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09 février 2006

Commentaires

etienne

Pourquoi diable notre société a tellement besoin de commémorer. A-t-on si peur d’oublier ? oublier quoi ? que la démocratie libérale est le meilleure des systèmes possibles dans le meilleur des mondes …quiconque en doute doit refaire défiler les horreurs des génocides devant ses yeux…démocratie bien, fascisme pas bien, démocratie bien, fascisme pas bien…cela ressemble à une religion morbide.

Jean-Paul

Il est important de veiller au devoir de mémoire afin que les crimes du passé ne se répètent pas.

Pour le grand public, les commémorations constituent un rappel de ce que nous devons éviter.

Le rôle des historiens? essayer de nous éclairer de la façon la plus juste possible sur ce qui s'est passé, pourquoi...

Le rôle des politiques? veiller à perpétuer le devoir de mémoire.

Gadrel

"Le rôle des politiques? veiller à perpétuer le devoir de mémoire."

Alors que c'est l'action d'autres politiciens qui est la base même des événements monstrueux qu'on commémore ?

C'est peut-être ça, finalement, le pacte entre les générations : les crimes des politiciens morts assurent l'utilité des politiciens vivants...

Cedlex

L'histoire a été réinterprétée à toutes les périodes. Les Flamands ont appris l'oppression francophone, les Français les "bienfaits" de la colonisation, Israël, les Palestiniens refont l'histoire. Les lettons apprennent qu'ils n'ont jamais été russes, ce qui est faux, etc. Comment faire confiance aux histoires officielles?
Pour le reste, avec ou sans commémoration, le devoir de mémoire est impératif même s'il n'a jamais empêché que l'histoire se répète.

Jean-Paul

..."pacte entre les générations",
entretemps, je ne pense pas que que la shoa se soit répétée,je ne pense pas non plus que les arméniens ait subi deux génocides, je ne pense pas non plus même si la région demeure instable, que le rwanda vive un second génocide ... je pense donc que le devoir de mémoire une fois officialisé par les politiques sert quand même à quelque chose

Gadrel

Ah bon ? Alors que ce "devoir" est officialisé depuis 1945, les génocides n'ont cessé de se succéder (comme vous le faites remarquer).

J'ai bien l'impression que si devoir de mémoire il y a, il consisterait plutôt à se souvenir du fait que ce sont les politiciens qui ont organisé les génocides.

HP

Je trouve pour ma part que l'expression "devoir de mémoire" a déjà un je ne sais quoi de sinistre.

Le "devoir de mémoire" est en réalité hautement politique: on nous ressert les (indéniables, merci de ne pas me faire de procès d'intention) crimes du nazisme à chaque occasion, mais ceux des régimes communistes sont quasi tabou.

Je préférerais de loin que le monde politique ne se mêle pas de ce genre de débat où il est rarement pertinent et toujours inspiré par des arrières-pensées partisanes. Un exemple récent: le MR ne s'est jamais intéressé autant au génocide arménien que depuis que cela lui donne l'occasion de mettre le PS en difficulté à Bruxelles... On se rappellera dans le même genre que certain ministre qui appela au boycott d'un pays ami sous prétexte qu'un parti qui n'avait jamais eu l'occasion de faire quoi que ce soit avait gagné aux élection, n'hésita pas à aller faire des mamours à Fidel Castro, qui lui a bel et bien du sang sur les mains. Il était où, "le devoir de mémoire" ?

Jean-Paul

...les génocides se sont peut- être succédés mais pas répétés...

HP

Euh... que voulez-vous dire ?

cyrille delcourt

Si les génocides se sont succédés masi non répétés, c'est la preuve que le devoir de mémoire qui veut être une prévention globale contre la passivité des gens est un échec. En fait quand on dit "plus jamais çà", ça veut dire plus jamais de génocide juif, plus jamais de génocide rwandais...et je pense que là, le devoir de mémoire est utile car en effet dès que, par exemple, un pays promulgue des lois antisémites, il y a un tolé général et une pression politique et de l'opinion publique forte. Mais tant qu'un peuple n'a pas été érigé spécifiquement en victime, il reste vulnérable et le devoir de mémoire est inéfficace. Se souvenir du génocide juif n'a pas empêché la communauté internationale de rester inactive face au génocide rwandais.

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