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14 février 2006

Commentaires

Jonathan Loriaux

Si je suis assez attaché au scrutin proportionel, je ne trouve pas moins important de donner des majorités claires.

Est-ce que des études sérieuses ont déjà été menées en Belgique pour connaître l'impacte qu'aurait un changement de scrutin sur le paysage politique de notre pays.

Quid des modes de scrutins mixtes ? Si aucun mode de scrutin n'est parfait, pourquoi ne pas réfléchir à un mode mixte. Ce qui permettrait au petits partis de garder une représentation et aux majorités d'être renforcées ?

Alexis de Tocqueville

Ce que ne dit pas l'article c'est la particratie que permet la dévolution de la case de tête : vous dépendez en tant que député entièrement de votre président de parti. Car il décide de votre place "utile". Le système français a permis par exemple à un Chevènement (même si ce n'est pas une référence) d'être régulièrement réélu à Belfort comme "indépendant".

Alexandre Gilis

Je suis preneur. Au moins, les responsabilités seraient clairement établies et on ne se perdrait pas en saupoudrage pour faire plaisir à une ou deux autres formations formant une coalition. Si en plus on couplait cela à l'abandon de l'obligaton du vote, ce serait mieux. Mais il faudrait alors, du moins pour le fédéral, que les partis wallons s'allient avec leurs partis frères flamands pour composer des familles qui devraient recueillir la majorité au niveau national. Vu la tradition politique homogène au sud et au nord (les libéraux, les socialistes, les chrétiens, les verts etc) cela ne devrait pas être trop compliqué. Chaque parti resterait bien sûr autonome mais formerait une composante de la "famille" en question.

Jean-Philippe

Monsieur le Sénateur,

Même si je connais l'attachement du MR pour le scrutin majoritaire, il n'en reste pas moins que celui a montré ses limites en France (pour ne citer que cet exemple) où une nouvelle majorité passe plus de temps à défaire ce qu'à fait l'ancienne, qu'a mettre en place son propre programme.

En Wallonie, cela amènerait inévitablement le PS a occuper seul et durablement le pouvoir. (A discuter)

Ensuite, comme le fait remarquer l'un des participants à un autre débat sur ce blog, dans ce cas, la majorité écrase la minorité (qui n'a plus qu'à se taire). Les majorités de coalitions ne sont certes pas la panacée, mais elles évitent des dérives, parfois importantes, du régime. Imaginez que le CVP devienne majoritaire au niveau fédéral. Quid du Roi ? Quid de la Belgique ?

Je trouve plus important de faire prendre conscience à l'électeur de l'importance de son geste en déposant son bulletin dans l'urne. Vote-t-il en parfaite connaissance de cause ? Le MR ouvre largement ses portes à la consultation populaire à l'aube des scrutins électoraux. Nul besoin d'avoir une carte du parti pour y participer. Quand est-il des autres partis ? Quel est l'autre parti où le programme est discuté et voté point par point au sein de la plus large assemblée ?

A diverses occasions, et aux differents niveaux de pouvoir, le MR a été invité par l'électeur à participer aux coalitions gouvernantes. Cela n'a été possible qu'au travers d'un scrutin proportionnel. Cela a permit au MR de réaliser une partie de son programme, mais aussi d'empêcher d'autres formation de faire tout et n'importe quoi. Faute de quoi, à l'heure actuelle, nous nous déplacerions tous à vélo dans Bruxelles.:-)

Comme vous le faites remarquer, Ecolo, suite à la triste affaire des poulets à la dioxine, à réalisé l'un de ses plus gros score. Que ce serait-il passé si cette formation avait été seule au pouvoir ? Lorsque l'on voit qu'aujourd'hui encore, nous payons les erreurs commises par ce parti (eoliennes, problème de la F1,...) qu'en aurait-il été de l'image de marque de notre pays s'ils s'étaient vus seuls au pouvoir ?

Face à la menace des intégristes islamiques, l'Algérie a été contrainte d'annuler un scrutin à la dernière seconde, réalisant un veritable coup d'état, avec toutes les conséquences sanglantes qui ont suivi. Même si ce pays ne présente pas toute les garanties d'un état démocratique, le phénomène est suffisement sympomatique pour qu'on s'y attarde.

Le scrutin porportionnel permet de lisser le vote, parfois radical, afin d'autoriser à une plus large frange de la population de se voir représentée au sein des institutions. Donc, à une plus large majorité de s'exprimer. Dans un scrutin majoritaire, une seule voix suffit à renverser une majorité. Est-ce à dire qu'il faut ignorer les aspirations de tous ceux qui n'ont pas voté comme la majorité ? La France l'a fait pour les banlieues...jusqu'à ce que la situation échappe à tout contrôle.

Jonathan Loriaux

« Le MR ouvre largement ses portes à la consultation populaire à l'aube des scrutins électoraux. Nul besoin d'avoir une carte du parti pour y participer. Quand est-il des autres partis ? Quel est l'autre parti où le programme est discuté et voté point par point au sein de la plus large assemblée ? »

Chez Ecolo justement, que vous démontez un peu plus bas dans votre commentaire !

Gribouille

Plus que la discussion sur les bienfaits du scrutin proportionnel ou du scrutin majoritaire (qui fait que beaucoup de voix se perdent) je préférerais que l'on discute des gens que l'on retrouve partout..
Cela m'énerve de trouver les mêmes noms pour la région ou le fédéral. Les politiciens connus apportent des voix (c'est certain) et comme ils doivent choisir ce sont des suppléants qui les remplacent
Moi je crois que les politiciens devraient chosir leur niveau de pouvoir ou d'intérêts
Par exemple Elio du Ruppo ne devrait pas se présenter sur les listes communales à Mons tant qu'il est Ministre Président Wallon. Les gens qui vont voter pour lui sont floués.
Si le vote n'était pas obligatoire, je ne voterais plus. C'est clair et net

Eddy Jossieaux

Merci d'avoir consacré une discussion sur le sujet. La proportionnelle est une des causes de désafection du peuple envers la chose politique.Une autre cause de mécontentement et de désafection des votants, c'est le parachutage de pointures politiques qui servent de 'bout en train' électoral et qui en plus ne siègent pas au poste pour lequel ils ont été élus.

Jean-Philippe

"Chez Ecolo justement, que vous démontez un peu plus bas dans votre commentaire !"

Ah bon ? Il me semble que des parlementaires Ecolos viennent de faire cessession de leur parti parce que les décisions sont imposées d'en haut et que le débat démocratique n'existe plus. C'est bien pour cette raison que je démontre leur manichéisme. S'il est vrai que par le passé, Ecolo semblait vouloir aborder la politique "autrement", aujourd'hui, il ne reste plus que des slogans. A méditer.

"Moi je crois que les politiciens devraient chosir leur niveau de pouvoir ou d'intérêts
Par exemple Elio du Ruppo ne devrait pas se présenter sur les listes communales à Mons tant qu'il est Ministre Président Wallon. Les gens qui vont voter pour lui sont floués."

Tout à fait d'accord. Cela apporterait un peu plus de visibilité et éviterait les conflits de compétences, voire d'intérêts. Dommage que Elio Di Rupo n'a pas de blog.

"Si le vote n'était pas obligatoire, je ne voterais plus. C'est clair et net " et vous feriez une grave erreur, car vous laisseriez d'autres prendre les decisions à votre place. Le seul moment où le citoyen peut s'exprimer avec force, c'est bien les élections. Renoncer à ce droit, c'est laisser la porte ouverte aux extrêmiste de tout poils. Voyez en France, les gens ne sont pas allés voter au premier tour. Conclusions: Au second tour, ils ont le choix entre la peste et le choléra. Vous parlez d'un choix.

barjomen

A propos des gens que l'on retrouve partout et que l'on ne veut peut-être plus voir et surtout pour nous redonner du courage pour aller voter, pourquoi ne pas organiser un vote pour quelqu'un et un vote contre quelqu'un,il suffirait de faire la différence des votes non ?

HP

Ironiquement, le scrutin proportionnel a été introduit en Belgique afin d'éviter que le parti libéral disparaisse au bénéfice du parti ouvrier belge.

J'aimerais par ailleurs savoir comment on organiserait ce scrutin majoritaire. Au niveau national, au niveau régional, au niveau communautaire ? Pas évident en Belgique fédérale...

Frédéric

Tiens tiens... Alors qu'au Canada, on discute d'un passage (peu probable) au scrutin à la proportionnelle, en Belgique, certains proposent la marche inverse. Qu'en penser? Un système de scrutin proportionnel augmente certes le nombre de partis et donc fragmente le spectre politique. Ceci permet, normalement une possibilité de coalitions de partis dont les idées sont relativement proches (bon, en Belgique, on ne fait jamais comme il est logique et on associe des partis dont les idées s'opposent radicalement...)

Un scrutin majoritaire viserait à réduire le nombre de partis présents sur la scène politique et à rendre leurs discours plus tranchés. Dans le cas de 2 partis se partageant les députés des différentes assemblées, il serait possible de dégager une majorité qui pourrait gouverner le temps de la législature (comme c'est le cas au Royaume-Uni). Dans le cas où plus de partis obtiendraient des députés en nombre important, nous serions dans l'obligation d'avoir des coalitions temporaires, appuyant un gouvernement minoritaire. Ceci aurait comme risque de nous renvoyer aux urnes tous les 2 ans (comme c'est le cas présentement au Canada). Avec le vote obligatoire, je ne crois pas que le citoyen sera très ravi de se déplacer aussi souvent, pour élire des gouvernements impuissants de réaliser quoi que ce soit qui était à leur programme. De plus, cela risque de donner un poids considérable aux petits partis qui peuvent faire pencher la balance en faveur ou en défaveur du gouvernement minoritaire... Est-ce vraiment une bonne idée alors ?

Klein

Une solution intermédiaire ne consisterait-t-elle pas à inclure les deux types de scrutin: l'un au sénat, l'autre à la chambre? je pense que c'est ce qui se fait aux USA (congrès proportionnel vs. sénat majoritaire).

melodius

Ah, mais le problème, c'est que le Sénat, il est question de l'abolir...

Richard Maréchal

Un coup de Philipot pour se débarasser d'Alain Destexhe ?

melodius

Hm, ça en a tout l'air, en effet ! :-)

Olive

J'ai toujours trouvé que le scrutin majoritaire à la Française en deux tours était le plus démocratique. Premièrement, c'est le peuple et pas des arrangements entre partis qui détermine qui est au pouvoir. Cela permet une politique plus claire et enfin cela permet au peuple de changer de gouvernement si on en est pas content, alors qu'en Belgique on a souvent l'impression que les élections ne servent à rien. En fait je pense que le système idéal serait la proportionnelle pour le Sénat et l'élection majoritaire pour la Chambre. Ceci permettrait à tous les partis de pouvoir d'exprimer, ceci garantirait également une réelle et large majorité pour la modification de la Constitution mais ceci permettrait à la Chambre de pouvoir mener une politique cohérente.

Mais nous sommes en Belgique et avec nos partis qui ne sont pas nationaux (je crois d'ailleurs que nous sommes le seul pays au monde à ne pas avoir de partis nationaux), on aurait une majorité fédérale complètement asymétrique explosive: imaginez ce que pourrait être une majorité VLD-PS ou CD&V-PS, cela mènerait peut-être à la fin de la Belgique, l'asymétrie politique se confondant inévitablement à l'asymétrie linguistique. (je préférerais de pas avoir le PS au gouvernement, mais il faut être réaliste, c'est probablement lui qui dans un premier temps remporterait la majorité chez les francophones, avec cependant un espoir que la population comprenne enfin ce qu'est le PS lorsque celui-ci sera mis devant ses responsabilités). Bien qu'ayant toujours été attaché à la Belgique, je me demande sérieusement si quelque chose y est encore possible et s'il ne vaudrait pas mieux se préparer à l'inéluctable plutôt que de faire l'autruche.

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