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25 mars 2009

Commentaires

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georges

Que dire de ceux qui n'ont pas droit au chômage.

Jean-Philippe

@Chercheur d'emploi,

B'en oui, que voulez-vous ? Actuellement, le P$ préfère passer son temps à salir les candidats des autres partis, espérant ainsi laver le déshonneur de ses propres afidès, que de s'occuper des vrais thèmes de campagne. Naturellement pendant ce temps, on ne parle pas du "merveilleux" Plan Marshall et de ses résultats "fantastiques". Vous venez malheureusement apporter de l'eau au moulin de ceux qui pensent que ce Plan n'est que de la poudre aux yeux et qu'il est temps que ça change.

Chercheur d'emploi bruxellois

A tous (et à toutes) présent(e)s et à venir, salut (lol).

Tout d'abord un grand bravo à assisté wallon et assistée bruxelloise (et les autres) pour leurs témoignages.

A 43 ans, je me retrouve au chômage après 15 années d'expérience professionnelle dans le domaine de l'environnement (pourtant porteur) à la CE, ministères et bureaux d'études privés.

Comme vous, je suis confronté aux mêmes réactions (surqualifié, vous allez vous ennuyer, mais quel est votre job idéal, etc.) des employeurs et des agences intérims.

Vais-je devoir enlever ma Licence en sciences de mon CV et parler ''petit nègre'' (sans connotation péjorative) pour trouver enfin un job ?.

Bien à vous.

Pierre Quertinmont.

Il a vraiment bien choisi la personne pour expliquer son problème.

Que comptez-vous faire pour lui Monsieur le Sénateur ??

Le réformiste (non MR)

Webmaster, je me demande ce que vient foutre dans nos débats démocratiques un mec de nom de G-P.Tonnelier à qui par coïncidence LePan consacre un article circonstancié assorti d'un C.V. peu exemplaire:

«« LiDé purge GPT 26 mars 2009
Règlement de compte entre (ex-?) extrémistes de droite à LiDé : Georges-Pierre Tonnelier (dit « GPT ») a été exclu du parti fondé par Aernoudt. Provenant du Front national, GPT y fut pendant près de 10 ans le domestique préféré des présidents Féret et autre Delacroix (dit gammée !).»»
la suite se lit sur PAN.

Etrange, d'autant que son alias vient d'un blog de la provoc républicaine, anti-un-peu-de-tout Nadia Geerts!

Georges-Pierre Tonnelier

Vous n'avez pas parlé des gens qui ont un casier judiciaire, devant lesquels toutes les portes se ferment !

Personne ne veut engager un condamné, alors on est obligé de mentir, de cacher la vérité, voire de produire un faux certificat de bonnes vie et moeurs pour trouver un emploi (véridique).

Regardez comment la société pousse les gens à la délinquance !

Trouvez-vous cela normal ?

Pijean

@ l'assisté et Nietzsche etc...

Ma réflexion ne tendait pas à mettre en doute le témoignagne mais plutôt de donner l'impression que tout n'a pas réellement été fait pour trouver un job. A mon avis (mais seulement à travers les bribes d'info que je peux percevoir via le texte), j'ai l'impression que le témoin du post n'a jamais envisagé de travailler autremet qu'en tant qu'employé. Quid du statut d'indépendant, quid du passage de concours dans le secteur public, quid des sociétés internationales, quid du changement de carrière/métier...
Je peux donner un témoignage qui va dans le sens inverse: une personne étrangère connaissant (à peine) une langue du pays, qui a étudié (en belgique, à ses frais) un petit métier dans le paramédical (pas en relation avec ses études de son pays d'origine) et qui s'est inscrite à son compte (carrefour des entreprises, TVA, etc.). Au bout... le succès, presque au point de refuser de la clientèle.

C.B.

Suite à l'article paru dans "la Libre Belgique" je me permets d'émettre une constation qui est vérifiable.
La cour des comptes l'affirment, il est temps de réformer le Forem ... J'ajouterai, et pas que le forem ! Tous les organismes de "gestion des chômeurs" comme, le FOREM, l'ONEM, les Maisons de l'Emploi, les ALE, les centaines d'ASBL qui forment, aident les sans emplois (style Mirena etc. etc.)...
Au bout "des comptes", n'y aurait-il pas plus de personnes "payées" à vouloir aider les chômeurs que de chômeurs ??? Sans parler des infrastructures coûteuses, des facilités dont ils bénéficient).
Qui peut en faire "les comptes" avant de critiquer ceux qui veulent travailler ???

alex

"On sent la personne qui n'a jamais été dans la merde et qui se croit à l'abri de tout risque. Erreur. je vous souhaite néanmoins bonne chance."

Je me suis dit la même chose. Certes, Baum avec son côté donneur de leçon casse-bonbon bienpensant façon citoyen-responsable est souvent aussi gonflant à l'autre bout du spectre, mais on ne peut rester insensible à son propos.

Cela dit, il me semble que de plus en plus de sociétés investissent dans des infrastructures. Et je pense que le coup de la vraie-fausse pression à la "ici 60h par semaine" est sans doute beaucoup plus courant dans les petites structures (pme etc.) que dans les grandes boîtes.

Dante

@Dito
votre intervention frise l'abject à mon sens. On sent la personne qui n'a jamais été dans la merde et qui se croit à l'abri de tout risque. Erreur. je vous souhaite néanmoins bonne chance.
.
@Simon
Il y a bel et bien une différence entre sociétés et manières de recruter.
Mon CV était honnête à 200%. Il mentionnait très exactement mes éxpériences sur des systèmes d'exploitation et logiciels de concurrents. Rien d'autre.
j'ai envoyé ma lettre le lundi soir, était convoqué par retour le mercredi.
tests psy, tests de langue. OK.
Second tour, discussion collective, jeu de rôle, etc, etc... j'ai d'abord été refusé, les managers qui engageaient estimant que je ne convenais pas. Mais trois semaines après, ils sont allés piochés dans leur database pour un autre engagement qui correspondait à ma compétence.
certes, c'est une multinationale gigantesque aux moyens en rapport.
Tous les recruteurs n'ont pas cette infrastructure, j'en suis conscient.
Mais ça c'est du suivi. c'est aussi d'une correction exemplaire du début à la fin, même lorsqu'on m'a annoncé la première fois que je n'étais pas retenu. l'avis était écrit et motivé.
Lorsqu'on m'a annoncé que c'était ok, aucune pression du genre: "ici tout le monde travaille 60 heures" (comme ça m'est arrivé deux fois). Proposition de contrat de travail, salaire et avantages clairs, engagement à période indéterminée, règlement de travail sous les yeux et business conduct guidelines aussi.
certes, peu d'entreprises peuvent se permettre tout cela. Mais il est possible d'être plus poli et plus correct même pour les plus petits.
D'un autre côté, il est normal pour une société de recruter la personne qui lui semble convenir. cela a été dit et je suis d'accord.
Ce ne sont pas des ASBL caritatives.
Il faut donc se pencher sur la raison pour laquelle, dans les pays riches, 35/40 % des gens bossent (tous âges confondus). Le coût du travail est certainement une raison. je le sais aussi.

Cervantes

Le 7sur7 de Derrider, dont un extrait que je copie/colle ici pour la compréhension.

«On ne touchera pas à l'âge légal de la retraite en Belgique, indique jeudi Marie Arena, la ministre des Pensions, dans un communiqué. "Avant de toucher l'âge de la pension, travaillons sur le taux d'activité des 55-65 ans, même si cela est plus difficile aujourd'hui vu la crise économique", souligne-t-elle.»

RE: Pas touche à l'âge!
Est un leitmotiv (mot d'ordre) FGTB, à laquelle se plie évidemment le PS d'Arena.

«travaillons sur le taux d'activité des 55-65 ans,»
RE: ça me fait rigoler, car du temps de G.Verhofstadt le sujet était déjà à l'agenda.
Qui occupait alors le fonction de l'Emploi et celle des Pensions???
Cette situation des carrières courtes est dénoncée par :
-les instances patronales (au cas par cas)
- par la commission européenne (BE, mauvais élève)
- les gouvernements travaillistes G-B, depuis Blair et Gordon

Restent évidemment les faiseurs de discours lénifiants belges autant que leurs camarades français, particulièrement à l'approche des élections qui s'enchaînent.

Ce soir sur TV-Bruxelles (filiale du PS) on pouvait entendre R.Demotte émettre des louanges sur les acquis du gouvernement CF-RW, glissant sur une allusion à des faiblesses non encore corrigées. Je ne lui impute pas les "faiblesses" en question, mais les minimiser relève d'une pure hypocrisie! Imagine t'on autre discours de ces gens?

Derridder

Justement ce jour, Arena clame bien fort :

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/797618/2009/03/26/On-ne-touchera-pas-a-l-age-legal-de-la-retraite.dhtml

Nietzsche

@Simon,

1. Recouper le parcours des CV avec la réalité: tout à fait d'accord, raison pour laquelle les entretiens existent

2. Gonfler son CV: n'est ce pas plutôt, une mauvaise formulation de ses compétences? Toutefois, je reconnais que certaines personnes en font parfois trop.

3. Sans vouloir prendre le parti de qui que ce soit, je suis d'accord avec le fait que, suivant ses compétences, on a tendance à gommer certaines facettes de son parcours. Car être trop compétent devient nuisible par moment dans sa recherche d'emploi.

4. On parle de mobilité, je peux vous assurer que certains employeurs, lorsqu'ils voient que vous avez passé pas mal d'années dans différents pays, deviennent un peu plus méfiants. Mais est ce parce que vous avez été mobile (de bon ou mal gré) que cela fait de vous un être instable (ie "il ne restera pas longtemps chez nous" ou "il a un problème")?

5. Par ailleurs, avez-vous déjà eu l'occasion d'avoir affaire à l'ORBEM, Bruxelles Formation et autres? Je trouve pour ma part, leur service nul de chez nullissime. Alors, pourquoi s'étonner encore?...

l'assisté Wallon

@ pourlebonsens,

Si je faisais publier une annonce d'offre d'emploi, la moindre des politesses c'est de répondre à tous les candidats non ? C'est devenu d'autant plus facile par l'usage plus étendu des courriels.

Une autre personne avec qui je converse, témoigne qu'en 1995 elle a mené un test et envoyé 1200 CV (rédigé avec l'aide de spécialistes) à des entreprises susceptibles de chercher son type de profil, moins de 2 % ont pris la peine de répondre. (ici on est dans la candidature spontanée ce qui relativise mais même)

CQFD

@ «Duss moeten wij werken»

Je ne sais ce qui justifierait une pub Forem sur cette station radio «tubes rétro», mais si vous lisez LaLibre de ce jeudi, on y relate ceci sous la plume d'un PaulPiret:

Cour des comptes: « Il y a bien matière à réformer le Forem ».
On y pointe: "Marchés publics irréguliers, gestion de personnel non conforme, contrôles internes lacunaires". Assez singulier pour les responsables d'un organe qui prétend oeuvrer (mais comment?) pour le repositionnement professionnel de nos gens en quête de « travail, dans l'excellence et la performance ». A moins bien sûr que leurs résultats soient souvent à l'image des conclusions de la Cour des comptes, visant elle leur seul « fonctionnement interne »!
Rappelez-nous donc, apparatchiks de service sur blogs, QUI sont les staffs dirigeants du Forem? Surprise...

Sur la même page, à propos de la libre circulation de travailleurs intra-européens, une confrontation légale et idéologique survient entre K.DeGucht (Aff étrangères) et Joëlle Milquet (Mme Neen, à l'Emploi, que l'on sait aiguillonnée par le MOC et la CSC). Ouverture ou maintien conditionnel de barrières à l'entrée des européens de l'Est? Curieux de remarquer que le CdH est de ceux qui poussent (via l'aiguillon PS et collectifs interlopes) à une régularisation inconsidérée de TOUS les illégaux sans-papiers. Tandis que les mêmes interdiraient un afflux de plombiers et maçons polonais sur notre marché du travail!
Rassurons Mme Milquet: ceux de l'Est ou de la Méditerranée ou d'ailleurs qui ont afflué dans notre Europe à frontières percées, ont été en premier des mafieux, avant que ça puisse être des travailleurs réguliers bougeant en stricte légalité.
CQFD

pourlebonsens

@ l'assisté Wallon ...

... et quand vous étiez à la tête de cette PME florissante, répondiez vous à tous les CV reçus ... ?


Duss moeten wij werken

Circulant hier vers 14h à proximité de bio-Wanze, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre sur Radio NOSTALGIE une publicité du FOREM "pour l'apprentissage concret des langues".
Style de pub assez douteux.
Quelle pouvait en être la cible, sur cette chaîne et à une telle heure?
Un éclairage d'expert svp..

Andfon

On ne soupçonne jamais ce qu'est le malheur avant d'être le nez dedans. Et c'est " dans le besoin qu'on reconnaît ses amis". C'est parfois utile pour voir sur qui on peut compter, ceux qui optent pour le mépris ou l'empathie et c'est une leçon pour la vie.

l'assisté Wallon

Il faudra aussi m'expliquer l'agressivité latente de certains intervenants, la vérité vous heurte-t-elle à ce point ?

C'est assez symptomatique sur ce blog et bien d'autres de constater que l'arme fatale consiste à remettre en cause la capacité de, ou la bonne foi à , bref le mépris à encore de beaux jours devant lui...


l'assisté Wallon

@ simon,

''Alors à tous ces candidats "hurlant à l'incompréhension de la société à leur égard", je suggère de repenser SEPT fois ces remarques, puis de modifier leur style de présentation avec une concordance sincère entre le prétendu et leur réel''.

Merci pour votre sollicitude et votre empathie certaine.

Néanmoins, si votre exposé est certainement vérifiable dans un certain nombre de cas, il est assez désagréable, d'à nouveau faire partie d'un amalgame facile, rien ne vous permet de déduire par exemple la discordance entre le prétendu et le réel, dans mon cas précis j'ai du précisément atténuer certaines compétences, qui feraient de moi un type beaucoup trop cher ou qui risque de vite se fatiguer à un poste sous-dimensionné à mon profil.

Comme quoi, les deux réalités cohabitent, ne vous en déplaise.

l'assisté Wallon

Merci dito, votre remarque est très opportune, à la hauteur d'un état d'esprit qui ne vous protégera en rien, mais si cela vous a fait du bien quelques minutes, tant mieux pour vous...

Andfon

Intéressant le témoignage de notre ami informaticien. Je suis d'avis que les personnes travaillant dans les services de recrutement sont d'ordinaire des frustrés ou des planqués, doublés de gens raisonnant avec les pires préjugés, par catégorie, hors contexte, qui se croient en position de force et vous traitent comme un vieux cheval destiné à l'abattoir. Quand vous avez le courage de leur renvoyer leur morgue en pleine figure ils regardent leurs chaussures.
Je hais les recruteurs. Les 3 fois où j'ai été engagé cela a été par les dirigeants de la société en question, et tout s'est bien passé.

dito

@ l'assisté Wallon

votre verbiage de "mise à nu" ressemble fort à une belle théâtralisation, si vous voyez ce que je veux dire!

Voulez-vous que je vous tende mon mouchoir pour pleurer à deux?

Simon

Je suis assez d'accord avec le questionnement de Pijean d'hier à 13:19 ...

A.D. écrit [..par mail ce témoignage émouvant que je vous livre tel quel.]
Ce qui donne en premier l'occasion à un P-Y L., bien connu des lecteurs de v/site l'occasion de cracher deux fois sur la notion de libéralisme pour abonder dans celle d'une société inégale, incompréhensive, inhumaine ..... (je poursuis?).

Les organes de "placement" enseignent comment rédiger un CV. J'eus l'occasion d'examiner celui d'un jeune parent rédigé selon leurs guidances. Un poème de la nullité! Il me fallut ensuite le "coacher" pour reformuler son CV d'une manière concordante avec son vrai profil de qualités et d'expérience professionnelle + ses traits de personnalité. Le tout le conduisit jusqu'à l'emploi. Un job trouvé après 5 (CINQ) recherches réfléchies de sociétés susceptibles de l'employer.

J'eus mainte fois l'occasion de participer à des processus de sélection:
1) l'examen de candidatures
écrites (par dizaines de lettres pour un poste à pourvoir): un éventail de littérature à faire pleurer!
2) constitution de listes de candidats vraisemblablement crédibles et convocations
3) premier entretien de validation, en face à face (et constat du taux de discordance entre lettre écrite VS la personne en présence. A réfléchir?
4) double-check avec le responsable de service chez qui l'intéressé serait "employable".

Ici vient le réel:
- discordances visibles entre les prétentions de candidats et leurs aptitudes / expériences / motivations réelles.
- absence de qualifications essentielles pour du travail en équipe dans un environnement demandant beaucoup de flexibilité professionnelle.
- Pour des fonctions dites "manuelles", parlez donc avec des patrons (PME / TPME) qui pratiquent le recrutement via l'apprentissage et le test sur le réel? Que de déceptions! Faudrait-il accepter n'importe qui, par élan d'humanité, sans exiger des contreparties, sachant la lourdeur de notre législation du travail?

L'EMPLOYABILITE, terme venu des USA, est aujourd'hui une notion clé.
La chose fut vomie par les syndicats et les petits politiciens, avant qu'ils n'en acceptent l'importance fort concrète.
Alors à tous ces candidats "hurlant à l'incompréhension de la société à leur égard", je suggère de repenser SEPT fois ces remarques, puis de modifier leur style de présentation avec une concordance sincère entre le prétendu et leur réel.
Conseil d'ami (libéral), n'en déplaise aux faux profils qui nous sont présentés.

alex

"A 17:30, j'avais tout remballé puis je me suis ravisé et j'ai téléphoné à ma femme pour lui dire que j'érivais qd-même même si je n'avais aucune chance mais qu'il fallait tout essayer.
Et puis voilà, ils m'ont engagé. Et c'est aussi l'espoir que j'aimerais communiquer."

Dante, j'adore ce genre d'histoires. C'est un peu ma philosophie, les gusses avec qui je travaille me charrient un peu à ce sujet, il paraît que je dis souvent "on peut toujours essayer".

Ces histoires me foutent les boules: on n'est jamais à l'abri, quelque soit le niveau de compétence, de diplôme, et tout le tintouin, on est juste une ligne de compte.

l'assisté Wallon

Dante,

Merci pour votre témoignage, je suis une personne très volontaire et absolument pas satisfaite de sa situation d'allocataire (au-dela de l'aspect financier, il y a aussi l'aspect moral et l'envie de faire qlq chose de sa vie).

Malheureusement le sytème actuel m'a vraiment cassé, d'abord au niveau des maisons de l'emploi, ensuite les réactions ou absences de réactions des employeurs potentiels et pour terminer les sociétés d'interim.

Ma situation ne me permet pas de redevenir indépendant, en effet pour couronner la faillite de ma société, puis la perte de mon travail comme employé, j'ai du me résoudre à recourir au règlement collectif de dette, il fallait bien assumer la faillite de l'entreprise après avoir vaincu un cancer de la peau (pourtant je m'en suis sorti).

Vous retrouver à 42 ans totalement inutile et pire encore, ressentir une certaine pression sociale qui implicitement vous reproche votre situation de précarisé est insuportable.

Je pense qu'il faut responsabiliser les demandeurs d'emplois mais aussi les pourvoyeurs d'emplois, rien de pire que de solliciter pour des postes annoncés et de ne pas obtenir de réponse.

Evidemment le contexte économique actuel est un problème supplémentaire aggravant mon cas personnel, mais je ne suis pas le seul à le ressentir.

Je précise avoir connu les deux côté du miroir, d'abord patron d'une PME florissante et rémunératrice, ensuite employé surendetté et pour terminer chômeur cohabitant depuis 15 mois.

A défaut d'être agréable, cela en apprend un bout sur certaines réalités que peu reconnaissent ou comprennent.

Chose est sûre, cette problématique dépasse les clivages, jamais je n'accuserai le MR ou le PS d'être responsables, c'est le système en lui-même qui disqualifie et qui n'apporte plus les solutions adéquates.

J'aimerai beaucoup connaître l'avis du Sénateur à ce sujet, lui qui désavoua les propos tenu par Rudy Aernoudt relatifs au chômage, je l'invite à méditer et à envisager d'autres propositions après l'économie de papier au parlement.

Je me suis mis tout nu ici, mais si ca fait avancer le débat, je range ma pudeur avec plaisir.

Bien à vous.

Dante

En premier lieu,c'est effectivement très bien de la part d'AD de poster cette lettre. Cela permet un retour à certaines dures réalités, loin des stats et graphiques sophistiqués. Merci.
.
@Pijean
Ne trouvez pas cela bizarre.
J'ai connu cette difficulté aussi.
Au moment de mon licenciement, après 8 ans de travail dans l'informatique, je me suis retrouvé avec des compétences qui n'en étaient plus: deux systèmes d'exploitation quasiment morts d'une société en plein décomposition.
18 mois de chômage. J'avais 34 ans. Très peu d'appels.
Parmi les quelques rares opportunités, une société bien connue du monde de la finance s'était montrée initialement intéressée. N'ayant pas de réponse, je m'étais de téléphoner. Réponse: tout bien réfléchi, c'est non. Vous chômez depuis 13 mois et nous pensons qu'une personne qui ne trouve pas après autant de temps, manque de dynamisme."
Un jour j'ai vu une grande annonce de la multinationale qui m'emploie actuellement dans le Soir du lundi. Je me suis dit que je n'avais aucune chance car je n'avais jamais travaillé, même pas une minute, ni sur un matériel, ni sur un logiciel de cette boite. A 17:30, j'avais tout remballé puis je me suis ravisé et j'ai téléphoné à ma femme pour lui dire que j'érivais qd-même même si je n'avais aucune chance mais qu'il fallait tout essayer.
Et puis voilà, ils m'ont engagé. Et c'est aussi l'espoir que j'aimerais communiquer. parfois, on n'y croit pas et c'est votre jour.
L'ironie, c'est que assez rapidement, ma boite m'a envoyé prester un service de trois mois dans la boite qui me soupçonnait de manquer de dynamisme. Ayant réalisé leur pilote en 47 jours au lieu de 90(mais honnêtement, c'est eux qui avaient calculé grossièrement, ce n'était pas un grand exploit, juste un bon travail), ils m'ont dit et ont dit à ma direction qu'ils étaient enchantés de mes prestations. Je n'ai pas résisté et je leur ai dit ce que leur collègue des ressources humaines m'avait dit. Avec le sourire et poliment. Et il y a eu un petit silence gêné.
Mais cela ne s'oublie pas qd-même.
Ces témoignages sont très plausibles malheureusement.

pourlebonsens

Pour ma part, le marché de l'emploi est rigide de toutes parts ...

1.
En Belgique, tous ceux qui ont 40+ sont considérés par les employeurs comme out ... (trop exigeants, inflexibles, etc ..)... Bref, bon à la casse ...

2.
Le machisme est la loi ! Si une femme se présente - et qu'elle est en âge d'avoir des enfants - l'employeur réfléchira 2 fois avant de l'engager ... je l'ai entendu maintes fois ...

3.
Les CV aux noms dits "exotiques" sont souvent mis en bas de la pile ! ... je l'ai vu faire par des personnes que je croyais d'une éducation 'supérieure'...

Du côté des individus maintenant ..

1.
A quelques exceptions, l'enseignement belge est une machine à produire des fonctionnaires ... l'initiative individuelle est peu mise en avant .. Je remarque que ceux/celles issus d'enseignements type Decoly, Freinet, Montessori .. sont plus mobiles, entament plus facilement des projets... ils semblent retomber plus facilement sur leurs pattes...

2.
Le Belge n'est pas mobile .. bien que cela change ... combien travaillent pendant des années (des dizaines) dans telle multinationale ... puis à 49 ans, ils se voient mis à la porte avec 1 seule exprérience professionnelle...
(par mobile, je parle changer d'employeur - un anglais change tous les 3 ans +/-)

3.
Se mettre comme indépendant ? .. là, il y a la peur de se lancer (de nouveau, l'esprit d'initiative, de prise en charge personnelle est absente chez beaucoup .. c'est le résultat de cette culture étatique, socialiste omniprésente en Belgique

Il y un problème de fond - un système éducatif ne favorisant pas l'intiative, le goût d'entreprendre, de prendre des risques.


L'assistée bruxelloise

Cette histoire ne me surprend pas du tout, j'ai été dans une situation similaire. Tout commença par un arrêt de travail de longue durée suite à un grave accident (traumatisme crânien, plusieurs interventions en neurochirurgie, puis longue rééducation).

Mon profil: 43 ans à l'âge des faits, Bio-ingénieur + master en Biotech, 15 ans d'expérience dans le domaine de la recherche pharmaceutique. Trilingue français, néérlandais, anglais.

Eh bien il m'a fallu presque 2 ans de recherches acharnées pour retrouver du travail.

Raisons souvent évoquées pour ne pas m'engager: ah mais vous êtes surqualifiée pour ce poste, nous savons bien que vous vous ennuierez vite et partirez...

Ou encore: oulà madame, mais avec votre âge et votre expérience, cela coûterait trop cher de vous engager...

Donc, pendant 2 ans: petits boulots et intérims temporaires, temps partiels, précarité, avenir incertain etc...Sans parler de la déprime rampante et de la perte de confiance en soi.

Et avec en prime les sempiternels abrutis de mon entourage me faisant lourdement sentir que si, avec mes diplômes je ne trouvais pas, c'est que forcément j'étais sans doute une grosse feignasse qui se lève à midi.

Ceux-là, ils ne connaissent pas grand chose à la vie, et je ne suis pas assez cruelle pour leur souhaiter la même chose qu'à moi. Parce qu'un accident de vie, dans la société hyper-compétitive qui est la nôtre, c'est un sale coup. Si tu n'as pas le profil parfait, on te met vite à l'écart comme un jouet cassé.

l'assisté Wallon

Effectivement Nietzche,

J'ajouterai qu'un employeur aura bien des raisons différentes mais entre un plus jeune de 20 à 30 ans et un autre de 40 bien frappé, il y a plusieurs critères décisifs à mon avis :

Salaires barémiques selon l'âge, au plus vieux au plus cher. Le critère du cout l'emporte souvent sur l'expérience, malheureusement, surtout pour des fonctions subalternes.

Si l'employeur souhaite licencier un employé de 45 ans ou plus, il doit payer la reconversion.

A partir de 35 à 40 ans et si au surplus vous avez la tare d'émarger au chômage vous êtes dans la plupart des cas devenu un indésirable.

Ca c'est une réalité que peu osent ou veulent admettre et pourtant !

Pour Mr derrider, en ce qui me concerne je perçoit 500 € nets depuis février (seconde période d'indemnisation) en qualité de cohabitant, et non, je n'ai pas triché sur ma composition de ménage.

Après quelques petites recherches, je signale que pour 2008, l'ONEM aura distribué 8.5 milliars à 1.177.000 allocataires (demandeurs d'emplois, aide à l'emploi et aménagement du temps de travail ou dispense) cela représente 601 € brut mensuel/allocataire, loin des revenus fastueux en les lisant à échelle.

Nietzsche

@Pijean,

Ce n'est pas parce qu'on a une orthographe parfaite ou ou autres que toutes les portes peuvent s'ouvrir devant vous!!! Il faut l'avoir vécu pour savoir ce que c'est.

La plupart des gens vivent dans leur bulle, leur monde mais parlent des choses dont ils ne savent absolument rien. Je voudrais bien voir un de ces politiciens dans une pareille situation rien qu'en l'espace de qlq instants pour pourvoir en discuter avec, par la suite.

Derridder

La question est par exemple: combien a ce monsieur au chômage ? moi j'ai 57 ans, prépensionné pour raisons médicales ( mise en disponibilité comme on dit à l' Etat ) j'ai actuellement 1018 euros/mois/net et mes 15 ans dans le privé viendront s'ajouter à 60 ans dans le calcul de ma pension globale ( 300 Euros en plus ). Ce monsieur a peut-être plus que moi finalement ? Je ne me plains pas parce que j'ai mis à place... CQFD

l'assisté Wallon

Et si l'un des intervenants ici, nourrirait des doutes ou aurait des questions à me poser, qu'il n'hésite pas, je tacherai d'expliquer et de répondre très honnêtement.

Je suis néanmoins épaté, que le sénateur Destexhe aie consenti à faire état d'un courrier d'un chômeur assisté, et je ne souhaite à aucune d'entre vous de connaître un jour des incidents de parcours (familiaux, santé et ou emploi) surtout passé 40 ans...

Pour terminer j'ai aussi postuler pour des boulots bien moins gratifiants que mes capacités sur papier et pour les derniers irréductibles, j'ai aussi été patron de PME avec employés, durant plusieurs années, tout était même florissant, mais un cancer et des clients peu scrupuleux auront fait le reste...

Malgré cela j'ai accepté des jobs de manutentionnaire comme ouvrier payé à 8.70 bruts de l'heure en 2005... pour bouffer et parce que je ne voulais pas devenir un de ces chômeurs si souvent pris pour cible par une certaine classe de je sais tout...

l'assisté Wallon

Ce monsieur est loin d'être le seul cas ! J'en suis aussi un de ces 'assistés' malheureux.

Pour la petite histoire, un patron d'une entreprise passait au débat mise au point de la RTBF il y a quelques semaines, il se plaignait de chercher 100 personnes à l'embauche et de ne pas rencontrer ces besoins en main d'oeuvre 'multiples postes de tout ordre), j'ai évidemment envoyé un CV, il ne m'ont JAMAIS répondu !

voiçi une copie d'un billet que JM Nollet a accepté de relayer en carte blanche il y a quelques semaines sur son site :

Après un licenciement pour ‘restructuration du personnel’ comme ils disent, et en vous promettant une belle lettre de recommandation à la clé, passé 40 ans vous voilà face à ce fameux marché de l’emploi.

N’ayant jamais demandé aucune allocation, ni aide de votre vie, ayant rempli vos devoirs citoyens comme il se doit, la réalité s’affiche à vous comme un retour de boomerang.

S’inscrire comme ‘demandeur d’emploi’, s’inscrire dans un syndicat de chômage et enfin percevoir cette fameuse assurance sociale plafonnée à 65% de votre ancien revenu brut.

Premier constat, si vous aviez travaillé en étant bien payé mais pas temps plein, vos allocations seront rabotées pro rata, même si vous cotisiez plus qu’un vendeur temps-plein en boutique.

Second constat, vous voilà confronté à un univers auquel rien ne vous préparait, rédaction d’un CV, parler de ses hobbies, de ses qualités, de ses défauts, établir une lettre de motivation qui enrobera le tout et tâcher de vous vendre comme on vous vend des écrans plats chez Media Markt.

Ensuite le néant de la page blanche, l’œil scotché sur les sites spécialisés du ‘marché de l’emploi’, Forem, Actiris, Référence ; et là le miracle ! des milliers d’emplois sont ‘online’ comme s’ils n’attendent que vous.

Au début vous répondez avec enthousiasme à celui la et celui la, par mail, par courrier, par fax, vous élaborez même des messages personnalisés à l’attention de tel ou tel recruteur-employeur, malheureusement votre boite de réception d’emails reste désespérément vide, parfois pourtant, vos sollicitations obtiennent des réponses, souvent laconiques, parfois farfelues, votre profil…. Bonne continuation…, ou encore, vous habitez trop loin (27 km c’est super loin en 2009), parfois vous êtes trop qualifié, le plus souvent on ne vous répond rien.

Un jour vous tentez de répondre à ces annonces d’intérim, même si le poste proposé ne durera que 2 ou 3 mois, souvent ils promettent un CDI par la suite ; des annonces dans les sociétés d’intérim il y en a plein, le plus souvent on vous fait venir vous inscrire, parfois vous tester, ensuite on vous dit que le poste pour lequel vous aviez répondu était déjà pourvu mais vous voilà sur la longue liste (en ordre utile ?) de candidats intérimaires.

Il y a même des sociétés d’intérim qui vous sollicite à nouveau… pour parrainer quelqu’un avec cadeau à la clé, à se demander s’ils cherchent à battre les records d’inscrits ou à vous donner un job.

Un jour, un agent d’une de ces sociétés m’avoua que le plus souvent les employeurs cherchent le ‘mouton à cinq pattes’, n’hésitant pas à faire venir une quinzaine de candidats intérimaires pour un poste de 3 mois.

A la fin, après des mois, vous commencez à vous considérer comme fini à 40 ans, redoutant l’échéance de la seconde période d’allocation qui vous rabotera encore quelques centaines d’euros de vos maigres revenus.

Serais-je devenu un de ces fameux assistés à vie que certains n’hésitent pas à clouer au pilori ?

On me dit de me former, moi qui pensais que plus de 20 ans d’expérience pluridisciplinaire m’autorisait à croire en mes qualités, on me dit d’être mobile, moi qui n’hésitait pas à parcourir 4 h dans les bouchons chaque foutue journée pendant des années, ce qui me laissait royalement 4h/jour de vie sociale en famille sur 24h.

Après une année complète à ce rythme de fainéant social, l’ONEM va m’accorder une carte, une carte de travail qui donnera une réduction de 1000 euros par trimestre à celui qui engagerait un chômeur de quarante balais, le travail serait donc à ce prix ?

Je ne sais pas pour vous, mais des pensées révolutionnaires m’animent, je parviens parfois à comprendre des choix extrêmes auxquels certains sont poussés à force d’indifférence, de combats perdus, d’injustices sociales.

Posez la question à des politiques, ils vous répondront tous comprendre mais aucun d’eux ne semble avoir connu le parcours d’un type qui perd son job à un âge ou l’on a vraiment pas intérêt à le perdre… une restructuration du personnel ils disaient.

Il faut y avoir gouté aux fins de mois à manger des raviolis n°1 en boite, aux rappels de factures qui s’amoncellent, à se demander comment faire pour payer les classes de neige de l’ainé ou les frais de la rentrée scolaire, à se sentir inutile, imparfait, à ce que le système fasse de vous un être de doute et de désarroi.

Nous ne sommes pas des statistiques, ni des rangées de chiffres alignés qui servent à établir le taux de ceci ou de cela, mais des êtres à part entière, des chefs de famille, des personnes !

Que pensez-vous que cela nous provoque en lisant des anathèmes foireux et politiciens stigmatisant ces bons à rien sociaux que nous sommes, juste bon à survivre en mendiant l’allocation mensuelle de l’ONEM ?

Personne n’imagine le profond dégout que je nourri à l’égard de certains, ni le plus profond mépris qui m’animera le jour ou le citoyen modèle que nous sommes tenu d’être pètera un câble pour revendiquer son droit à la vie, à l’utilité et à la participation sociale, loin des débats sur la banque X ou le (la) bourgmestre untel.

Ces débats ou sont disséqués le chèque de ceci, les 2% de cela, le plan de relance strophe, le pouvoir d’achat, il y a de quoi rire en écoutant patiemment les discours en constatant que pour soi, cela ne changera rien et que ce n’est pas l’aumône mais un job qu’il nous faut.

Pour cela, je me battrai, je placerai toute mon âme afin de faire comprendre que nul n’est tenu d’être exclu d’un système à coup d’allocations sociales, nul ne mérite de vivre un seul jour la déchéance de son existence et l’émiettement de tout ce qui constituait sa vie, ses raisons, ses joies, il faut changer cela ! il faut se battre et il faut gagner son droit à vivre décemment, parce que je sais ce que c’est pour l’avoir vécu...

Pierre-Yves

Laurent,
Je vais vous révéler un grand secret: le vote en Belgique est anonyme!
Vos histoires d'assistés, c'est vraiment un slogan de campagne!
A titre d'exemple, il est bien connu qu'après le passage d'Onkelinx à la CF, de nombreux enseignents (encore une forme d'assistés PS pourtant si j'applique la "typologie du MR") votèrent pour d'autres partis...
Mais bon, ça c'est la politique du MR de Reynders; suffisance et mépris emballés dans des slogans qui frappent le petit peuple...

Laurent

@Pierre-Yves

Un assisté comme le PS aime en conserver afin qu'ils continuent à constituer le fond de commerce électoral, là où le MR cherche à donner une autonomie à chacun...

Ce qui m'a toujours choqué c'est que les électeur PS votent par habitude ou bien car ils se sentent obligés de le faire en échange d'un service, d'un travail ou d'un subside là où les autres électeurs sont plus libres de faire ce qu'ils veulent...

A. de Tocqueville

Ce qu'il faut dépasser au fond c'est le chantage à la compassion. Débattre du reclassement des chômeurs, du profitariat et des refus d'offre (minoritaires mais non négligeables), de la réforme du marché du travail, de la mise en concurrence du placement des chômeurs, de la formation, etc. ne veut pas dire qu'on est contre les chômeurs.
C'est rigoureusement l'inverse qui est vrai!

Christian

Ce témoignage outre le fait qu'il donne la parole à un homme courageux permet aussi de redécouvrir AD tel qu'on le lit trop peu ces derniers temps. C'est à dire AD ouvert aux préoccupations sociales de ses concitoyens et non plus obsédé par les querelles mesquines PS-MR. Merci de rappeler que le chômage ne touche pas que des profiteurs mais aussi des gens courageux pleins de bonne volonté.

A. de Tocqueville

Peut-être devriez-vous vous lancer dans une activité indépendante ? Ce qui freine les gens à devenir indépendant, c’est bien souvent la trouille. Mais quand on n’a rien à perdre… C’est ce que je ferais. Le problème est que les freins à la création d’entreprise sont encore nombreux. La Wallonie n’est plus autant une terre d’entrepreneurs comme au début du 20e siècle.
C’est là où l’on voit à quel point les dizaines de plans-emploi, les contrats d’embauche sont bien impuissants. L’entretien avec les services de l’Onem après 15 mois est une absurdité. Il faut les coacher beaucoup plus tôt.
La législation sociale est aussi extrêmement anachronique. Les entreprises ont une peur bleue d’engager les 45+ qu’elles estiment par avance trop exigeants financièrement.
Plusieurs auteurs se sont penchés sur les raisons de la faible embauche des travailleurs expérimentés. Certains plaident pour que l’on cesse de lier le salaire à l’âge et l’indemnité de licenciement à l’ancienneté. Ceci nuit aux travailleurs seniors…
Enfin, il ne faut pas hésiter à s’expatrier si c’est possible ou même regarder du côté de la Flandre (la région de Courtrai engage des Français faute de Wallons).
Bonne chance à ce monsieur !

Pijean

Juste comme ça, je trouve bizarre que quelqu'un capable d'écrire une telle lettre, bien formulée, ponctuée, orthographiée, claire, structurée... n'ait pas une éducation suffisante pour trouver un emploi, même simple, même temporaire, en plus de 2 ans de recherche.

paul

Ah, Pierre-Yves, s'il était si facile d'engager!

La situation que vit cette personne, si confirmée, est dramatique, et quoique vous en pensiez, je ne connais aucun libéral, ici ou ailleurs qui ne souhaite le meilleur aux personnes qui sont victimes de situations auxquelles elles ne peuvent rien, et qui font vraiment tout ce qui est possible pour s'en sortir.

Une partie de ce message vous échappe d'ailleurs: celui où la personne évoque les différents programmes d'activation des chômeurs, qui ne l'aident pas.

Je ne parlerai pas ici de mauvaise volonté ou d'incompetence des fonctionnaires en charge de ces programmes - je ne les connais pas - mais simplement d'une inadéquation de ces programmes par rapport aux situations qu'elles sont censées combattre.

Vous aurait-il d'ailleurs échappé que ce sont les partenaires sociaux - employeurs et syndicats confondus qui demandent une simplification des preogrammes d'aide à l'embauche?

Si un patron n'engage pas, c'est soit qu'il n'est pas certain de l'avenir de son entreprise ou de son niveau d'activité, soit qu'il a la possibilité d'embaucher quelqu'un d'autre (qu'il estime meilleur - et il est de son devoir d'embaucher le meilleur possible, ce n'est pas en tant que client que vous me contredirez).

Mais vous voudriez peut-être qu'il l'engage alors qu'il n'a rien comme travail à lui proposer?

A ce stade-là, ce n'est plus en termes économiques, même basiques, que vous réfléchissez.

Vous voulez simplement escamoter le chômage.

Pierre-Yves

Robin
L'erreur est peut-être (aussi) du côté de ceux qui n'engagent pas. Sortez de vos schémas simplistes que diable!

Robin

Huuuum, un P-Y compatissant, dès qu'on abonde dans ses schémas?
Lui au moins vit de ses rentes-clientèle.

Remarquons: il existe des tas de structures d'appui au reclassement, au coaching, aux aides sociales, aux titres-services, aux chèques-cadeaux. En dépit de quoi il subsiste de nombreux cas de personnes reléguées, inadaptées, psychologiquement décalées, ou aux capacités-CV faibles. Des cas malheureux?

La situation de cette "personne" (de quel C.V.?) ne constitue qu'une démonstration: les milliers d'emplois fonctionnaires ou "agents d'aides à l'insertion sociale" ne sont rentables d'abord que pour eux-mêmes, à l'exclusion de leurs "clients" qui restent essentiellement sur la paille.
Où est l'erreur, sinon le piège?

P.Sauveur

Ce n'est pas une blague de Vanderspeeten au moins ? Mais combien ne méritent plus d'allocations de chômage, ni accès à la CPAS car c'est leur " argent de poche " en plus de leur black ? On ne peut même plus parler de délation si votre jeune voisin émarge au chômage et roule en Porsche... si ? De toute façon vous devez donner votre identité qui sera communiquée au chômeur fautif, bonjour les dégâts. Les CPAS sont au abois et notre trio hypocrite ( Onkelinx, Milquet et Arena ) réclame une circulaire pour les sans-papiers etc... Je ne savais pas que le Ministère des Pensions avait à y voir quelque chose. En 2007 Demotte a rendu les comptes INAMI, 45 millions d'euros en frais médicaux pour les demandeurs d'asile... c'est 3 fois toutes les Dotations Royales octroyées.

Pierre-Yves

Merci pour ce témoignage, c'est ce que les libéraux belges considèrent avec mépris comme un assisté... Sans commentaire.

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