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31 juillet 2008

Commentaires

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Stephan Pire

Si on donne l'autonomie complete des régions, il n'y aura pas besoin d'éclatement du pays.

Pour le moment, le francophone reste persuadé qu'il ne survivra pas économiquement en se débrouillant seul.

Ce sera en effet difficile si un effort n'est pas mis en place pour réduire la corruption et la bureaucratie en Wallonie.

François

what a mess, je crois qu'il doit bien rester une guillotine et un panier dans un musée quelconque.

Plus sérieusement ton analyse me semble très pertinente. J'en suis moi aussi arrivé à me demander si nos "leaders" politiques wallons ne jouent pas sciemment la carte de la séparation.

En tout cas, à force de la dire et de l'écrire par médias interposés et émissions chocs du type Bye-Bye Belgium, cela finira bien par se produire.

Laurent Gebleux

@ "what a mess!" :
Merci de citer vos sources !

what a mess!

Presse flamande du 30 juillet 2008

La vie « impossible » - Titre de l’édito d’Eric Donckier dans « Het Belang van Limburg » du mercredi 30 juillet

Si la Belgique devait cesser d’exister, un Wallon sur deux est acquis à un rattachement de la Wallonie à la France. Et, pour 60% des Français, ils seraient les bienvenus. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé pour le compte du journal belge « Le Soir » et du journal français « La Voix du Nord ».

C’est un résultat surprenant. Dans un précédent sondage de l’UCL, réalisé au début de cette année, seuls 29% des Wallons souhaitaient être rattachés aux voisins du Sud. Avec les sondages d’opinion, il faut toujours faire attention. Surtout quand ils sont réalisés au plus fort de la lutte politique. Le public a alors tendance à radicaliser. Mais la radicalisation est si grande qu’on peut parler de signal.

Encore que nous ne soyons pas tout à fait surpris. Venant de Flandre, nous parlons souvent des francophones. Ce n’est pas faux. Mais pas tout à fait correct non plus, parce qu’il y a une grande différence entre la Wallonie, d’une part, et Bruxelles et les habitants de cette ville, d’autre part. L’amour réciproque n’est pas très grand. Il est surtout cultivé par les hommes politiques pour être plus forts dans leurs négociations avec la Flandre. Si cela ne dépendait que des seuls Wallons, nous en serions beaucoup plus loin avec la réforme de l’Etat et Bruxelles-Hal-Vilvorde ne représenterait absolument aucun problème. La Wallonie a pris sa reconversion en main. Cela donne de l’assurance aux Wallons. On peut également s’en sortir sans les Flamands.

Tout cela est entretenu pour une bonne part par la presse francophone. Il ne se passe quasi aucun jour sans un coup vigoureux porté à la Flandre. Hier, c’était à nouveau le cas dans « Le Soir ». Dans le commentaire, on dit que les Wallons et les Bruxellois en ont assez que les Flamands leur rendent la vie « impossible ». Il faut oser. Les transferts financiers vers la Wallonie et Bruxelles s’élèvent chaque année entre cinq et dix milliards d’euros, en fonction de ce que l’on veut prendre en compte. Pour rendre la vie « impossible » aux Wallons et aux Bruxellois ? Peut-être devraient-ils lire aussi un journal flamand. Mais il faut pour cela connaître le néerlandais.

Les choses doivent être claires. La séparation des esprits est grande. En Wallonie et à Bruxelles, on dit que l’on tient à la Belgique, mais on est en train de préparer la scission sur le terrain. La scission que les Flamands voudraient mais qu’ils ne préparent pas, parce qu’il se trouve toujours des politiciens flamands pour s’accrocher à ce que les francophones appellent L’état Belgo-Flamand. Les francophones savent parfaitement utiliser cela. Et nous, Flamands, payons la note.

°

« Les francophones essaient-ils de provoquer une scission ? » - Titre de l’édito de Paul Geudens dans « Gazet van Antwerpen » du mercredi 30 juillet – Traduction Jules Gheude

Un sondage réalisé pour le compte des journaux « Le Soir » et « La Voix du Nord » révèle que la moitié des Wallons souhaitent un rattachement à la France si la Belgique disparaît. Et 60% des Français sont favorables à un tel rattachement.

Le journal bruxellois « Le Soir » fait grand cas de la chose. Les francophones considèrent le sondage comme une arme dans les négociations communautaires. Les Flamands doivent en effet voir un avertissement dans les résultats : les francophones n’ont pas peur de la scission du pays.

« Un avertissement solennel aux hommes politiques flamands qui entendent nous faire danser comme ils sifflent, au prétexte de la loi du nombre et de leur insolente santé économique », écrit l’éditorialiste. Il ajoute que si la Belgique se maintient, les tabous flamands doivent sauter. Les Wallons et les Bruxellois ne peuvent accepter qu’on leur rende la vie encore « plus impossible ».

Suit une série de citations d’hommes célèbres - de Charles de Gaulle à Jacques Chirac en passant par Simenon - tendant à montrer à quel point l’idée d’une cohabitation France-Wallonie a toujours existé. Enfin, cela revient à dire que les Flamands feraient mieux de réciter chaque jour un « je vous salue Marie » à genoux sous peine de se retrouver bientôt tout seuls.

Parlent-ils sérieusement ?

Rendre la vie encore plus impossible qu’elle ne l’est déjà ? C’est envoyer une pique à une région qui, en fonction des calculs, octroie magnanimement chaque année entre 6 ,5 et 10 milliards d’euros à la Wallonie. Quelle serait la vie sans ces dons généreux ? Une région qui tolère depuis des années une vague de francisation sur son territoire autour de Bruxelles.

Ce qui m’étonne aussi fortement, c’est que la Belgique francophone ait une peur énorme d’une scission du pays tout en préparant avec beaucoup d’enthousiasme ce scénario catastrophe. Beaucoup plus que ne le fait la Flandre.

Les médias éveillent chaque jour la peur de l’abandon (témoin l’émission « Bye Bye Belgium »), l’Etat Wallo-Brux est en chantier, on échafaude des plans pour un corridor entre Bruxelles et la Wallonie, etc. Pourquoi fait-on cela, quand on a une peur bleue d’obtenir un gramme supplémentaire d’autonomie ? Ce qui, en soi, est déjà fort surprenant. Nulle part ailleurs au monde, on ne trouve un groupe minoritaire ayant peur de plus d’autonomie ? Au contraire. On fait des guerres civiles pour avoir davantage son mot à dire. Pas ici. Heureusement. Mais c’est tout de même incompréhensible.

Que vise-t-on réellement ? Quelles sont les véritables intentions des francophones ? Je commence à douter de leur « non » à la réforme de l’Etat. Leur but final serait-il en effet une scission du pays ? Essaient-ils de créer un climat rendant impossible toute discussion communautaire, pour constater finalement qu’ils avaient toujours vu juste, à savoir que les Flamands veulent se séparer ? Cela s’appelle une selffulfilling prophecy. A force d’annoncer une chose, elle finit par arriver.

Bon, si la Wallonie veut se rattacher à la France, qui sommes-nous pour l’en empêcher ? Encore qu’il faudra régler quelques questions délicates. Elio Di Rupo veut-il un Nicolas Sarkozy comme président ? Et qu’advient-il de notre Roi ? La France n’a pas un passé tellement exemplaire en la matière.

Gérard Debrabandere

Ironically, the USA (United States of America) is the type model of a confederation the flemisch moderately right wing parties have in mind with a new constitutional model. With states, functioning independently from eachother, both on socio-economic fronts as well as in legal aspects. You should take care citing these kind of articles, as well as suggesting that Knut Vollebaek should lead negotiations between our communities, as if 3.500.000 Walloons on a total population of 10.000.000 'Belgians' are the kind of minority that the OVSE had in mind when founding this commission.

Alas, Belgium as we know it will cease to exist. USB maybe?

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