Ils ont donc un père
Le reste ce sont des enfants que des lesbiennes en couple se font fait faire par insémination.
Ce sont les seuls enfants qui juridiquement peuvent créer problème

danièle

On parle beaucoup sur ce blog de désir d’enfant, de capacité d’éducation, de différence entre hétéro et homo.
Or la question centrale n’est pas « un homo a-t-il le droit d’adopter ? » mais «l’intérêt de l’enfant justifie t’il une ouverture de l’adoption aux couples homos ? ».
L’adoption est une institution destinée à protéger l’enfant, à lui donner une famille quand il n’en a plus. Retourner le débat et parler en terme d’égalité entre les couples hétéros et homos, c’est passer à côté de celui-ci.
Aucun adulte hétéro, homo, en couple ou célibataire, n’a aujourd’hui un droit à l’adoption. C’est l’enfant qui a droit à une protection. L’adoption est l’instrument juridique utilisé pour la lui accorder.

Un enfant est toujours actuellement le « fruit » de la rencontre d’un homme (spermatozoïde) et d’une femme (ovule).
Le schéma d’éducation traditionnel est donc l’éducation dans la dualité des sexes.
La nature, la réalité biologique est telle. Appartient-il au législateur de la nier en déclarant qu’un être humain peut être l’enfant de deux femmes ou de deux hommes alors que la nature elle-même ne le permet pas ?

Un enfant peut-il s’épanouir pleinement au sein d’un couple homo ? C’est probable. Les scientifiques ne sont cependant pas tous d’accord… Pour les uns, la dualité des sexes est nécessaire, pour d’autres non. Alors, lesquels croire ?
Le principe de précaution s’impose dans de nombreux domaines. Pourquoi dès lors ne pas l’appliquer à celui-ci ? L’enfant représente notre société de demain. Ne mérite t’il pas que l’on réfléchisse deux fois plutôt qu’une ?

S’il est vrai qu’un enfant a des capacités d’adaptation extraordinaires, l’adoption représente a elle seule une épreuve tant pour les adoptants que pour l’enfant. Un enfant adopté même très jeune n’est pas « une page blanche ». Il a déjà un passé, une histoire avec laquelle sa nouvelle famille et lui devront composer. Il développera très souvent un sentiment d’abandon qu’il devra surpasser pour pouvoir s’épanouir. Il rencontrera comme nous tous d’autres embûches sur son chemin et pourra même en ressortir grandit. Mais est-ce là une raison suffisante pour lui en faire affronter d’autres volontairement ?
En effet, il devra assumer ses deux papas ou ses deux mamans devant ses petits camarades. Il sera différent des autres et pourtant la société lui dira : « tu n’es pas différent ». Nous gommons aujourd’hui toutes les différences au nom du principe d’égalité. Or, les différences sont structurantes et épanouissantes. Elles peuvent constituer des repères pour l’enfant. Deux papas ou deux mamans ne seront jamais la même chose qu’un papa et une maman…Ils ne seront peut-être pas meilleurs ou moins bons, ils seront à coup sûr différents. Chaque situation différente appelle une solution spécifique. Pourquoi dès lors calquer, utiliser l’adoption ? Cet outil est-il le plus adapté ?

Laissons le temps faire son travail avant de franchir le pas… Une profonde réforme de l’adoption (pour les hétéros) est entrée en vigueur en septembre 2005, la législation autorisant le mariage homosexuel est également récente. Eprouvons-les avant d’une fois de plus copier, et risquer d’utiliser un mauvais outil.
Avec le temps, nous oserons peut-être… la différence !


Alain Destexhe

@cosette

Une précision : que des enfants vivent avec des couples homosexuels, c'est un fait. Il s'agit ici de voir si un enfant peut être adopté légalement par un couple homosexuel. Donc, aux situations que vous évoquez, il faut ajouter l'adoption d'un enfant sans lien biologique (par exemple orphelin) par un couple d'homosexuels, hommes ou femmes.

Cosette

A. Destexhe
Je suis d'accord avec vous que le projet de loi concerne l'adoption par un couple homosexuel (hommes ou femmes) d'un enfant abandonné, orphelin etc...mais je voulais répondre à R.Maréchal qui disait :
"Les arguments contre l'adoption homo font tous long feu, parce qu'ils partent de l'hypothèse qu'il n'y a pas d'enfants vivant au quotidien dans des couples homos."

Je pense que le texte de Danièle est très sensé
"L’enfant représente notre société de demain. Ne mérite t’il pas que l’on réfléchisse deux fois plutôt qu’une ?"
Je voudrais terminer par une phrase de cette même personne :"
Le principe de précaution s’impose dans de nombreux domaines. Pourquoi dès lors ne pas l’appliquer à celui-ci ? "
Je crois que j'ai tout dit

E.G. Simon

Considérée avec un certaine hauteur de vue, "un regard hélicoptère" tenant compte du "mental politique" qui nous entoure ... et scrutant tout autant des époques à venir de notre société, cette question FONDAMENTALE mérite autre chose qu'une simple accumulation d'opinions en "OUI, je suis pour / Peut-être est-ce à approfondir? / NON, je suis contre".

L'adoption est une question de FOND. Des parents adoptifs standard (père + mère) l'ont bien attesté. Il semble ainsi correct de la raisonner par des FAITS vérifiables plutôt que par on-dit; or ceux-ci sont nombreux sur le sujet ... Je vous liste 12 (DOUZE) aspects réels à évaluer, en "âme et conscience". Restons tous honnêtes dans nos réactions à ces dires.

1) Un CONSTAT citoyen : notre "droit" est lent à s'élaborer, il est régulièrement en décalage p.r. à des réalités. Mais une fois inscrit dans les tablettes "divines" d'un parlement, faire admettre que des erreurs de jugement se soient commises chez les législateurs, puis devoir installer leurs correctifs est une horreur de procédures! Qui voudrait en effet associer son image politique à cette horreur? Personne ! Est-ce tellement inexact, Mr le Sénateur A.D. et vous Mrs/Mmes les élus des arènes du "pouvoir de gouvernance"?

2) Afin de gagner les "politiciens" à leurs causes et désirs personnels, les homos de tous bords ont organisé un LOBBYING très structuré, au travers d'un réseau mondial. Et ils ont fini par faire céder diverses instances (effet dominos). Ils procèdent ainsi pas-à-pas :
1° gagner une certaine légitimité en tant que "minorités" qu'il faut protéger par voie légale (puis organiser une fastueuse gay-parade dans les grandes villes pour narguer la société ordinaire ... avec un soutien de "populistes notoires" (tels un Di Rupo et parlementaires XYZ), 2° gagner le droit à la cohabitation ... puis l'étendre à l'institution du mariage civil,
3° gagner le droit à l'insémination des lesbiennes par des donneurs anonymes et user des progrès de la fécondation/portage d'embryons sous diverses formes,
4° gagner le droit à l'adoption ... appuyé sur une argumentation très "humanisante", puis ...?

3) Si la proportion des homos dans nos population représente disons 3, 5 à 10% (?) de nos groupes humains, c-à-d autant de % d'électorat, dites-nous quel politicien se refuserait à plaire à cette proportion de voix, sachant que l'exercice du pouvoir tient parfois à 0,x % de voix de préférence??? Qu'on ne lève pas les yeux au ciel, c'est un fait quotidien de l'engagement "durable" dans la carrière! Au fait, en vieux célibataire, un PRL tel Ph. Monfils a-t-il jamais justifié sa position "je vote OUI", à l'inverse de la majorité de nos parlementaires PRL / MR qui avaient débattu en adoptant une position claire : "NON, trop tôt, pas mûr"?

4) Observez dans les années récentes ces enfants français "nés sous X": les chaînes T.V. nous les ont assez montrés. La plupart éprouvent des problèmes psychologiques persistants. Avez-vous perçu leur recherche des racines génétiques, sinon la tentative de comprendre "le pourquoi et par qui" ils avaient été rejetés? Broutilles ou droit de l'enfant qui a grandi dans un mystère étouffant? Quelles projections en faire?

5) Ayant côtoyé une lesbienne-ambivalente, j'ai pu observer chez elle des problèmes PSY et frustrations diverses liées à son passé. Son seul désir était alors de se faire concevoir une "poupée affective", quitte à devoir vivre seule par la suite hors ses angoisses (cela se plaçait après une vie de célibataire plus que friponne). Pathologie singulière diront certains, ou d'autres plus compréhensif ajouterons "rien de plus normal aujourd'hui". Tiens, j'en connais deux autres (cadres d'entreprises), qui sont d'une attente comparable!

6) Fin des années '70s, j'ai côtoyé un couple d'amis: des gens aimants, d'une belle maturité ... mais couple malheureusement stérile. L'adoption étant à l'époque la seule solution, ils ont dû se soumettre à des "batteries de tests psychologiques", d'interviews par des conseillers ... Jusqu'à se voir opposer un NIET qui les affecte toujours 30 ans plus tard. Les temps et mentalités ont changé diront certains. Mais je perçois plutôt "deux poids deux mesures" selon le jugement finalement subjectif "d'experts en âmes humaines". Les faits de justice récents nous en montrent à foison; des férus de psychanalyse s'en sont exprimé récemment et les disputes animent toujours les tenants des branches/écoles de ces professions ... Péremptoires ou relatives les opinions prononcées???

7) Si des décennies - et nombre de scandales abusifs/criminels - ont été nécessaires à nos élus pour élaborer les "DROITS de l'ENFANT" actuels, largement internationaux, qu'en fait-on dans le cas de l'adoption par des couples homos? Imposer à un innocent enfant "deux pères" ou "deux mères" qu'il n'aura pu choisir? Quelles garanties à long terme notre société offre-t-elle à ces êtres fragiles? Chaque "cas" étant arrêté demain, dans les 15 à 25 ans qui suivront, lesdits "experts" ou "politiciens favorables" seront bien loin, les problèmes posés ensuite seront traités par d'autres ... ou par la génération +1 . S'agit-il d'une irresponsabilité sociale ou quoi encore (listez donc les prétextes qui seront invoqués a posteriori)?

8) Si l'inceste est un problème qui trouve écho très fréquemment dans nos médias, pourquoi ce comportement se limiterait-il aux parents standard (père + mère)? Quelles garanties et attitudes faut-il concevoir de prendre dans les cas d'inceste en homoparentalité? Il n'y a ni expérience documentée, ni jurisprudence sur cette figure pourtant bien probable!

9) Un "couple homo stable": c'est QUOI ? Un couple ordinaire stable, on en connaît dans la société de tous les temps. Mais le phénomène du divorce touche aujourd'hui 50 à 60% des couples standard, après 5, 10 ou 15 ans. QUI peut affirmer que l'homosexualité conduit à une meilleure stabilité d'association des intérêts ou de l'affect des deux "partenaires"? Et l'enfant alors? Mensonges et dissimulations ...

10) Tous les centres médicaux travaillant sur le stérilité sont maintenant des "business" durablement établis. Curieusement, c'est chez leurs promoteurs qu'on trouve l'esprit de compréhension le plus large sur le besoin d'inséminer XYZ, même si des "entretiens" ont lieu au préalable. A côté des cas controversés de ce Dotore Antinori et ses grands-mères "porteuses" on peut assister à une répétition de "glissements éthiques" très contestables ... mais nos lois restent muettes à cet égard!

Les bonnes âmes parlementaires s'entre-disputent sur des thèmes comme l'euthanasie ou (....), mais sur des situations aussi à questionner telles que l'adoption homoparentale, cela glisse comme lettre à la poste, par 8 voix contre 7 (une majorité ordinaire, "huit éclairés" contre "7 imbéciles"?). Or on va (les Ecolos sont à l'oeuvre) jusqu'à soumettre les expérimentations cliniques sur animaux à un "comité d'éthique", on constate que l'expérimentation éducative sur enfants adoptés par des homos ne nécessiterait pas "elle, normale" de débat d'un comité comparable à celui de nos chers animaux? Sorry, ici les "commissions parlementaires" ne sont guère habilitées à exercer cet examen éthique préalable à la LOI. Car - comme noté sous mon point "3)" la neutralité d'appréciation n'existe PAS dans le corps politique. Remettez-vous en à des scientifiques et des humanistes vrais, pas à un calcul de voix. Maintenant, il est peut-être trop tard pour arrêter le fol train parlementaire, mais ne nous reste-t-il pas le Conseil d'Etat ou d'autres instances? Mrs/Mmes les "politiciens du OUI", rappelez-vous SVP l'enquête sur 18 pays européens de 2005: votre crédibilité moyenne aux yeux de la population n'est que de 25% ... Cela ne fait pas de vous des dieux de la démocratie!

11) Les "Ecolos", pourtant si soucieux et inquiets des conséquences à long terme d'un réchauffement climatique sur notre flore et notre faune, sinon aussi sur l'espèce homo-sapiens-sapiens n'ont guère éprouvé de scrupules comparables à voter "pour" une loi qui touchera des milliers d'êtres humains après sa mise en application. Sont-ils donc animés par une logique schizophrénique?

12) Après qu'un corps académique composé de philosophes, sociologues, psychologues et théologiens occidentaux ait réfléchi cette question FONDAMENTALE et publié ses opinions, les élus des gauches se sont prononcés POUR l'adoption. Faut-il considérer que nos sages sont de deux espèces: les "sages-des-gauches politiciennes" animés par la clairvoyance et les autres "sages-ordinaires" comparables à des clodos?

Une marche regroupant plus de 4.500 personnes au Cinquantenaire (sept. 2005) et ayant recueillant 22.000 signatures (déposées chez le Président de la Chambre) n'a bénéficié que d'une écoute de complaisance par les élus. Par contre, des contre-manifestants flamands (associations gays / pro-adoption s'étaient comportées de manière vulgaire et injurieuse (un procédé courant chez les extrêmes-droites flamandes). Or leurs invectives et pancartes-slogans n'ont pas ému nos politiciens de service ... Qui se sont empressés de leur donner raison par un vote inique à la Chambre "8 contre 7", gagnée la cause ...

Où reste le courage et l'équité dans tout ceci, à défaut d'y percevoir des traces d'éthique ???
= = =

Monica Ciboulette

Et où reste l'esprit de synthèse ??

Une âme dans la foule

A cedric

"un enfant est sans nul doute mieux élevé par un couple homo stable... que par un couple désuni, d'alcolos voire dans un orphelinat..."

Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade.

Une comparaison honnête ne peut reposer sur des éléments diamétralement opposés. Il aurait donc fallu demander: "est-il mieux pour un enfant d'être élevé par un couple hétérosexuel stable ou par un couple homosexuel stable?".

barjomen

Où sont les valeurs sur lesquelles se base notre société.
J’ai droit à ceci, j’ai droit à cela, il serait peut-être bon de rappeler qu’on a aussi certains devoirs à respecter.
Faire sans cesse « plaisir » à des minorités me fait peur, où cela va t’il se terminer ?

Peut-être que définir ce qu’est un enfant aiderait-il à trouver une solution ?

Et les autres pays, acceptent il de voir leurs enfants adoptés par des homos ???

Personnellement, je pense que beaucoup d’enfants souffrent de ne plus avoir de cocoon familial où ils peuvent s’épanouir en toute confiance, entouré d’une famille qui les protège les entoure et grâce à laquelle ils peuvent construire leur propre identité.
C’est pour moi, le vrai problème.

à AD
Est-il vrai qu’un couple homo à toutes les peines du monde à divorcer parce que cela n’a pas été prévu ?? Vrai ou Intox ??

Alain Destexhe

Je me renseigne (la semaine prochaine)

jean pierre

Principe de base : la loi doit etre fait pour l'intéret général cad le plus grand nombre et pour protéger le plus faible (i.c. l'enfant)
En votant, pensez y plutôt que de cautionner le politiquement correct et les revendications d'un minorité bien organisée et influente qui poursuit des objectifs purement ideologiques, sans réfléchir à des conséquences futures qui restent peu sures à ce stade de nos connaissances

Etienne

Ce débat n’est-il pas un peu dépassé ou tardif ? Le Parlement a déjà voté le projet de loi et, d’après mes infos, si le Sénat refuse le texte il retourne au Parlement. Je ne vois pas les députés changer d’avis sur le sujet. Je ne comprends donc pas votre motivation... Par ailleurs, je n’ai pas vu le MR s’exprimer sur la question avant le vote de la loi au Parlement, autrement que par le dépôt d’amendements. Par ailleurs, des amis militants de ce parti me signalent que aucun débat interne n’a eu lieu sur la question. N’interpelleriez-vous pas votre Président de parti sur ce fait ? Reconnaissez-vous ce manque de débat au sein du MR ? En ce qui concerne le sujet proprement dit, j’estime pour ma part que tous les citoyens doivent être égaux devant la loi et, par conséquent, que l’adoption, rien que pour cette raison, doit être ouverte aux couples de même sexe. Le mariage avait déjà suscité le même débat et cet argument l’avait emporté. L’adoption est un sujet très délicat mais il faut l’aborder dans sa globalité et non via le choix de la sexualité des parents. L’argument des enfants malheureux à l’école est un peu simpliste. Faut-il vraiment justifier une injustice par une discrimination ? Je réponds aussi à la personne homo qui se demande si ce n’est pas trop tôt… Cette personne, qui vit sa sexualité de manière tellement « indifférente », semble oublier le droit le plus élémentaire de tout citoyen : celui de l’égalité devant la loi

Richard Maréchal

@Cosette
Je vous laisse le point.

PS : Ca fera plaisir à Mélodius que qqun vous donne des bons points ;-)

Alain Destexhe

@Etienne

Curieuse votre question : vous préférez que je vote sans m'informer ? Quant au MR s'il n'y a pas eu de débat, c'est parce que ce sujet "éthique" est laissé à la libre conscience de chaque parlementaire. A ma connaissance, c'est d'ailleurs le seul parti qui laisse une liberté de vote sur ces questions. Certains collègues socialistes sont notoirement hostiles à l'adoption, mais ils l'ont néanmoins votée.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.