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Pratique

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05 août 2008

Commentaires

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Pierre-Yves

En réfléchissant à ce post relatif à la mort de cet écrivain conservateur, et le débat qui a suivi ici (communisme = atrocités), je me suis demandé quel était encore ce grand état défenseur de la liberté et du libre échange qui soutenait diverses dictatures en Amérique Latine? Vous savez, ces dictatures qui jetaient les opposants d'un avion, directement dans la mer...
Je ne parviens plus à me souvenir du nom de cet Etat...
Comme quoi, il faut toujours relativiser...

Censurons-cela

La mort de Soljenitsyne signifie-t-elle la mort de la censure ?.
Malheureusement, non.
Comment faire pour en finir avec la censure pratiquée en Wallonie (sud de Belgique) ?.
La censure en Wallonie, cela existe encore... :
http://belgique-wallonie.blogspot.com/2008/05/la-censure-en-belgique.html

Pierre-Yves

Voilà pourquoi vous refusez la solidarité avec les autres indépendants Liégeois: vous estimez trop travailler et souhaitez garder l'oseille pour vous tt seul!
Petit égoïste va...

Guillaume

J'ai travaillé officiellement dans une boite 42h/semaine mais officieusement près de 12 heures par jour pendant plusieurs mois sans un seul jour de congé avant que mon corps lâche. Si on arrive à gérer son stress et son corps mieux, on peut garder ces cadences mais il faut en tenir compte. Les entreprises devraient à tout le moyen obliger leurs employés à faire du sport, de la méditation, du yoga.

Liégeois

[Nous ne méritons que le déclin économique.]
Ben Guillaume, faudra placer cette remarque pertinente chez les revendicateurs de 32h/sem à la FGTB. Car mes fils et moi sommes plutôt du schéma 7h30 ...à parfois 22h00 : la preuve. Faut dire que nous jouons les indépendants responsables, pas les glandeurs qui pleurent aux basques du PS.
:o)

Guillaume

Eh ben justement chez nous nous ne travaillons pas assez. Il faut travailler 10 heures par jour, 6 jours par semaine. Dans le passé, on travaillait tous les jours sauf le dimanche et encore, on a instauré le samedi puis des congés légaux. C'est fini tout ça. Si nous voulons continuer à vivre comme nous le faisons, nous n'avons qu'à travailler jusqu'à notre mort et dur. C'est ce que nous apprennent les chinois, un peuple qui n'a cessé de travailler tous les jours de leurs vies. Ils méritent leur développement économique. Nous ne méritons que le déclin économique.

Big Mc by Mc D

Mon cher Guillaume,
pour lancer une affirmation aussi "visonnaire", t'as probablement eu qu'un regard limité sur ce que fut la vie.. disons à l'époque de tes grands-parents? Tu devrais relire quelques bons livres d'histoire générale, sinon d'histoire sociale.. ça te changerait de lire les élucubration pessimistes d'un journalismes actuel ou pire les slogans de certains partis ou syndicats!
Pose-toi aussi la question de savoir pourquoi ces gens des pays sous-développés ont accédé au niveau de qualification que nous leur constatons maintenant. Aussi avec quels efforts personnels ils y sont arrivé, comparativement avec le manque d'effort de tous les clodos qui végètent chez nous?

Guillaume

Au vu de la situation économique en Europe, je crois que tout le monde devra mettre à la poubelle un siècle de droits sociaux en tout genre. L'état devra aider substantiellement les investisseurs et qu'eux seuls. Les particuliers devront se débrouiller avec des assurances privées s'ils peuvent se le permettre puisque l'état n'a plus les moyens de le faire lui-même. Pareil pour les retraites d'ailleurs si ça existera encore. Nous sommes dans une mondialisation ultra-concurrentiel, des personnes hautement qualifiés existent maintenant en Inde et en Chine. Pour les concurrencer, nous n'avons d'autres choix qu'adopter leurs standards à eux en horaire de travail, en droits sociaux (quasi inexistants) si nous voulons encore une Europe à la pointe. C'est ainsi. La période faste que les papy-boomers ont connu se termine. Tout le monde au travail et que seuls les meilleurs vivent. C'est comme ça, il faut l'accepter et s'adapter. Une chose est certaine, nous vivrons moins bien que nos parents.

A. de Tocqueville

On a sacrifié les Fouronnais pour récupérer les Cominois et on s'apprête à sacrifier les francophones sans facilité pour garder les francophones avec facilité en échangeant BHV contre l'annexion des 6 communes à facilité à Bruxelles.

Salade

j'ai parcouru votre nouveau bouquin.
Je ne suis pas d'accord quand vous dites que les accords de 62-63 étaient déséquilibrés à cause des Fourons.
Vous oubliez complètement la réannexion en wallonie de 50000 habitants de Mouscron-Comines.
En nombre de personnes, l'avantage global est aux francophones. Logique, ils étaient encore les plus puissants à l'époque.

Pierre-Yves

Vincent, mea culpa, ma critique de vos lectures est malvenue, vous seriez gentil de ne pas tenir compte du précédent message.
Bien à vous et bonne journée!

Pierre-Yves

Vincent, je reste admiratif par vos lectures, franchement...

alex

Je ne dis pas que l'on a les meilleurs, je dis que l'accessibilité et le niveau moyen sont meilleurs que dans certains pays offrant une médecine d'assurance, qui coûte plus cher à la fois à la collectivité, à chaque individu, tout en n'offrant pas la même accessibilité. Cela dit, il est évident que la gestion actuelle dans certains pays - notamment en belgique - facilitera le détricotage de la médecine "publique" au profit des assurances, voire l'efficacité d'un demotte à ce sujet (et perso, je devrais m'en foutre, en belgique comme en france je suis assuré...)

Vincent

@ Alex cfr les soins de santé.

Vous pensez qu' en Belgique nos impôts records vous offrent une assurance maladie absolue??

"Tout se passait encore bien jusque-là. Quand, en mars 2005, sa fille aînée accouche d'un bébé prématuré. Ambulance, interventions, déplacements jusqu'à l'hôpital Saint-Luc, puis encore un mois jusqu'à celui de Hornu, réadaptation... "Ça nous a coûté plus de 2.500 euros. Nous avons dû nous endetter encore plus.""
in DH 15/08

C' est un leurre de croire que nous (et les Français) offront ce que l' on fait de mieux en matière de soins de santé. Que ce soit au niveau du coût ou des services rendus.

Par contre vu le niveau élevé des nos impôts et charges sociales, on remarque une certaine propension des autorités à nous bassiner à longueur de journée 'oui mais on a les meilleurs soins de santé et la meilleure éducation'...
Bien évidement, le peuple emboîte le pas...

A quand un PISA sur le sujet...

fourmi

je pense que l'on échappe pas à un certain arbitraire et que le système parfait n'existe pas: quand je pense aux difficultés qu'ont rencontrés des compositeurs comme Cage et Feldman aux usa ,alors qu'en France on déroulait un tapis doré devant ce dictateur de Boulez....
mais il ne s'agit que d'un exemple d'un domaine que l'on pourra estimer "abscons"...et ceci n'est qu'une opinion

olivier schiepers

Peut-être êtes vous prêt à laisser le privé décider de votre vie, à laisser l'économique faire la politique, pas moi. Je ne veux pas d'Albert Frère pour président (son seul intérêt est le sien). La liberté, pour moi, ce n'est pas avoir le choix entre pepsi et coca.

A. de Tocqueville

La culture américaine (musées, musique classique, etc.) vit largement du mécénat et n'est pas formatée tandis que le système d’avances sur recette en France a failli tuer le cinéma français en privilégiant les films abscons et cinéphiles.
Les facultés non directement rentables pour les entreprises pourraient recevoir davantage de recettes publiques puisque les autres auraient d'autres moyens.
Attention aussi au faux secteur privé. Les Mutualités par exemple sont statistiquement reprises dans le secteur privé mais subventionnées à 90%.
Autre exemple local : le Théâtre Le Public à Saint-Josse est soi-disant privé mais les bâtiments lui ont été gracieusement offerts par la mairie sous Guy Cudel. De même, le Parc Paradisio, exemple de réussite privée a reçu des hectares de la Province du Hainaut.

Fourmi

C'est l'economiste liberal Français :Pascal Salin (il a été président de la societe du mont Pelerin fondée par Hayek )qui disait:
Un liberal est un anarchiste qui respecte la propriété...
je doute que beaucoup de liberaux(sauf en UK ?) y souscrive...

Fourmi

je partage aussi les craintes d'un formatage, en cas de privatisation totale du culturel ,même si c'est loin d'être parfait actuellement il y a moyen de formater encore beaucoup plus !
vers la consommation de masse...
Je suis aussi d'accord (pour une fois!) avec Olivier pour dire que nous sommes dans une tour de Babel et que les quiproquos sont inévitables comme le disait Hayek qui citait des longs conflits célèbres entre écoles qui reposaient en fait sur des définitions différentes .

olivier schiepers

Peut-être mais ce n'est pas le format standard. Privatisée, la culture serait probablement moins diversifiée.

alex

"Il me semble qu'un danger possible de la privatisation en matière de culture serait le formatage de l'offre."

Attends, sérieusement, rayon formattage de l'offre culturelle, xce qui est subsidié en cocommunauté française, on fait difficilement plus formaté, non?

olivier schiepers

Il me semble qu'un danger possible de la privatisation en matière de culture serait le formatage de l'offre. Pour être rentable il faut plaire au plus grand nombre. Y aurait-il une production cinématographique belge sans subsides?
Pour ce qui est de l'enseignement, à laisser des entreprises privées financer les universités on risque de voir disparaître les facultés qui ne leur sont pas directement utiles (les sciences humaines par exemple).
De manière générale, il me semble que le problème du mécénat privé est qu'il attend toujours un retour sur investissement. Les mécènes philanthropes restent rares.
Pour le reste, je crois qu'il s'agit d'un simple problème de vocabulaire, nous mettons tous des choses différentes derrière les notions de libéralisme, de socialisme,...
Le libéralisme d'alex n'est pas le même que celui d'AdT par exemple.

alex

"pour la grève de Zaventem, c'est un fonctionnaire qui a aidé à trouver la solution"

Et à l'aéroport de charleroi il y a 3 mois c'étaient uniquement les fonctionnaires du MET qui étaient en grève. Comme quoi...

Sérieusement: la concertation sociale est *précisément* un mode libéral de résolution des conflits. Vous imaginez que les libertés syndicales et d'associations, et la possibilité de négocier entre, disons, "capital" et "travail" existent dans les pays socialistes?

Pierre-Yves

Débat très compliqué cette privatisation ou pas...
Pour ma part, je note que pour la grève de Zaventem, c'est un fonctionnaire qui a aidé à trouver la solution. Il est issu d'une service "concertation sociale" dont personne ne parle jamais, bref, qui peut sembler "inutile" et pourtant il l'est...
Tout cela pour dire que ce n'est en effet pas aisé.
Sinon, pour en revenir au communisme, etc, je suis assez d'accord avec vos remarques alex et AdT...

A. de Tocqueville

Oui mais le Fonds ne concerne qu'une petite partie de la population (qui est dans l'illégalité). Imaginons qu'on ait le choix... et que disons, la moitié des automobilistes ne soit pas assurée... Ou bien peut-on compter sur la vertu pragmatique de l'humain se disant : si je ne m'assure pas, je ne serai pas remboursé même dans mon droit?

alex

"créer un "Fonds" des non-assurés"

Ca existe! C'est un fond de garantie organisé et financé par l'état.

A. de Tocqueville

Un exemple "anti-libéral" : l'assurance voiture. Imaginons qu'on laisse la liberté de s'assurer ou non. A chaque accident avec un non-assuré, bonjour les difficultés pour se faire indemniser. Il faudrait sans doute créer un "Fonds" des non-assurés... Mais Célestin a peut-être la parade...

A. de Tocqueville

Je ne faisais que lancer le débat... Il existe des soins de santé privatisés au Chili et à Singapour sans les affres du managed care US. Je ne suis pas un chantre du managed care mais on raconte beaucoup de bêtises sur ce sujet.
Et entre les deux, il existe beaucoup de systèmes mixtes : la Suisse (quasi-market mais encadré par l'Etat), les Pays-Bas (mise en concurrence des mutuelles et des assureurs privés).
Pour l'enseignement, je ne peux que constater la médiocrité de celui-ci en communauté française. Côté université, si on pratiquait le mécénat et la technique des Fondations SANS privatisation, ce serait déjà un progrès.
Ma philosophie? Pas de tabou et ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et évaluer la qualité des services rendus pour un véritable libre-choix.

alex

Pour complément: notons aussi que l'incurie et le sabotage des services publics non pas par le fait des entreprises privées ou des vilains capitalistes mais par le fait même de l'immobilisme et du profitariat d'une (importante) frange de ceux qui sont sensés servir le public ne renforce pas ceux qui veulent défendre le service public.

La première cause de déliquescence du service public, c'est son incurie elle-même, et non l'action du "privé".

alex

Sauf que… les soins de santé privatisés, on voit ce que cela donne aux States : le citoyen y dépense plus d’argent pour la santé qu’en France, pour une couverture moindre, voire inexistante pour une partie de la population. Plus ? Comment ? Simple : directement, via les assurances, et indirectement, via l’impôt, afin de provisionner medicare et medicaid, qui sont des couvertures qui vous laissent littéralement crever, vous reléguant aux dispensaires de quartier ou officient tous les ratés de la médecine et aux médecins ou dentistes de brousse passant une fois par mois dans votre village si vous habitez hors des grandes villes. Vous me direz, « mais c’est bien sûr : suffit de supprimer medicare et medicaid ! » Ben avant ils ont essayé, et il y avait tellement de gens sans couverture qu’il a fallu que cet épouvantable gauchiste de Clinton mette en place ces systèmes. Quant aux assurances, poésie : lisez bien les petits caractères, il se peut que vous vous retrouviez sans couverture après avoir payé 750 $ par mois pendant votre vie entière simplement parce que vous avez adopté à un moment un « comportement inadéquat » (vaste notion…)

Non, vraiment, cette privatisation des soins de santé, elle me fait peur. Elle me fait d’autant peur que l’on connait les efforts des compagnies d’assurance ici en Europe pour privatiser une partie des soins, voire la totalité. Mais imaginez : vous naissez handicapé, qui va vous assurer ? Vous naissez et vous pouvez remplir une déclaration de sinistre. La privatisation, c’est tout à fait valable quant on est en bonne santé et avec de bons revenus, mais pour les autres ? J’ai horreur de sonner comme une andouille communiste comme on peut en lire ci-dessus, mais cette position, que je ne pense pas fondamentalement être antilibérale, est réfléchie et dictée par une très bonne connaissance et pratique des US depuis de bonnes années.

Idem, entre parenthèse, pour la privatisation de l’enseignement. D’ailleurs, l’enseignement n’est privatisé nulle part, même pas aux States ou les collèges et unifs organisés par les états sont accessibles à tous, et parfois d’un excellent niveau, comme par exemple les Uni du Michigan, de Virginia ou l’UCLA, et octroient des bourses étatiques (donc des financements publics et non privés) à de nombreux étudiants de leur état de résidence.

A. de Tocqueville

Difficile de faire une critique du libéralisme puisqu'aucun Etat sur terre n'est réellement libéral... De même, aucun Etat n'est "réellement" communiste mais on peut remarquer que plus le communisme appliqué est "pur", pire c'est.
Etant "plutôt" libéral, je peux m'appliquer à une sorte d'auto-critique. Sans subvention publique, y aurait-il, par exemple, des transports publics, une création théâtrale, pérennité de la musique classique et du ballet classique?
On peut répondre par l'affirmative : les orchestres américains vivent du mécénat, des transports publics "privés" existent et sont efficaces (les chemins de fer japonais par exemple). Des films d'auteur peu rentables sont tournés aux Etats-unis en dépit de la machine de guerre hollywoodienne. Deutsche Gramophon entretient la discothèque des grands classiques grâce aux ventes générées par la musique populaire type André Rieu (le faux violoniste classique).
Maintenant, pourrait-on vivre sans Etat ? Autrement dit, qu’est-ce qui n’est pas privatisable ? Passons en revue quelques vaches sacrées publiques : l’enseignement l’est. Les soins de santé aussi. L’administration pénitentiaire itou.
A part le gouvernement, la Défense nationale et les infrastructures routières, je crois que la question de la privatisation est ouverte pour des pans entiers de l’économie publique.
Resterait à réfléchir sur les résultats d’un pays quasi sans Etat. Prenons l’enseignement. Il serait payant mais sans doute plus efficace. Inégalitaire ? N’oublions pas les possibilités d’un large système de bourses et le fait que bien entendu l’impôt sur le revenu et la TVA seraient réduits à quasi rien.
Le citoyen aurait donc beaucoup plus de moyens pour payer tout cela. Aujourd’hui, l’enseignement public est très inégalitaire puisque le diplôme sauf exception n’a que peu de valeur et que les entreprises engagent prioritairement les étudiants sortant de 3e cycles payants…

alex

"le marxisme reste une théorie sociologique intéressante"

Bien sûr. On n'a pas dit le contraire. Ce que je dis, perso, c'est que cette théorie est un peu dépassée même si elle reste la référence unique de certains. C'est un peu comme le monétarisme de l'autre côté, toute proportion gardée. Cela dit, on ne peut faire la césure complète entre marxisme, communisme et son application. Quant au procès du libéralisme, je vous trouve imprudent: on peut imaginer le procès d'une certaine forme de capitalisme, mais du libéralisme (qui est plutôt de gauche à l'origine), des libertés, des droits, je ne sais pas, c'est un peu léger.

Pierre-Yves

Olivier, pour l'approximation hitorique, on va aussi la mettre sur le compte de l'enseignement collectiviste wallon que nous partageons :o)
Note que sur ce blog, les énormités se succèdent habituellement avec moins d'esprit critique de la part de ses membres... Faut donc relativiser.
Sinon, à relire les interventions, je pense de mon côté que bcp d'intervenants confondent marxisme, communisme et application de celui-ci.
En ce qui me concerne, je pense que le marxisme reste une théorie sociologique intéressante. Pour le communisme, je serai plus prudent, car en effet son application me semble avoir débouché sur des "énormités".
Reste en effet à faire le bilan du libéralisme, mais ce n'est pas sur ce blog qu'une autocritique pourra se réaliser: ses membres sont un peu comme les tenants de l'URSS avant Khrouchtchev :o)))
Allez, ceci dit amicalement à tous...

olivier schiepers

Célestin,
De fait il vaut mieux arrêté, non seulement vous êtes bornés, mais en plus vous êtes méprisant.
Jamais je n'ai défendu une quelconque dictature, qu'elle se prétende communiste ou pas. Pour le reste, vérifiez ce que j'avance, l'urss n'était communiste que de nom (comme la Chine maintenant, mais peut-être que la Chine est communiste pour vous?)et Marx s'est distancié de l'interprétation que faisaient certains de ses théories.

Célestin

Schiepers : pour défendre une idéologie indéfendable et qui a fait des millions de morts, vous dites que le marxisme n’a jamais été mis réellement en œuvre parce qu’aucun des régimes communistes n’applique le « vrai communisme », et que si ces régimes sont ignobles, c’est dû à Staline, Castro & c° mais pas du tout, du tout, du tout, aux fondements mêmes de ces régimes. La réalité montre le contraire de ce que vous dites. Et pour défendre vos grotesques affirmations, vous dites que Karl Marx lui-même n’aurait pas approuvé ce qui a été fait. Là, on touche au grandiose dans le ridicule. Bon j’arrête cette discussion. Avec vous, on tourne en rond.

olivier schiepers

Alex et Célestin, En effet j'ai appris un nouveau mot (qui n'est pas dans mon dictionnaire). Merci Alex pour les précisions (reste que je maintiens ce que je pense du libéralisme), disons que vous prendre en exemple n'était pas pertinent. Quant à mon approximation historique, vous avez raison elle est grossière, j'aurais dû la mettre au conditionnel. En effet,Marx, de son vivant, se démarquait de certains marxistes en affirmant « Moi, je ne suis pas marxiste », on peut supposer qu'il aurait pu dire "moi, je ne suis pas communiste" Pour ce qui est de l'application pratique de la théorie marxiste, je confirme qu'elle n'a jamais été réalisée puisqu'elle prévoit l'abolition de l'état, ce qui n'est le cas d'aucun régime dit communiste.

Célestin

@ olivier schiepers : "Je rappelle que Marx lui-même désavouait le régime soviétique". Exact ! Mais cela devait être Groucho, parce Karl est mort en 1883.

alex

Au fait, je l'avais loupée celle-là: comment marx pouvait-il désavouer un système qui naîtra 30 ans après sa mort?

alex

Je parle de l’approche marxiste appliquée à la question du terrorisme, qui s’avère une fausse lecture selon les stratégistes (= les gens qui étudient les stratèges et leurs options stratégiques, par oppositions aux stratèges qui appliquent la stratégie. Vous aurez appris un mot.) Cette considération ne signifie pas qu’il faut mépriser les faibles mais que la lecture belge des ressorts du terrorisme est fausse.

olivier schiepers

Alex,
Oups, excusez mon orthographe.
Je rappelle que Marx lui-même désavouait le régime soviétique.
Lorsque vous écrivez " le pari que si l’on reste neutre et gentil avec les « faibles », on y échappera). Or, tous les stratégistes (dont le belge Henrotin), ont déjà largement démontré que cette approche était totalement fausse." Je comprends: puisque c'est faux rien ne nous oblige plus à être "gentil" avec les faibles.

PS:Pouvez-vous définir "stratégiste"?
Je vous taquine

alex

Olivier, vous pouvez être fier, votre orthographe montre que vous êtes un fier produit de l'enseignement collectiviste wallon!

Je vous taquine. Je ne pense pas déformer le propos de PY, je répète simplement que la violence est inhérente au communisme, dès sa conceptualisation par Marx, c'est le sens de ma pensée. D'ailleurs, votre propos n'a aucun sens autrement: il est évident que PY présuppose "= bon". Sinon, sa réponse perd son sens.

Et de grâce, arrêtez avec des âneries genre "Ensuite, le communisme n'a jamais été une réalité". Personne n'y croit, même plus le plus nostalgique des anarchistes de fond de café de quartier latin. Le communisme a déjà été appliqué, dans son sens structurel (la révolution et la rééducation, et la collectvisation des moyens de production), de la manière la plus scientifique qui soit (URSS, Chine) ou de la manière la plus archaïco-agricole si je puis dire (Cambodge), et chaque fois, ce furent des millions de morts.

Pour le reste, j'avoue avoir beaucoup de mal à connecter mon propos et ceci: "vous illustrer à nouveau ce qu'est le libéralisme: être fort avec les faibles et faible avec les forts."

Ca veut dire quoi? Vous lisez ça ou dans mon propos? Vous imaginez que dans vos paradis sociaux utilitaristes il était facile d'être handicapé? Vous imaginez que dans toutes les tentatives d'instauration de vos rêves ouvriers, il n'y avait pas de forts et de faibles? Vous venez de quelle planête?

olivier schiepers

Célestin,
Je crois qu'on s'est en partie compris. On se serait en effet bien passé de Castro, Staline,...La dictature, quelqu'elle soit, n'est pas mon mode d'organisation politique de prédilection.
Pour ce qui est de la culture, vous faites bien de rester anonyme. Citer Audiard! Ca c'est de la référence. Je n'ai pas besoin de faire référence à des auteurs pour constater, sur ce blog entre autre, qu'être libéral consiste, en partie, à être sévère avec les petits et très clément avec les puissants. (cfr le dernier commentaire d'Alex, et les billets du sénateur sur les sans papiers et sur les impôts)

Célestin

... et j'ajouterais encore @ olivier schiepers qu'écrire "le libéralisme : être fort avec les faibles et faible avec les forts", c'est vraiment le degré zéro de l'analyse. Manifestement, vous n'avez jamais lu la moindre ligne écrite par un auteur libéral. Etaler ainsi son manque de culture publiquement, faut oser. Enfin bon, comme disait Audiard, "les gauchistes, ça ose tout, c'est d'ailleurs à cela qu'on les reconnaît". (suis pas sûr de l'exactitude absolue de cette citation qui s'applique à vous, mais on peut me corriger).

Célestin

@ olivier schiepers : donc, pour vous, s'il n'y avait pas Castro, Cuba serait le paradis sur terre. S'il n'y avait pas Pol Pot, le Cambdoge, l'aurait été aussi. S'il n'y avait pas eu Mao et sa clique, la Chine pareil. S'il n'y avait pas eu Staline, idem pour le régime soviétique. Mais malheureusement, Staline a fait de l'URSS "une dictature sanguinaire et violente sans que cela ne discrédite en rien les idées et valeurs de gauche". Dites, vous vous foutez de qui là ?
@ P-Y : on ne voit pas ce que votre charabia est censé dire.

olivier schiepers

Alex,
Vous détourner les propos de Pierre-Yves. Dans sa phrase on ne retrouve pas le "=bons", c'est vous qui le rajoutter et, se faisant,c'est votre logique qui est biaisée.
Ensuite, le communisme n'a jamais été une réalité, le régime soviétique était une dictature sanguinaire et violente mais cela ne discrédite en rien les idées et valeurs de gauche.
Enfin, vous illustrer à nouveau ce qu'est le libéralisme: être fort avec les faibles et faible avec les forts. Puisqu'être "gentil" avec les faibles est une "approche totalement fausse", pourquoi s'embêter? Tapons sur la tête des handicapés, des chômeurs, des sans-papiers,...ça ne mange pas de pain.

alex

"on ne peut pas nier que Mein Kampf avait une approche "raciale" nauséabonde que l'on ne retrouve pas chez Marx."

C'est un peu la tarte à la crème habituelle d'une frange de "l'intelligentsia": mein kampf = raciste = pas bon (ce que l'on ne peut nier), écrits marxistes = pas raciaux = bons.

C'est évidemment assez limité et logiquement plutôt biaisé. Que l’on se rappelle simplement que la théorie marxiste est indissociable de la révolution (décrite comme violente par essence) et de la rééducation des masses bourgeoises. En somme, l’idée même – réputée bonne – ne peut se concevoir sans violence. A mon avis, il est peu surprenant que le communisme ait fait des millions de morts, mais il en reste pour tenter de nous expliquer que c’était juste mal appliqué. Non. Au contraire, c’était fort bien appliqué.

Au fond, ce qui est le plus agaçant dans tout cela, c’est ce qu’explique Ferdinand plus haut : cette idéologisation rampante de certains media publics – donc sensés refléter l’opinion d’un plus grand nombre et non faire leur « rééducation ». La Première est championne toute catégorie des parallèles foireux et des infos tronquées, souvenez vous de l’inénarrable Gérard de Sélys, laudateur de l’union soviétique qui n’a pas supporté son écroulement. Ne pas croire que les gens ne sont pas dupes, et que cela est sans effet : par exemple, c’est l’explication marxiste du terrorisme international qui est la plus courante dans les media, et, par effet de répercussion ( ?) qui oriente la politique gouvernementale belge en ce sens (en clair : le pari que si l’on reste neutre et gentil avec les « faibles », on y échappera). Or, tous les stratégistes (dont le belge Henrotin), ont déjà largement démontré que cette approche était totalement fausse.

Pierre-Yves

Célestin,
Avec de tels raisonnements simplstes, vous avouerez également que les états occidentaux coloniaux étaient totalitaires au vu de l'exploitation imposée aux états colonisés?

A. de Tocqueville

L'idéologie communiste était intrinsèquement perverse. Et ce, depuis avant Lénine; depuis Marx en fait. J'avoue n'avoir pas lu Das Kapital en entier mais à lire des biographies de Marx, on est surpris par le personnage. Non seulement il a littéralement laisser mourir de faim plusieurs de ses enfants pour écrire son oeuvre au lieu de travailler mais dans un de ses écrits, il dit: "C'est une bonne chose que les enfants travaillent dans les mines, car cela n'en fera que de meilleurs adversaires du capitalisme". Dans le genre "on ne fait pas d'omelettes…".
Quand à Lénine, l’exécution de son frère par le régime tsariste l’a rendu fou très jeune. Il était paraît-il plus acharné encore que Staline. Selon Soljenitsyne précisément, c’est lui qui aurait mis tout en place et Staline n’aurait été qu’un fidèle héritier.
Dans Le Point cette semaine, on rappelle très bien qu’à part quelques « nouveaux philosophes », Soljenitsyne fut très mal accueilli en France. Quant aux Etats-Unis, ils ont vite regretté leur enthousiasme car le bonhomme haïssait presque autant l’American Way of Life que le communisme. Il en a pourtant largement profité lors de ces années passées dans le Vermont « les plus belles de sa vie » de son propre aveu.
Vers la fin de sa vie, il ne se reconnaissait pas non plus dans la frénésie consumériste frappant sa Sainte Russie.
Sa réconciliation avec l'ancien KGBiste Poutine est également assez cocasse.

Célestin

@ P-Y : "entre la théorie communiste et son application, il existe bien entendu des différences" : NON. Mais rien ne vous empêche de rester confit dans votre erreur (pour ne pas dire plus).

Ferdinant

Le journaliste de la rtbf radio dans la brêve séquence du journal parlé qu'il consacrait à la mort de Soljenitsine n'a pas une seule fois prononcé le mot "communisme"!(tout comme lors ce qu'ils évoquent les droits de l'homme en chine, en birmanie et a cuba ou quand ils parlent des farc).
Tout au plus ont ils évoqué sa "lutte contre le totalitarisme" et ont insisté sur les critiques qu'il a porté sur le mode de vie occidental consumériste.
En écoutant la rtbf, ce média spécialisé dans la désinformation gauchiste, je repense souvent à cet autre personage du "pavillon des cancéreux" qui, apparatchik du régime, lisait la pravda entre les lignes et savait ainsi se conformer a la ligne du parti la plus orthodoxe!
Le combat qu'a mené Soljenitsine contre le communisme n'est pas dépassé quand on voit la complaisance des journalistes de la rtbf et du soir vis à vis de cette idéologie intrinsèquement criminelle!

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