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14 mars 2006

Commentaires

melodius

Ce qui est curieux, c'est qu'on ne parle jamais au grand jamais du totalitarisme le plus meurtrier du siècle dernier, le communisme, qui n'a pas moins de 100 millions de morts à son actif.

Je ne plaide évidemment pas pour une nouvelle loi instaurant l'histoire officielle, mais cette hypocrisie n'en est pas moins tout à fait écoeurante.

dodo

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZz

kette

"...jamais du totalitarisme le plus meurtrier du siècle dernier, le communisme..."

Une petite ballade en Irak ou en Afrique devrait remettre vos pendules à l'heure du capitalisme/libéralisme.

max

La loi sur le négationnisme va à l'encontre de la liberté d'expression. Je me souviens qu'au moment du débat en France, plusieurs association de déportés et des historiens étaient contre cette loi. En Belgique, tout le monde était en faveur de cette loi liberticide. L'holocauste est un fait; on n'a pas besoin d'une loi pour empêcher quelques abrutis de le nier.

Suzette

Quand on voit l'antisémitisme qui règne dans certains quartiers de Bruxelles, on se dit qu'une loi n'est pas inutile.

E.G. Simon

Sénateur,

Sans m'être profondément informé sur cette question, mais étant de ceux qui vont parfois se recueillir à Breendonck, j'aurais envie de vous confirmer que le "sentiment" citoyen de plusieurs de mes connaissances soutiendrait absolument l'idée de votre point :
(3) les notions de commémoration et de « devoir de mémoire ».
Car elles sont directement en ligne avec un comportement civique et humain (qui se perd ...).

En ce qui concerne les autres aspects, nous aurions tendance à dire:
a) l'institution Sénat coûte assez cher à la communauté b) le temps de nos élus doit être affecté avec priorité à des questions de FOND et assez actuelles (rééquilibrage des débats à la Chambre et/ou aux régions +plus+ des réflexions à portée future.
c) le travail des historiens (et la méthode) sont clairement distincts de celui de la gent politique (je me rappelle à cet égard des débats pour/contre dans la presse janv./févr.)
d) la tendance politique à constituer des "commissions" suit une courbe d'inflation; limitons-les donc SVP à l'essentiel. D'autant qu'elles sont (pour des groupes) souvent prétexte à faire débattre d'événements en ligne avec l'idéologie qui les anime (distorsions potentielles)!

Le Sénat doit rester une chambre haute. D'accord pour des thèmes abordés avec un certain recul ... Mais lorsqu'on se rappelle l'atmosphère et certains acteurs de la commission "Lumumba" et le clairon sonné par des presses people, qu'est-ce que cela ajoute à l'histoire?
(ceci dit, je ne suis ni juif, ni enfant de déporté par les nazis, ni un ex-colonial ... et ai du respect pour chacun d'eux).
Merci de l'attention,

Omar

De fait, la commission Lumumba a été la curée pour les colons belges, mais je n'ai rien vu sur la colonisation dans la proposition de monsieur Destexhe

SV


Il n'y a rien de plus utile à faire ?

Nemesis

"Une commission spéciale chargée d’étudier les relations entre les autorités politiques nationales, la recherche historique et les demandes de la société en matière d’histoire et de mémoire." : qu'est-ce que c'est que ce brouet indigeste ? Isabelle Durant ? Cette infirmière de formation, la plus anti-libérale et incompétente des ministres jamais en place (elle est par exemple à l'origine du merveilleux débat sur les "vols de nuits" à Zaventem).

Sénateur, quand vous parlez de Sécu, c'est pour exiger PLUS de remboursement. A Auderghem, vous prenez le risque de couler le MR face au PS pour satisfaire une basse ambition ou vindicte personnelle (vous êtes déjà sénateur, ce n'est pas assez ?). Maintenant vous vous associez à Isabelle Durant pour proposer que le Sénat se mêle encore un peu plus d'écrire l'histoire.

J'ai du mal à suivre.

Votre,

Nemesis

JM

La conservation de la mémoire est un sentiment honorable, mais les commémorations, monuments et archives ont un aspect beaucoup trop statique et n’émeuvent plus. Des représentations, peut-être parfois romancées, telles « la liste de Schindler » sont nettement plus expressives et parviennent à frapper le spectateur. Je pense que c’est dans la promotion de pareils témoignages que la mémoire sera la mieux défendue. L’état reste bien loin de ces préoccupations et ce sont des initiatives privées, telles les « Enfants de la Patrie » qui ont pu en leur temps idéaliser les victimes.

melodius

On voit que les négationnistes bolchéviques sévissent jusque dans les commentaires de ce blog. Et qu'ils sont probablement prêts à recommencer à la première occasion, la vie de l'ennemi de classe ne valant pas mieux que celle d'un chien.

Jonathan Loriaux

> Melodius :

Chuuuuuut

« On voit que les négationnistes bolchéviques sévissent jusque dans les commentaires de ce blog. Et qu'ils sont probablement prêts à recommencer à la première occasion »

Jusque là je suis d'accord.

« la vie de l'ennemi de classe ne valant pas mieux que celle d'un chien. »

Mais là, c'est vraiment domage !

melodius

Je vois que vous ignorez vos classiques. tiens, Trotsky par exemple :

"Citations extraites de Terrorisme et communisme.

La militarisation du travail

* Sans les formes de coercition gouvernementale qui constituent le fondement de la militarisation du travail, le remplacement de l'économie capitaliste par l'économie socialiste ne serait qu'un mot creux. Pourquoi parlons nous de militarisation ? Il va de soi que c'est une uniquement par analogie, mais par une analogie très significative. Aucune autre organisation sociale, excepté l'armée, ne s'est cru le droit de se subordonner aussi complètement les citoyens, de les dominer aussi totalement par sa volonté, que ne le fait le gouvernement de la dictature prolétarienne.

* Le principe même de l'obligation du travail est pour les communistes indiscutable : “Qui ne travaille pas ne mange pas”. Et comme tous doivent manger, tous sont par conséquent, obligés de travailler. L'obligation du travail est mentionnée dans notre Constitution et dans le Code du Travail.

Syndicats et droits des travailleurs

* Au début, les tendances trade-unionistes relèvent plus d'une fois la tête dans les syndicats, excitant ceux-ci à marchander, à mettre des conditions, à exiger des garanties. Mais plus on va, plus les unions comprennent qu'elles sont les organes producteurs de l'État soviétique ; elles se chargent alors de répondre de son sort, elles ne s'opposent pas à lui, elles se confondent avec lui. Les unions se chargent d'établir la discipline du travail. Elles exigent des ouvriers un travail intensif dans les conditions les plus pénibles, en attendant que l'État ouvrier ait les ressources nécessaires pour modifier ces conditions.

* L'État ouvrier se considère en droit d'envoyer tout travailleur là où son travail est nécessaire. Et pas un socialiste sérieux ne viendra dénier au gouvernement le droit de mettre la main sur le travailleur qui refusera d'exécuter la tâche qu'on lui a dévolue.

La démocratie

* Notre parti ne se refusait pas à conduire le prolétariat à la dictature en passant par la démocratie ; il se rendait un compte exact des avantages offerts à la propagande et à l'action politique par une semblable transition “légalisée” à l'ordre nouveau. De là notre tentative de convoquer l'Assemblée constituante. Elle a échoué. Le paysan russe que la révolution venait d'éveiller à la vie politique se retrouva en présence d'une douzaine de partis dont chacun semblait se donner pour but de lui brouiller les idées. L'Assemblée constituante se mit en travers de la révolution et fut balayée.

Les intellectuels

* Et Kautsky d'ironiser : “De sorte que la bonne manière d'appeler les intellectuels au travail consiste à les malmener d'abord impitoyablement”. Précisément. Avec la permission de tous les philistins, la dictature du prolétariat commence précisément par “malmener” les classes autrefois dominantes pour les obliger à reconnaître l'ordre nouveau et à s'y soumettre."

Et ce n'est qu'un avant-goût !

La preuve que les communistes n'ont aucun respect pour la vie humaine, elle se trouve tout de suite après mon premier message ! Imaginez-vous quelqu'un réagissant comme "dodo" par "ZZZZZZZZZZZZ" à l'évocation de la Shoah, exprimant ainsi tout son mépris pour les millions de personnes assassinées par ses semblables ? Tout qui n'est pas anti-communiste est un ennemi du genre humain et de la civilisation.

Philippe S.

Bravo Melodius, rien à rajouter.

Pour ceux qui n'ont pas le courage de lire Trotsky, vous pouvez toujours vous rabattre sur "La ferme de animaux" Très bon pamphlet très évocateur de ce que fut LE totalitarisme du 20e siècle

Pierre Verschueren

"Mélange des genres"

Comme tous les gens de cœur et de bon sens, nous sommes tous pour la paix, l’amour, l’amitié entre les individus et entre les peuples etc. etc.

Cela dit, faut-il vraiment que la loi définisse ce qu’il convient de penser et de dire sur tel ou tel sujet ? C’est pourtant ce qui se passe avec les lois contre les négationnismes de toutes sortes.

Ne s'agit-il pas en l’occurrence d’un mélange des genres très peu cartésien ?

Que l’on nie l’holocauste est une ineptie. De là à rendre punissable le fait de prétendre qu’il n’y a pas eu 6 millions de Juifs assassinés sans autre motif que leurs origines, mais seulement 5 ou 4 ou 3 ou moins encore... Il n’y en aurait eu qu’un seul que cela eut déjà été impardonnable.

Que Bruno Gollnisch du FN soit inquiété pour avoir déclaré lors d’une conférence de presse : « Sur le nombre de morts et sur la façon dont ils (les Juifs) sont morts, les historiens ont le droit d’en discuter » peut sembler excessif.

Autre pomme de discorde très actuelle, la loi française traitant de la colonisation, qui pose un problème dans la mesure où elle affirme le « rôle positif joué par la France ». Pourquoi ne pas supprimer le mot « positif » afin que plus personne n’y trouve à redire, sauf bien sûr à contester le fait que la France ait joué un rôle quelconque dans ses anciennes colonies, ce qui serait absurde. Car pourquoi la loi porte-t-elle sur ce rôle un jugement de valeur ? Ne vaudrait-il pas mieux que tout le monde puisse en discuter librement, dans le style du verre à moitié plein pour les uns, à moitié vide pour les autres.

Le président iranien, dangereux agité du bocal s'il en est, ne vient-il d’ailleurs pas de démontrer par l’absurde l’ineptie de telles lois en déclarant en substance « Dans le monde occidental, tout le monde peut impunément nier l’existence de Dieu, mais nier l’holocauste est un délit ! » ?

Qu’on en revienne au bon vieux principe de la liberté d’expression - tempéré uniquement par l’interdiction de l’incitation à la haine et à la violence. On s'est assez battu pour conquérir cette liberté, il y en a qui sont morts pour elle. Ce que certains beaux esprits, dans leur obsession d'imposer leur vision du politiquement et donc historiquement correct, semblent avoir tendance à oublier.

La loi doit fixer des règles de conduite à respecter par les citoyens, non des manières d'interpréter l'histoire. Cela, c'est aux historiens de le faire. Il n'y a en définitive que les régimes totalitaires pour se livrer au petit jeu qui consiste à définir ce qu'il est permis de penser ou en tout cas, d'affirmer.

Si quelqu’un nie les horreurs du régime nazi, celles du génocide des Juifs, des Arméniens, des Tziganes, des Tutsis, des Indiens d'Amérique, etc.etc., que sa punition soit d'être regardé avec mépris et de se couvrir de ridicule. Mais doit-il faire de la prison pour autant, comme ce minus habens de Siegfried Verbeke qui a moisi trois mois en taule pour négationnisme ?

Que celui qui célèbre le rôle « positif » joué par la France dans ses colonies soit regardé avec scepticisme par ceux qui en doutent...

Que celui qui nie l’existence de Dieu soit regardé avec commisération par ceux qui savent...

Que celui qui tient les présents propos soit honni par toutes les belles âmes...Mais pas mis en prison, non pas ça, siouplaît !


Gribouille

Que c'est agréable à lire un texte bien écrit et plein de nuances.
Bravo

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