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23 février 2006

Commentaires

Jean-Paul

Je partage également l'avis de cet enseignant,

Les congés scolaires devraient être fixés de manière plus logique,

Je me demande si il n'y a pas un lien entre ces microbes qui ont sévi dans les écoles et la fatigue ambiante des élèves...

Grand Moff Tarkin

Hahaha... Ils vont même nous réformer le calendrier en cours depuis 2000 ans! Sacré MR ;-D

Une âme dans la foule

Dans le même ordre d'idées, on pourrait en revenir à la semaine de dix jours, instaurée en France pendant la période révolutionnaire. Elle se divise beaucoup plus facilement, et tous les mois comptent alors trois semaines, soit trente jours tout rond!

Autre chose, qui rejoint totalement le propos de cet enseignant: les jours fériés. Vous avez remarqué qu'ils sont très mal distribués sur une année. En octobre, il n'y en a aucun, tandis qu'en mai il y en a parfois trois. Il suffirait pourtant de les supprimer tous et, avant que les syndicalistes se mettent à glapir, les répartir ensuite de manière plus équitable entre les douze mois de l'année.

Il restera alors à s'attaquer au problème de la durée du jour et de la nuit, qui, dans notre pays, change en fonction des saisons...(je ne dis rien du climat, car les bouleversements dont on parle actuellement risquent de fausser notre propos). Malheureusement, si on peut aisément retirer à l'Eglise le privilège de fixer la date de Pâques et donc des congés scolaires, il sera autrement plus difficile de demander au Soleil de modifier sa course.

Constantin

Exemple typique des réactions qui font que le métier attire de moins en moins de gens : on parle de rythme d'apprentissage des élèves, et tout de suite les sarcasmes fusent, sur le thème archi-connu "les profs ont trop de congé".

Personnellement, en tant que professeur, je suis effectivement fort satisfait de l'ampleur de mes périodes de congé. Et je me fous comme de l'an quarante du moment où elles tombent, j'en profite de toute façon.

Maintenant, si les enseignants qui s'inquiètent de l'effet de l'espacement des congés sur l'apprentissage sont accueillis par ce genre de propos, ne vous étonnez pas qu'il y en ait de moins en moins que le métier attire. Une fois que tous les dégoûtés seront partis, vos enfants resteront avec les professeurs démissionaires et les "planqués".


Constantin

Et entre parenthèses, dans un pays qui se gargarise - à tort, notez-le bien - d'avoir réalisé la séparation entre l'Eglise et l'Etat, je me demande bien pourquoi les jours "fériés" sont encore toujours à 80% des fêtes catholiques.

Constantin

Quant au lien entre les maladies et la fatigue ambiante, je peux confirmer à Jean-Paul que les absences d'élèves pour maladie ont sérieusement augmenté au cours des dix derniers jours.

barjomen

Pourquoi ne pas faire une rentrée scolaire au printemps, quand la nature se réveille plutôt qu'au moment de l'automne ou tout se prépare à hiberner.
En plus, avec deux heures de sport par jour à l'école,les enfants auraient l'énergie nécessaire pour la concentration qu'ils doivent actuellement fournir pendant trop longtemps pour des cours parfois soporifiques, certains même deviendraient moins agressifs non !?

Une âme dans la foule

Constantin, votre réaction m'étonne, car mon post n'était nullement dirigé contre les enseignants. Relisez-le: je n'insinue nulle part qu'ils ont trop de congés.

Quant au fait que 80 % des jours fériés sont encore des fêtes catholiques... Allons jusque au bout de votre logique et supprimons-les tous. En effet, si au départ ces jours non ouvrés ont été instaurés pour permettre aux catholiques de faire leurs dévotions, et que la majorité d'entre eux ont rompu depuis avec la pratique religieuse, pourquoi les conserver ou les remplacer par des fêtes laïques? Si les Belges se sont progressivement "libérés" des contraintes que leur imposait la foi, redonnons-leur la possibilité de travailler ces jours-là.

melodius

Ca tombe quand la saint Elio ?

barjomen

lol

Constantin

@ Une âme dans la foule :

Vous vous fendez d'un post sarcastique, ne vous étonnez pas qu'en tant qu'enseignant je défende l'idée rapportée par Mr Destexhe, qui me paraît pleine de bon sens. Je ne vois pas l'intérêt d'une distribution pareille des jours de travail, c'est totalement contre-productif si l'objectif de l'école est d'apprendre quelque chose aux élèves.

Sinon, pour les jours fériés, d'accord avec vous, supprimons-les.

@Barjomen

Pourquoi pas, après tout. Cela a effectivement l'air plus logique.

jean paul

Les fetes du calendrier (Noel, Toussaint, Ascension, pentecote, Paques, ...) rythment la vie scolaire et familiale.
c'est important de les préserver, cela fait partie de notre histoire et de nos traditions.
Les déconnecter des périodes de congés accélererait le manque de repères qu'on déjà les jeunes à ce jour ...

Un père de famille

Perso, je serais plutôt pour réduire les deux mois d'été à 6 semaines en primaire pour alléger les rythmes infernaux pendant l'année.

Minarch

Question difficile évidement...

Au RU, il n' y a que 4 à 5 semaines aux grandes vacances, ensuite on compte en gros 1 semaine de congés après 4 semaines de cours.
Certes cela est mieux pour les enfants.
Par contre cela pose d' énormes problèmes d' organisation aux parents et principalement aux moins nantis...qui ne peuvent se payer une aide pour la garde...

EmigréParDégoût

Les jours fériés ne sont pas catholiques. Ces jours de l'année correspondent à de très anciennes fêtes qui datent de bien avant l'Eglise Catholique. C'est au 3ème siècle de notre ère (si ma mémoire ne m'abuse) que Constantin a décrété que la religion chrétienne serait dorénavant la religion de l'empire Romain et a fait artificiellement coincider les jours fériés chrétiens avec ceux de la tradition païenne pour que la transition soit plus facile à accepter pour le peuple. Ainsi, Noël, présenté comme date de naissance du Christ existait bien avant, et l'arbre décoré aussi.

Cosette

Je crois que les mois de janvier et février sont des mois difficiles pour tout le monde et depuis toujours
Quand j'étais à l'école, au 2e trimestre mes résultats étaient toujours moins bons et en plus quand je tombais malade c'était toujours dans ces mois
Maintenant que je suis adulte, je vois qu'autour de moi les gens sont mal dans leur peau en janvier et février.
Particulièrement en cette année merdique où l'actualité est plus que morose

Foguenne

Je ne peux m'empêcher de sourire quand je lis "Quant au lien entre les maladies et la fatigue ambiante, je peux confirmer à Jean-Paul que les absences d'élèves pour maladie ont sérieusement augmenté au cours des dix derniers jours."
Oui, bon d'accord.
Personnellement ça ne m'étonne pas qu'il y ai plus de malade en janvier quand juin...
(C'est pareil au niveau du personnel hospitalier par exemple sans qu'on incrimine les congés scolaires...)

Pour en revenir à la date des congés, n'est-il pas souhaitable que nos enfants doivent parfois se rendre à l'école malgré la fatigue, malgré la saturation que je peux imaginer ? N'est-ce pas "une épreuve" à passer ?
Doit-on obligatoirement rendre la vie des élèves de plus en plus "facile" ?
J'aurais tendance à croire qu'il vaut mieux les préparer à des rythmes "difficiles" sans tomber dans l'excès inverse bien entendu.

Ubu

Une petite intervention, pour une fois que je suis d'accord avec un post de votre blog ;)

Il y a quelques années, une réforme qui prônait cinq semaines de cours suivis d'une semaine de congé avait été proposée. On maintenait le cadre légal des 182 jours de cours annuel mais en amputant les grandes vacances de leur dernière semaine. Hurlements du secteur Horeca, surtout du côté de ce qui était encore la côte belge.
Résultat : pas de réforme, puisque le commerce prévaut sur les rythmes d'apprentissage...

Par ailleurs, problème légal laissé en suspens : les professeurs temporaires et assimilés ne sont pas employés ou payés par la Communauté française lors des grandes vacances. Au mieux, on récupère des erreurs de salaire nommées "traitement différé" : il aurait donc dû leur payer une semaine de plus. Au moment où on supprimait trois mille postes dans les écoles...

A bientôt, peut-être

so

Bonjour à tous,
Je vais sûrement en faire frémir plusieurs... mais je me lance!
Je suis enseignante aussi. J'enseigne dans un milieu brassé d'enfants issu de milieux socio-culturels très variés. Sur 10 élèves, 9 ont des origines différentes. Notre pays, et bien d'autres, représente un mélange de cultures, de pays d'origines, de religions, et chacune a le droit d'exister et d'être pratiquée.
Si j'en reviens au sujet, il s'agit du rythme de l'enfant, en prenant en compte son apprentissage. Effectivement, ce système de 6 semaines consécutives leur serait bénéfique. Qui nous empêce de garder les semaines de Noël, Pâques et Carnaval aux bonnes périodes?
Quant aux jours fériés, je souhaiterais (j'entends d'ici des voix qui se lèvent) un monde où chacun aurait le droit de pratiquer son culte et de vivre les fêtes qui représentent quelque chose à ses yeux, et ceci le même nombre de jours pour chacun, qu'il soit Catholique, Musulman, Orthodoxe, Juif, Bouddhiste, ou agnostique. N'est-ce pas cela, la démocratie?
Même s'il s'agit de ma vie privée, je tiens à souligner le fait que je suis agnostique, afin que chacun interprète les propos suivants à leur juste valeur. J'ai des collègues de confessions différentes, et tous très impliqués dans leur travail. Nous avons des jours fériés lors desquels certains ne fêtent rien, alors que d'autres jours pourraient leur donner la possibilité de fêter ce que bon leur semble avec leurs proches. Pour les uns ce sera Noël, pour d'autres la fête de l'aïd etc.
Et si le gouvernement ôtait les jours fériés obligatoires, mais permettait aux enseignants de les choisir librement, au même nombre, en fonction de leur culte?

Bonne soirée à tous.

Sophie la tolérante.

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