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11 février 2006

Commentaires

Don

Etes-vous contre l'éducation à la culture ?
Etes-vous pour la bête consomation "culturelle" ?
Il est vrai qu'un peuple incapable de décoder un minimum la culture est taillable et corvéable à merci

Gadrel

Ce n'est pas à l'état à "éduquer à la culture", si ce terme signifie quelque chose.

On voit ce que ça a donné, l'éducation à la culture, en Chine maoïste ou en Union soviétique.

climax

Don, l'"éducation à la culture" que vous prônez n'est qu'un vaste exercice de lavage de cerveau imposé par la Communauté française qui, mieux que quiconque, estime savoir ce qui est digne d'intérêt et ce qui ne l'est pas. Une "éducation" de ce genre, non merci.

Au nom de quoi dénigrez-vous la "consommation culturelle" ? Quand vous achetez un ticket de cinéma, vous consommez un produit... En quoi ça vous gêne ?

Enfin, si vous estimez qu'il faut absolument passer par l'Etat pour aider la population à "décoder un minimum la culture", c'est que vous devez alors nourrir un mépris énorme pour vos contemporains...

Raymond Coemans

Des classes emmenées au centre culturel du coin subir de l’arte povera en pyjama ou au cinéma voir le grand film social du moment (et la maîtresse d’école de devenir toute rouge devant la scène de cul !!!), ça a toujours existé, non ?

Quel intérêt (sinon électoral) de soulever ces foutaises ?
Autre question : vous feriez quoi, sénateur ?

Emmener ces gosses à Disneyland pour leur faire comprendre que plus tard, faire le Mickey à 4,5€ de l’heure, ça restera plus digne que de chômer ?

Promethee

Toujours réglementer, toujours encadrer, toujours superviser, toujours codifier, toujours planifier, toujours...l'overdose...

cyrille delcourt

"Quel intérêt (sinon électoral) de soulever ces foutaises ? : personnellement, j'y trouve de l'intérêt. c'est une rubrique "sans commentaire", on a pas toujours besoin d'un commentaire injonctif pour vous se faire une opinion. L'intérêt ? étonnement autour de ces petites affirmations anodines que beaucoup considère comme allant de soi, il n'y pas une unanimité....

tintin

Les distributions de soupes culturelles par l'état: non merci.

Alain destexhe

Merci Cyrille, de fait c'est "sans commentaire". Chacun en pense ce qu'il veut ....(d'ailleurs c'est aussi vrai avec commentaire)

Richard Maréchal

On vient de dépasser le nombre de commentaire sur l'impot dégressif.
Tout un symbole....

Deckard

Don,

"Etes-vous contre l'éducation à la culture ? Etes-vous pour la bête consomation "culturelle" ?"

Vous avez mille fois raison!
Et l'on ne remerciera jamais assez la RTPS qui programme ces perles de culture que sont "Les Feux de l'Amour", "Derrick", "Le Stûût" et "Basket 1".

tanitarigola

C'est surtout dans ses multiples reportages à résonance anti-mondialistes que la RTPS fait le meilleur travail !
Sur cette question de la culture, je suis cependant partagée...je suis agacée du parti pris de la télé publique; je suis énervée par le côté tendancieux des sorties culturelles dans nos écoles ( au théâtre, on va voir Bertold Brecht; au cinéma, les frères Dardenne; les expos: 19e s: la révolution industrielle en Belgique; les sites: les mines de Blegny...le tout pour introduire un magnifique cours d'"EDM" sur Bois-le-duc....). MAIS Pourrait-on se contenter de réduire la découverte de la culture à une errance individuelle autonome dans le marché culturelle lorsqu'on sait que nos jeunes ne lisent plus; que souvent ils découvrent l'existence même du théâtre à l'école; qu’ils ne connaissent qu'un type de cinéma celui des grosses productions de divertissement etc. Il est facile de critiquer l’interventionnisme de l’état si on a eu d’autres initiations culturelles par le biais de sa famille…c’est pas toujours le cas…Par ailleurs, subir le matraquage culturel tendancieux n’empêche pas la constitution d’un esprit libre et autonome…De plus, je fais le pari que beaucoup ici tire le substrat de leur culture générale des initiatives publiques en la matière (premier livre, premier opéra, école ; expo jeune et co)

Alors ce serait quoi la bonne politique en la matière ?

Gadrel

La liberté, tout simplement.

Ceux qui auront envie d'aller voir un opéra pourront y aller, mais qui n'en auront pas envie ne devront pas y aller. Forcer les gens à faire des choses qui ne les intéresse pas est la meilleure façon de les dégoûter pour un bon bout de temps.

Cosette

Je ne pense nullement que ce soit tendancieux d'amener les enfants découvrir le passé industriel de nos régions, le travail très dur des mineurs etc...
Les parcs d'attractions du style Walibi les enfants iront les découvrir en famille, je pense donc que l'instituteur qui amène les enfants à Blegny ou Bois du Luc ou Marcinelle, il aide les enfants à découvrir le passé. C'est aussi cela l'histoire
Moi j'ai eu des professeurs qui m'ont fait découvrir beaucoup de choses intéressantes et je les en remercie

Gadrel

C'est bien connu, les parents sont tous des imbéciles qui ne pensent qu'à décérébrer leurs enfants. Heureusement que l'état est là pour tirer les gosses du misérable environnement intellectuel où ils grandissent.

Quant au fond, l'histoire de la Wallonie ne se résume pas à la martyrologie dont le PS est le grand croix. La Wallonie industrielle, socialiste et malthusienne n'est qu'UN aspect de la Wallonie, qui comprend aussi l'Ardenne, le Namurois, le Brabant Wallon... des régions rurales, souvent catholiques et longtemps productrices de familles nombreuses. Sans parler de la bourgeoisie wallone, qui est au mieux ignorée, le plus souvent diabolisée.

Les milieux politiques dominants en Wallonie étant socialistes, ils instrumentalisent l'histoire pour asseoir leur pouvoir. Tous ces clichés historiques, ces visites au Bois du Cazier, sont autant de façon de légitimer le pouvoir socialiste. Sans parler du caractère profondément abject de prendre des enfants en otage pour leur faire du bourrage de crâne.

tanita

Cher Gadrel, je suis bien d'accord avec vous concernant l'instrumentalisation de l'histoire par les milieux socialistes. Mais en ce qui concerne votre réponse à ma question (Alors ce serait quoi la bonne politique en la matière ?)
"La liberté, tout simplement.": je trouve ça un peu court et un peu naïf. La Liberté c'est de choisir d'aller ou de ne pas aller à l'opéra ? genre "moi, j' fais c'que je veux!" non mais franchement, avez-vous déjà travaillé avec des ados!? avez-vous des enfants?! quid de la liberté de prendre connaissance de l'art de l'opéra ! c'est un art d'initiés qui peut demander une initiation (que souvent l'école propose), c'est naïf de tout baser sur "la volonté personnelle" d'aller ou non...surtout lorsqu'on sait que nos jeunes sont bien plus souvent agichés par le marketing de l'"easy culture" auquel ils cèdent facilement et ça ne fait pas d'eux des gens plus libres...bien sûr, je sais que sur ce blog je m'avance sur un terrain miné car je vais me faire reclaper au nom du "c'est merveilleux de consommer, qu'avez-vous coontre la consommation, vive le privé qui est capable de vendre son produit, c'est la liberté". Quoi qu'il en soit, je ne veux pas tomber dans la caricature. Il y a des bons thrillers holiwoodiens...mais lorsque la vitrine marketing d'un "produit" culturel écrase les autres, qu'en est-il réellement de la liberté d'apprendre à connaître ? Cosette: Moi aussi j'ai eu des professeurs qui m'ont fait découvrir beaucoup de choses, parfois au prix de l'obligation, parfois non sans un certain parti pris, ET JE LES EN REMERCIE. C'est aussi cette soi-disant "non-liberté" qui m'a donné mon esprit critique et là réside la vrai liberté.

JM

"j'ai eu des professeurs qui m'ont fait découvrir beaucoup de choses, parfois au prix de l'obligation"
Il y a une différence entre suggérer et imposer : le signalement d'activités (jeunesse musicales, théatre ancien etc) et la formation de groupes extra-scolaires peuvent inciter les jeunes tout en leur laissant le libre arbitre

Gadrel

Tout d'abord, il faudrait que vous m'expliquiez en quoi aller voir des opéras permet d'aiguiser un quelconque sens critique. Ce n'est pas en écoutant l'air de Papageno qu'on se libérera de la superstructure idéologique (étatique, culturelle, personnelle) qui enchaîne nos réflexions. Ensuite, l'art n'a pas pour vocation d' "éduquer à la citoyenneté" ou de libérer d'a priori idéologiques. Le domaine de l'art est avant tout esthétique et, parfois, intellectuel, mais certainement pas propagandiste ou politique. Quant au sens critique, je crains que, comme tant d'autres traits humains, il ne soit pas développable. Certains ont un esprit critique, d'autres avalent tout ce qu'on leur dit (on les appelle naïfs ou idiots utiles selon le contexte), et aucune peinture de Picasso n'y changera rien.

"L'ouverture à l'esprit critique" menée au pas militaire par l'état dans les médias ou à l'école consiste surtout à tenter de remplacer un a priori par un autre.

Enfin, vous dites que l'opéra est un art qui nécessite une initiation. C'est tout à fait exact, mais cela n'induit pas qu'il faille FORCER les jeunes gens à suivre cette initiation.

Prenons un autre exemple que l'opéra : la mécanique quantique. Voilà un sujet autrement plus compliqué et qui demande une initiation approfondie. Pourquoi les enfants ne devraient-ils pas aller visiter des cyclotrons dès 6 ans ? Pourquoi ne faudrait-il pas leur faire étudier le paradoxe EPR à 15 ans ? Est-ce que le chat de Schrödinger n'est pas une formidable façon de développer son esprit critique ? Répondez-y.

Pour parler de mon expérience personnelle, la seule chose utile que j'ai apprise à l'école, c'est à écrire (j'entends par là : former des lettres et des chiffres avec un outil spécialement conçu à cet effet). Tout le reste n'a été qu'une immense perte de temps parsemée de d'informations fausses ou dépassées, de matières inutiles et de propagande politique éhontée (cours de morale laïque, d'histoire, de géographie, d'économie, de sociologie, de droit et même de français !).

Deckard

Plutôt malsaine, cette habitude de prendre les gens pour des idiots en brandissant l'étendard d'un "substrat culturel minimal" qu'il s'agirait de maîtriser, surtout si l'on attend de l'Etat qu'il comble cette supposée lacune. A ce prix-là, "the sky is the limit" et l'Etat peut tout aussi bien apprendre à rouler à vélo à mes enfants et m'offrir un abonnement d'un an à la Gazette de Liège.

L'art financé par l'Etat reste à la merci de l'Etat. L'artiste subsidié, qu'il soit peintre, sculpteur ou cinéaste, ne remettra la société en question que dans la mesure où cela fait l'affaire de ses maîtres: il fustigera allègrement l'ultra-néo-libéralisme, tournera en dérision la responsabilité individuelle et encensera la "nécessaire solidarité" entre les personnes lors de grand-messes festivo-citoyennes où de petits bobos rebelles pètés au Coca-Cola achètent des portraits à la gouache du Che et de Mao.

Je préfère pour ma part traiter avec des artistes libres, décider seul de ce que j'aime et acheter les oeuvres ou assister aux spectacles que j'ai moi-même choisi.

tanita


"Quant au sens critique, je crains que, comme tant d'autres traits humains, il ne soit pas développable": qu'est-ce que ça veut dire ? déterminisme de l'innée ? on ne n'est pas égaux en capacité, on ne le devient jamais, admet-on, mais de là à dire l'idiot reste idiot, quel prétention! "il faudrait que vous m'expliquiez en quoi aller voir des opéras permet d'aiguiser un quelconque sens critique": vous épinglez un exemple en amont pour exercer votre verve: malhonnêté intellectuelle. Ce qui donne un sens critique (c’est un avis perso, pas la peine de monter dans les tours): toujours connaître plus que ce qui s'impose à nous immédiatement. C'est en démultipliant son répertoire de sens que l'on peut apprendre à juger finement. L'art est aussi un répertoire de sens. Unique mission esthétique et parfois intellectuel ? revoyez un peu d'histoire de l'art! . « L'ouverture à l'esprit critique menée au pas militaire par l'état dans les médias ou à l'école consiste surtout à tenter de remplacer un a priori par un autre. »: qu’on subisse dans nos écoles + média une certaine matraquage intellectuel, suis d’accord, mais pour « le pas militaire », faites un tour en Chine ou à Cuba …Par ailleurs, vous-même me semblez avoir remplacé des a priori par d'autres préceptes de quelques uns de vos auteurs fétiches.
Pour info, un peu de vocabulaire (petit Robert) : INITIER : action de donner ou de recevoir LES PREMIERS ELEMENTS d’une science, d’un art, d’un jeu, d’un mode de vie. Qui parle de forcer les jeunes à devenir critique d’opéra ou physicien en physique quantique ?
Pour parler de votre expérience personnelle à l’école , de deux choses l’une ; ou vous sous-estimez (dans un élan de révolte qui vous donne l’impression d’être libre intellectuellement) le substrat scolaire dans vos connaissances OU vous étiez un de ces enfants plus éveillés que la moyenne qui lisait des livres complexes à sa propre initiative , un esprit rare qui s’est auto-forgé. J’en connais. Ok. Mais pour les rares petits génies du fond de la cours, faudrait-il que l’école se cantonne à l’apprentissage du français et de quelques rudiments de calculs ?

tanita

"il fustigera allègrement l'ultra-néo-libéralisme, tournera en dérision la responsabilité individuelle et encensera la "nécessaire solidarité" entre les personnes lors de grand-messes festivo-citoyennes où de petits bobos rebelles pètés au Coca-Cola achètent des portraits à la gouache du Che et de Mao" suis parfaitement d'accord avec ce beau portrait d'artiste. Mais ton artiste libre c'est quoi ? l'antagoniste ?

Gadrel

"déterminisme de l'innée ? on ne n'est pas égaux en capacité, on ne le devient jamais, admet-on, mais de là à dire l'idiot reste idiot, quel prétention!"

Ah bon ? Vous connaissez des idiots qui sont devenus intelligents ?

"Ce qui donne un sens critique : toujours connaître plus que ce qui s'impose à nous immédiatement. C'est en démultipliant son répertoire de sens que l'on peut apprendre à juger finement. L'art est aussi un répertoire de sens."

1° que signifie "répertoire de sens" ?

2° puisque vous semblez apprécier le petit Robert : "Esprit critique, qui n'accepte aucune assertion sans s'interroger d'abord sur sa valeur." L'esprit critique n'a donc rien à voir avec une connaissance encyclopédique, mais bien avec un "état d'esprit", qui est de s'interroger sur la valeur de ce qu'on nous communique. Est-ce que l'art influe sur l'état d'esprit, bref le caractère d'une personne ? Est-ce qu'on trouve une plus forte proportion de parricides chez les lecteurs de Dostoïevski ?

"Unique mission esthétique et parfois intellectuel ? revoyez un peu d'histoire de l'art!"

Ca tombe bien, c'est un sujet qui me passionne. Pourriez-vous me donner des exemples pour étayer votre assertion ?

"Par ailleurs, vous-même me semblez avoir remplacé des a priori par d'autres préceptes de quelques uns de vos auteurs fétiches."

Voilà un peitt, un tout petit argument ad hominem.

Cosette

Gadrel
"Pour parler de mon expérience personnelle, la seule chose utile que j'ai apprise à l'école, c'est à écrire (j'entends par là : former des lettres et des chiffres avec un outil spécialement conçu à cet effet). Tout le reste n'a été qu'une immense perte de temps parsemée d'informations fausses ou dépassées, de matières inutiles et de propagande politique éhontée (cours de morale laïque, d'histoire, de géographie, d'économie, de sociologie, de droit et même de français !)."
Je comprend enfin pourquoi vos interventions sont tellement dénuées de nuances, de réflexion, d'humanisme.
Vous êtes probablement plus intelligent que vos interventions ne le laissent supposer mais cessez donc de jouer au petit emmerdeur provocateur.

Don

Il ne s'agit pas pour moi d'imposer quoi que ce soit ou d'obliger à aimer quoi que ce soit en matière culturelle.
Le but est de proposer de voir au moins une fois dans sa vie quelque chose d'autre, que ce soit le Fils, un Picasso, une lecture imposée par le prof de français ou un CD à la médiathèque.
On aime ou on aime pas, là n'est pas l'important. Ce qui me semble important est que peut etre un élève sur 1000 aura découvert quelque chose qui le toucche, lui parle, l'intéresse et pourra lui ouvrir d'autres horizons que celui qu'il croyait lui être fixé par atavisme.
Dans ce qui m'a été proposé par l'enseignement, 99% me faisait royalement ch... mais j'ai été très heureux qu'on m'ait fait connaître le dernier %.

Deckard

Tanita,

"Mais ton artiste libre c'est quoi ?"
Pour utiliser un vocabulaire à la mode, c'est l'artiste qui ne quémande pas l'argent ponctionnés par l'Etat sur les masses laborieuses.

Deckard

Don,

"j'ai été très heureux qu'on m'ait fait connaître le dernier %"

Un % qui coûte très cher, ne trouvez-vous pas?

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