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« Une commission spéciale "mémoire" au Sénat | Accueil | L'absentéisme (suite) »

15 mars 2006

Commentaires

Minarch

Il serait intéréssant de comparer avec nos voisins Européens.
Des chiffres dispos peut-être?

Merci d' avance.

deborah

Et l'absentéisme aux séances de la chambre, du sénat et des différents parlements, vous l'avez repris dans vos statistiques?

deborah

Par exemple : séance du sénat du jeudi 9 mars après-midi, lors des votes : 59 à 60 présents sur 71 sénateurs (non compris les sénateurs de droit) = environ 15% d'absentéisme.

Minarch

et l' absence virtuelle Deborah?
Ce sont, par exemple, les fonctionnaires de la RW qui profitent de leurs heures de bureau pour surfer sur le web. (avec MON pognon!)!

alex

Minarch poste à 10.51 (am).

Heu, t'es pas au boulot, là? :-)))

Alexis de Tocqueville

Pour élever le débat, j'ai parcouru les conclusions. Coût de l'absentéisme pour 2004 : 6,6 milliards d'euros. Autre conséquence : la nécessité d'engager des interimaires et une gestion plus imprévisible. La diminution de l'absentéisme permettrait donc de diminuer le nombre de fonctionnaires et donc les impôts. Excellent pour la croissance économique (inférieure de moitié à la croissance mondiale depuis 20 ans)et l'augmentation d'emplois privés plus productifs. (Ceci dit sans jeter la pierre aux fonctionnaires vertueux qui sont nombreux).

Pascale

Je vous ai entendu ce matin à la radio. J'avais aussi lu votre livre sur la particratie. Je suis à 100 % d'accord avec vous. J'étais aussi d'accord quand vous avez dit qu'il fallait dégraisser la fonction publique.
Je travaillais, en des temps meilleurs, dans un cabinet ministériel. J'ai depuis réintégré les services de l’administration provinciale où je suis employée à ne rien faire !
Vous avez bien lu ! S'il ne s'agissait que de moi ... mais hélas, nous sommes beaucoup dans cette situation. Il y en a que cela agrée et d'autres comme moi qui s'en plaignent amèrement et qui n'en sont vraiment pas fiers.
Merci de dire tout haut ce que les bonnes gens disent tout bas.
Pascale.

JM

Quelques questions à propos de ce problème.
Public-privé. Une différence est la motivation des acteurs. Le privé implique libre initiative et créativité. La perspective d’une promotion dépend du mérite. Est-ce vrai dans le public ?
Une autre distinction est le niveau de responsabilité du travailleur. Un cadre astreint aux réunions tardives, aux visites extérieures, aux heures sup ne doit pas être concerné par cette statistique ( ce qu’on lui demande c’est un résultat). Je présume que c’est le cas ?
Autre cause de l’absentéisme : les déplacements. Observez l’entrée de Bruxelles en voiture à 8 h am ou le manque de régularité des transports en commun. Vu la banalisation du temps perdu, la statistique des navetteurs est-elle plus défavorable ?.
Dans le cas d’employés à des taches normalisées, l’administration tient très peu compte des possibilités du télétravail. Si des solutions peuvent être trouvées dans ce cadre, il y a là une
opportunité qui peut être exploitée en définissant simplement des règles contractuelles précises. Cela désengorgerait les transports, les temps perdus et permet la modularité. Où en est-on ?
Quelle est votre proposition vis-à-vis des congés dits « de maladie » ?

marco

Je rigole toujours quand j'entends des agents dire qu'ils sont payés à ne rien faire : je m'interroge sur leur bonnes connaissances des procédures en pareils cas. Ne serait-ce que par commencer à signaler leurs situations. Mais le veulent-ils ?
Quand à l'absentéisme : parle-t-on des conditions de travails dans certains secteurs publics ? Des salaires versés en retard, de la criminalisation des agents par certains ministres ?

mailman

Cela explique sans doute l'article d'hier dans la DH, "Les fonctionnaires et l'alcool"... 'faut bien qu'ils s'occupent d'une façon ou d'une autre!

Plus sérieusement, le parallèle soulevé par deborah est intéressant parce qu'il y a au moins une chose que les parlementaires/députés/ministres belges ont en commun avec les fonctionnaires belges: il y en a trop. C'est peut-être cela aussi qui pousse une partie d'entre eux à ne pas investir vraiment de l'effort dans leur travail?


E.G. Simon

Une réaction, en message vers divers aigris s'exprimant via Net/Blogs et à certains "travailleurs" vite fatigués, plus à ces biberonnés d'une société qui doit leur offrir le "tout gratuit":

Vivant de MON honnête pognon (sans aucune allocation spécieuse); "pognon" gagné en résultat d'un énorme travail personnel. Après avoir été ma vie durant ponctionné d'équivalent-allocations offerts alors à des inactifs souvent qualifiés de "malheureux" (un % d'entre eux le sont effectivement), JE - citoyen - suis autorisé à me prononcer contre des abus "institutionnalisés".

Allocations et rémunérations, ces "fruits" de l'action de qq. politiciens essentiellement clientélistes, ces verbeux du leitmotiv "solidarité" (une belle appellation usurpée). Ce n'est PAS ça le sens profond que défendaient les pères d'un socialisme respectable jusqu'au milieu du 20e siècle!

NOUS, citoyens nombreux, sommes autorisés à dénoncer ces abus amplifiés au travers de certains "piliers dits sociaux", ou de "piliers-publics" que lesdits politiciens ont enchevêtrés au fil des décennies, sans jamais se questionner après-coup quant à leur bien-fondé (des structures sans contrôles-audits sérieux). Caricature? Détrompez-vous chers râleurs et fatigués du matin!

JE viens de rencontrer un jeune (indépendant récent) qui travaille atteint d'une pneumonie, bourré d'antibiotiques, mais sans absence! Il paie déjà des contributions notables, pendant que XYZ se fait délivrer un "certificat de complaisance" parce qu'il éternue depuis le matin (mais le même ira au ciné pour se distraire le soir).

"Learning-by-Example": ainsi, lorsqu'un cadre moyen à "La Poste" me cite être à-même d'accomplir sa mission en DEUX heures de travail quotidien, cela me questionne. Ainsi quand mon sympathique Facteur (un affilié FGTB, instrument des mêmes) s'oppose à une quelconque mise en place d'outil "Géoroute" ... parce que cela mettrait fondamentalement de l'ordre dans leur cadre excédentaire (estimé à 20% = consécutif à une diminution des volumes postaux ordinaires). Et qu'un J. Theys (CEO, super manager, pas bête) n'est qu'une éminence du SP-A. ... Oui, JE me sens autorisé à poser des questions!

Idem avec des fonctionnaires "casés" dans des postes créés au fil des opportunités, sans une motivation organisationnelle claire (missions obscures ou superflues). Agents fréquemment absents (surmenage ou quoi?). A la décharge de leurs collègues, agents qui sont eux absolument nécessaires et généralement bien motivés dans leur mission. Etc.

Leçon à tirer de tous ces faits notoires, répertoriés chaque jour dans la presse ou dans des conversations de couloirs? NOUS DEVONS AGIR pour d'un réexamen de ces "missions et structures" soit amorcé, car beaucoup d'elles tournent SANS ETRE EN PHASE AVEC DES BESOINS CLAIREMENT IDENTIFIES. AGIR pour valider un nombre de "cadres" et de "procédures" fixés antérieurement dans le secteur public et des organes "para". Car beaucoup d'eux se plaignent d'un "manque de moyens" (ex.: leitmotiv dans l'enseignement Mme Arena dixit, qui ne sait plus les mettre au budget ...). Mais peu de leurs responsables se questionnent sur un concept aussi élémentaire que OPERER en "QUALITE - COUTS" équilibrés (cfr. Les constats d'enquêtes PISA tant décriés par nos chers syndicats et tant d'organes-lobbying des gauches).

Tient! INNOVATION communautaire ! Voilà que ce matin la presse se fait l'entonnoir des messages d'un groupe "GAUCHE 21" qui veut "redéfinir le progrès pour le partager". Avez-vous lu ou entendu les noms de ces célébrités? Tous les APPARATCHIKS socialo-exEcolos y sont assemblés. Leur mobilisation première: le "droit au logement" ! Faudrait nous dire si les scandales CAROLOS ont dû secouer les réseaux dirupiniens. Il y en a qui vont se faire "entubés" une seconde fois?

Par ces quelques illustrations, je comprends mieux la démotivation des VRAIS agents publics qui râlent de voir leurs collègues "glandouiller" pendant qu'eux font bien leur boulot!

Alain Destexhe

Si la région bruxelloise a su réduire considérablement les absences dans le cadre du service public c'est que c'est possible en intégrant les impérations d'efficacité et de productivité dans le cadre d'une bonne gestion publique.

Pourquoi d'autres ministères ne pourraient-ils s'en inspirer ? Le taux d'absence à la Région bruxelloise est inférieur à la moyenne du privé, il faut le souligner.

Si les absences sont élevées dans certaines administrations, les premiers responsables en sont les gestionnaires publics (ministre et fonctionnaire dirigeant) qui n'ont pas sur mettre en place les bons outils de gestion.

Franchement, des situations comme celle que décrit "Pascale" plus haut sont-elles acceptables ?

Ubu

Cher Monsieur,
Vous racontez aussi des bêtises : manque de mémoire ?
Le contrôle médical en Communauté française fut assuré, en son temps par Medconsult, organisme privé. Le contrat fut rompu pour insuffisance de résultat, si je me souviens bien : il est vrai que cet organisme avait constaté seulement 3% d'abus dans les congés de maladie des enseignants. Tiens, n'étai-ce pas sous le cabinet Hazette ?
Bref, qui veut noyer son chien l'accuse de la rage ! Vieille antienne, dit-on !

Puisque nous en sommes au stade des révélations, je suis certain que vous nous ferez un détail de vos mandats, publics et privés, et, soyons fous, une déclaration de votre patrimoine sur ce blog : ne serait-il pas temps de mettre à plat tous les abus institutionnels ? ;)
Bien à vous.

alex

Petite question en passant: La Poste doit-elle être rentable?

Doit-elle être privatisée?

Géoroute a-t-il un intérêt quelconque, si ce n'est de minuter le temps du facteur? Mais n'est-ce pas sympa d'avoir un facteur qui a le temps de s'arrêter et de discuter le bout de gras en apportant le courrier?

Navré de cette vision nostalgique, mais je pense que certaines entreprises sont structurellement déficitaires, et qu'essayer de les privatiser relève plus de la lubie de consultant.

Pierre

Je suis surpris de voir que le contrôle médical puisse se faire au sein d'un même service public. Le principe de base n'est-il pas d'éviter tout lien entre le contrôleur et le contrôlé?

marco

@EG Simon : vous connaissez des indépendants allant travailler en étant malade ? Je connais des fonctionnaires qui commencent leurs journées à 8h, la finissent à 21h, travaillent le weekend afin de terminer le boulot pour lequel ils n'ont aucune reconnaissance du monde politique.
Merci de ne pas tomber dans les généralités. L'alcoolisme et l'absentéisme sont un vrai problème mais les généraliser à l'ensemble des agents du secteur public relève de la malhonneteté intellectuelle.

@M Destexhe : vous semblez bien mal informé des mouvements actuels concernant les mouvements en cours concernants les contrôles des maladies dans les ministères francophones...

Cyril

Je m'étonne qu'on ne parle pas du régime de congé et des fameux 21 jours des fonctionnaires

Alain Destexhe

Sur les fonctionnaires, je me permets de renvoyer à un des premiers post de ce bloc du 16 janvier intitulé "vive les fonctionnaires"
http://destexhe.blogs.com/dossier/2006/01/fonctionnaires.html#comments

Molinari

"n'est-ce pas sympa d'avoir un facteur qui a le temps de s'arrêter et de discuter le bout de gras en apportant le courrier?" - Alex.

Après le droit au travail et le droit au logement : le droit aux amis ! :-D

Les infirmières-accoucheuses sont si maladroites que ça en Belgique que la majorité des gens ont la tête aussi mal en point?

melodius

Si on commençait déjà par dégraisser la fonction publique à la tronçonneuse et qu'on mettait fin à la nomination à vie, le problème de l'absentéisme deviendrait vite tout à fait négligeable...

E.G. Simon

A un dénommé "Marco, 15:18" qui distord mes propos en osant dactylographier (ses mots):

""Je connais des fonctionnaires qui commencent leurs journées à 8h, la finissent à 21h, travaillent le week-end afin de terminer le boulot pour lequel ils n'ont aucune reconnaissance du monde politique. Merci de ne pas tomber dans les généralités."" et encore "" L'alcoolisme et l'absentéisme sont un vrai problème mais les généraliser à l'ensemble des agents du secteur public relève de la malhonnêteté intellectuelle.""

Cher Monsieur (ou Madame?),
où ai-je donc invoqué de telles généralisations? Vous devriez lire attentivement mon propos (de 13:21), pour en conclure que j'attribue AUTANT de mérite à un fonctionnaire courageux et compétent qu'à un salarié du secteur privé ou celui du non-marchand. Correct ?

En ce qui concerne les FRUSTRATIONS accumulées par certains "agents publics" corvéables à merci pour un corps politique (ou pour leur propre hiérarchie), tous deux si peu enclins à comprendre ce qu'est une saine "gestion des ressources humaines", je peux recommander la lecture de qq. bons ouvrages, sinon leur participation à des séminaires de management (= GRH). J'ai croisé historiquement des profs Ulg et ULB qui opèrent dans ce segment.

Je vous signale que ces pratiques sont effectives dans nombre d'entreprises privées depuis les 10 à 20 ans écoulés ... et restent le propre de tout "VRAI CHEF", idées promues et actualisées par une association belge des directeurs GRH (et leur revue). Informez-vous donc?

Evidemment, si l'on s'en tient à ce que rabâche la gazette syndicale (dont je tiens une des dernières de la FGTB sous les yeux : des exemples de combat pris dans années '60s !) il y a de quoi croire au grand complot patronal ou à l'esclavage en entreprises. Parfois d'ailleurs aussi à écouter ce brave Mr Legrand du GERFA qui ne cesse de dénoncer des abus publics depuis 20 ans sans jouir d'une écoute accrue des Secrétaires généraux, y compris d'un Mr Jadot invoqué il y a qq. jours ??

Cosette

C'est vrai que dans le privé quelqu'un qui s'absente trop souvent risque de se voir mettre à la porte, ce qui n'est pas le cas du fonctionnaire qui est nommé à vie.Il y a d'ailleurs des gens qui changent du tout au tout dès qu'ils sont nommés.
D'ailleurs quand il y avait de l'argent, on engageait des contractuels pour combler les manques du personnel nommé.
Mais il ne faut pas généraliser, je connais beaucoup de gens travaillant dans le service public et qui sont travailleurs.
Maintenant une mauvaise ambiance peut tuer l'enthousiasme. Et je crois que c'est un des problèmes de l'absentéisme dans l'enseignement.Pas facile. J'ai déjà discuté avec des infirmières qui m'ont dit qu'un service fonctionnait bien quand le chef de service le tenait avec fermeté mais aussi psychologie et doigté.
Cela devrait être la même chose dans la fonction publique mais actuellement il y a beaucoup de petits chefs , de petits coqs suffisants qui essayent de se faire bien voir.

Richard Maréchal

Je discuttais l'autre jour avec un policier. Il faisait ses comptes pour voir le nombre de je de congé de maladie qu'il avait "épargné" pendant sa carrière, et donc auxquels "il avait toujours droit", et qui lui permettraient de partir plus tot à la pension, du genre vers 55 ans.
Puis ce matin, avec un cadre du secteur banquaire, qui risque fort de se faire mettrez à la pension de force à 60 ans (alors qu'il souhaite encore travailler). Il touchera une prime de départ supposée couvrir le manque à gagner. Cette prime sera taxée sur une seule année fiscale au taux marginal de 55 %. Sans doute pour payer les jours de "maladies" des policiers....
Les fonctionnaires sont des parasites qui feraient bien d'aller lire dans le dictionnaire la définition de "commensalisme".

Nemesis

Sauf que le commensal est indifférent à l'hôte (l'orchidée sur la branche d'un arbre). Tandis que le fonctionnaire épuise son hôte.

Justin Kidam

Pourquoi les fonctionnaires, en Belgique, sont-ils nommés à vie ? Dans les pays scandinaves, leurs contrats sont strictement identiques à ceux du privé. Ils peuvent être virés de la même façon, sont engagés au travers de procédures de recrutement similaires à celle du privé à tous les niveaux, y compris communal (et, pluh-ease, ne me parlez pas du SELOR...), autrement dit via CV, entretiens, éventuellement examens, etc.

Les fonctionnaires en Belgique constituent une caste pléthorique (en particulier en Wallonie) de privilégiés. Il est temps que cela change.

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