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14 juin 2008

Commentaires

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lieben

Interessante Informationen.

Lombard

Il y a eu des centaines de milliers de personnes qui ont signés cette pétition, vous avez vu quelque chose bouger, à part ne pas oublier d'indexer leurs salaires ?
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2006/05/une_ptition_con.html
---- http://www.europe-ecologie.com/article.php3?id_article=314

E. G.

Surajoutons, surajoutons! Tel est la philosophie qui lentement étouffera l'Union.
Dernière péripétie illustrant cette manière de faire? Télécommunications.
En charge: Mme Reding, commissaire luxembourgeoise (présumée libérale). La dame agit depuis 2-3 ans sous la pression de lobbies ..de gauche.. afin de "stimuler" la compétition (déjà effrénée) des télécoms en plaçant le marché sous contrôle supra de l'Europe.
Manière de procéder, par étapes: 1) réguler (normal) 2) casser les prix (en fixant eux-mêmes des plafonds UE (sur quels rationnels de mimétisme contextuel?) 3) à l'instigation d'âmes politiquement bien-pensantes, la Commission veut forcer la création d'un puissant super-régulateur (au-delà de tous ceux existant dans chacun des 27 Etats-membres)!

Saine réaction, unanime, des pays face à la Commission: NUTS !
Quand un intervenant précédent se faisait narquois en invoquant les Soviets européens, faut pas rire, il y a de ça dans le mental de nos penseurs UE. Surtout lorsqu'en arrière-plan s'activent les gauches parlementaires qui font barrage et des organes tels le BEUC et ses apparentés.
Excès de "libéralisation" hurlent des tas d'ignares? Qu'ils aillent donc plonger le nez dans la soupe communautaire et tâchent de raisonner, sans parti-pris.

eric

toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé....

http://www.youtube.com/watch?v=lvXSPm68jhE

Pieter Cleppe

Merci, Irlande.

echocynique

A propos des montants engloutis dans le Hainaut, y a-t-il une étude d'impact qui a été faite?

J'ai vainement cherché entre autre au pcf (pour ceux qui se rappellerait autre chose, il s'agit du site du Parlement de la Communauté Française lol), sur les sites de l'UE, mais je n'ai rien trouvé de pertinent.

C'est vrai qu'il suffit de voir l'Irlande et le Hainaut pour deviner les impacts.

Franz

La richesse récente de l'Irlande lui vient moins des subsides U.E. reçus au fil des ans que de la positionne d'exception géographique et culturelle dont elle jouit.
Raison pour laquelle des tas d'entreprises l'ont adoptée en tant que "tête de pont" pour des activités de services propices à du commerce avec l'U.E. autant qu'à des mouvements d'import/export avec le monde.
La disposition mentale de la population étant - au moins au départ - d'un grand élan au travail, ça va ralentir avec l'accès au niveau de vie + à une jeunesse qui comme ailleurs aura d'autres aspirations (en plus de jouir des acquis d'aînés!).
Comme les sociétés sont franchement internationales et le gouvernement très à l'écoute de ce qui lui draine cette richesse externe (aides U.E. = peanuts), le profil de main-d'oeuvre y est plus ouvert que dans nos sociétés continentales. Le tout, mêlé à des taux de taxation avantageux engendre une dynamique peu comparable avec celle des bassins Sambre-Meuse ou franco-français. Comparez aussi l'attitude moyenne des syndicats entre les contextes?

A. de Tocqueville

@Wallagonie,
Comme vous l'aurez deviné, je ne suis pas un eurosceptique mais un déçu de l'Europe. Elle ne me fait plus rêver. Mais les avantages l'emportent sans doute sur les inconvénients.
On peut toutefois s'étonner de l'euroscepticime qui règne parfois dans des pays fraîchement admis dans l'Union (Pologne...) ou dans des pays ayant largement bénéficié de ses largesses (Irlande). On peut également se poser des questions sur la réussite de "petits" pays qui n'en font pas partie (Suisse, Norvège) et se demander si dans cette nouvelle Europe de Charlemagne, un petit royaume hors-UE n'aurait pas toutes ses chances dans la mondialisation. Que je sache, Singapour ne fait pas partie d'une Union économique.
Pour un exemple de la bureaucratie européenne, je vous renvoie sur ce site à la saga du Berlaymont.

A. de Tocqueville

@Wallagonie,
Comme vous l'aurez deviné, je ne suis pas un eurosceptique mais un déçu de l'Europe. Elle ne me fait plus rêver. Mais les avantages l'emportent sans doute sur les inconvénients.
On peut toutefois s'étonner de l'euroscepticime qui règne parfois dans des pays fraîchement admis dans l'Union (Pologne...) ou dans des pays ayant largement bénéficié de ses largesses (Irlande). On peut également se poser des questions sur la réussite de "petits" pays qui n'en font pas partie (Suisse, Norvège) et se demander si dans cette nouvelle Europe de Charlemagne, un petit royaume hors-UE n'aurait pas toutes ses chances dans la mondialisation. Que je sache, Singapour ne fait pas partie d'une Union économique.
Pour un exemple de la bureaucratie européenne, je vous renvoie sur ce site à la saga du Berlaymont.

Simon

@ wallagonie ""Il est urgent de réformer.""

Sans aucun doute. Réformer QUOI et selon quelles LIMITES? En interne ou chez les membres?
J'en ai donné une motivation (assez critique) le 15/06 13:42. Elle est le reflet d'une observation de 30 ans, d'un travail de grande ampleur avec des eurocrates pendant plus de 6 ans, d'un suivi dans divers milieux pro/contra les réformes afin de "comrpendre".
Qui donc prétend que le Traité "remanié" est clair? Des tas de juristes, d'opérationnels (hors les eurocrates) et de diplomates "off" en doutent eux-mêmes, alors "nous"?

L'IRL a bénéficier de la manne UE. Ils ont investi intelligemment afin de créer une dynamique. Réussite confirmée.
La Wallonie (Hainaut) a reçu une manne UE : qu'en ont-ils donc fait de très productif et en termes de postes durables hors des organes para-publics (RE = guère, voyez les chiffres)?

Quant à la remarque de Andfon:
Chaque médaille a son revers. L'engouement des investisseurs et étrangers "employables" pour IRL a créé une bulle dont il reste à gérer le dégonflement progressif. Allez dans 20 des 27 E-M de l'UE et appréciez l'attitude de leurs habitants: moins insulaires; autant fiers d'être "eux-mêmes" et de tenter de le rester, avec l'UE. La chose s'explique par un courant sociologique fort: la défense de leur IDENTITE. Le phénomène se perçoit partout. Les eurocrates en parlent, mais leurs actions tendent souvent à prouver le contraire, au nom d'une "uniformisation" de tout et des riens. Soyons constructifs, mais exigeants.

wallagonie

@ Alexis de T.
Pas persuadé qu'avec une culture référendaire permanente on puisse faire avancer l'Union. Les attentes sont tellement différenciées et parfois absurdes.
Petite phrase entendue sais plus où : Quand les hommes politiques comprendront-ils que ce n'est pas de cette Europe-là que nous voulons ! Pour les uns, l4europe n'est pas assez sociale, pour les autres, elle se mêle de trop de chose, pour d'autres, elle est trop peu libérale,... A force de vouloir écouter toutes les doléances de chacun, on se retrouve paralysé. Je persiste à croire que l'Union est un projet original, lourd, inexplicable pour beaucoup (sauf les Belges qui en vivent d'autres... ?) mais nécessaire et où les avantages l'emportent sur les inconvénients. On pourrait aussi citer la PAC. Et imaginer ce que cela aurait été sans cette PAC. Ceux qui s'en plaignent aujourd'hui en ont bien profité hier.
L'Europe est-elle coupée du terrain ? Petit exemple, ou contre-exemple, comme vous voudrez : La très récente décision de l'interdiction de la peche au thon rouge.
Cette décision, qui va peut-être sauver ce poisson de la disparition, aucun pays n'aurait eu intérêt à la prendre seule. Je dis bravo pour cette décision.
Cela dit, je suis à l'écoute d'exemples concrets qui montrent les erreurs et les errements de la bureaucratie.

A. de Tocqueville

L'UE paie son déficit démocratique majeur, sa bureaucratie opaque, ses décisions coupées du terrain. Chaque fois que le "peuple" en a l'occasion, il tire dans le tas, même lorsque le traité améliore le fonctionnement de l'Europe.
Seule une culture référendaire permanente et non occasionnelle permettra aux peuples européens de s'exprimer démocratiquement sans mouvements intempestifs d'humeur.
Sur le libéralisme, nous avons la commission la plus libérale depuis longtemps avec Barroso. Ce qui explique que l'UE ait dépassé les USA en 2007 en croissance et en créations d'emplois. Dans le même temps, l'interventionnisme de Bush faisait reculer l'Amérique.

wallagonie

Face à la mondialisation, l'unification européenne, ne fusse que des marchés (limitée pourtant aux seuls biens, ou presque) présente plus d'avantages que d'inconvénients. C'est tellement évident que plus personne ne s'en rend même bien compte. Pourquoi croyez-vous que l'Irlande et tous les pays qui disent en vouloir à l'Union, n'ont pas le courage d'envisager une seule petite seconde de se retirer ou de proposer une alternative crédible ? Plus de 10 pays ont déjà ratifié ce traité. Ne pas en vouloir est un droit mais il faut en accepter les conséquences. Etre isolé, du moins partiellement pour la suite des évènements. On ne va tout de même faire du surplace à cause d'un pays qui coince. Il est urgent de réformer.

Blue

Et le beurre il est pour qui ?
(un regret : ne pas être Irlandais)

wallagonie

On peut déjà lire que l'Irlande ne désire pas être mise à l'écart de suites à apporter au traité de Lisbonne. Je pense pour ma part que ce traité est un bon traité. Nettement mieux que le traité de Nice. Si l'Irlande, démocratiquement, n'en veut pas, elle doit assumer sa mise relative à l'écart. Il est trop facile de vouloir le beurre et l'argent du beurre.

Andfon

Je vais à Dublin, coeur économique du pays une ou deux fois par an depuis 10 ans et l'enrichissement global du pays a été spectaculaire. Ils ont reçu un paquet d'argent de l'Europe mais le boom économique et l'ouverture a créé des effets pervers pour la plupart des "petites gens": des prix immobiliers ahurissants et une immigration de l'est très nombreuse qui concurrence efficacement les travailleurs du cru. La manne de l'Europe s'est également tarie (le PIB/hab est aujourd'hui très élevé, plus de Feder ), et l'avantage compétitif s'est réduit avec la hausse des salaires, faisant partir une série d'entreprises technologiques (montage d'ordinateurs, etc).
A côté de ça, le boom de la construction a pris fin, et les jobs qui vont avec. La vérité, c'est que le traité paye pour tout ça...Les Irlandais sont aussi assez nationalistes ( normal pour un peuple aussi longtemps opprimé) et ne veulent pas de la tutelle de Bruxelles 80 ans après s'être débarrassé de celle de Londres...
Cette évolution se ressent aussi dans les rapports personnels avec les gens; ils sont devenus assez prétentieux et agressifs, là où ils étaient réputés cordiaux et accueuillants...Passez un coup de téléphone à Dublin et vous verrez ce que je veux dire.

Robin

«la vision "libérale" met l'accent sur l'initiative individuelle et sur l'égalité des chances. Avec le risque de plus d'inégalité.»

Fort heureusement! Qui respecte le mieux la «personne» dans ce contexte-ci?

a) L'Etat? je suis UN, dans ce grand machin indéfinissable, qu'on ne cesse de contester.
b) L'Europe? je suis UN, perdu parmi les 500.000.000 de «citoyens» indéfinissables.
c) L'individu: je suis UN, face au groupe qui m'environne, à qui je demande de reconnaitre mon identité! L'initiative personnelle m'y aide.

Le cas irlandais - pour troublant qu'il soit - est une illustration de plus des risques encourus avec les «grands machins»: on nie la possibilité pour l'individu de s'opposer au courant dominant. Ce courant qui se «fabrique» par la pression, lorsque la persuasion ne suffit plus... ça ne nous rappelle rien ces méthodes-ci?
Vive le libéralisme bien compris. L'UE devra relire ses fondements, attentivement.

echocynique

Plus de libéralisme? Plus de protection sociale?

Je ne crois pas qu'il faille les opposer.

La différence entre les politiques des partis dits libéraux et des partis dits socialistes se situe dans la manière d'agir, pas dans les objectifs.

Pour faire court, le "libéralisme" responsabilise l'individu et crée un environnement dans lequel il peut s'émanciper.
Le "socialisme" considère lui que seul l'Etat sait ce qu'il doit faire pour aider les plus faibles.

Par exemple diminuer les impôts sur les bas revenus est plutôt une mesure "libérale" car elle encourage les individus à accepter des emplois moins rémunérés. L'augmentation des allocations de chômage est une mesure "plutôt" socialiste car elle considère qu'il faut aider ceux qui n'ont pas d'emplois.

C'est vrai que la vision "libérale" met l'accent sur l'initiative individuelle et sur l'égalité des chances. Avec le risque de plus d'inégalité.

Vaut-il mieux que le revenu de tous augmentent, même si certains augmentent plus que d'autres, ou que tout le monde gagne plus ou moins la même chose, même si le résultat est que tout le monde gagne moins?

Wali

"excellent le sketch de Bukovsky"

Vladimir Boukovsky ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Boukovsky ) est un ancien dissident soviétique qui a passé 12 ans de sa vie emprisonné (camp, prison, hôpital psychiatrique).
Les propos qu'il tient dans la vidéo susmentionnée ne peuvent, selon moi, être qualifiés de "sketch"; ils résument l'essence d'un ouvrage écrit récemment: L'Union européenne, une nouvelle URSS ?, Le Rocher, 2005, ISBN : 2268055469.
Il est clair que, parfois, il y a de l'exagération (not. quand il compare le goulag de l'URSS, dont la violence est essentiellement physique, à celui qu'il attribue l'UE, purement intellectuel). Néanmoins, il attire l'attention sur quelques points capitaux, qui devraient réveiller les "libéraux" pro-UE.
Car, non, l'UE, cette grosse machine bureaucrate et liberticide, n'est pas l'amie du libéralisme.

John

Just to many people talking.
To few doing it right. This is it.
John

Charles Darwin

La Tribune (France) dit: Le "non" irlandais destabilise l'Europe

Extrait choisi [Pour le président du Parti socialiste européen, le Danois Poul Nyrup Rasmussen, "l'Europe ne peut se permettre de perdre davantage de temps dans des crises institutionnelles". "Si nous voulons que les citoyens soutiennent l'Europe, nous devons créer une Europe des citoyens", ajoute-t-il.]

Pour le PSE, être citoyen signifie bien être un clone des autres. C'est là une pratique européenne bien connue: au PS tu es collectif ou tu meurs.

Ben Voyons

Etait-ce mieux avant ? (wallagonie)

Nul ne peut (ne sait?) dresser un bilan impartial des acquis et des erreurs accumulés.
Chacun mesure et prêche pour sa conception, plus ce facteur d'échelle comme, vous le soulignez.
L'U.E. a apporté des *plus* et autant semé la confusion sur une série d'autres domaines en péchant par excès d'irréalisme. Les utopies sont faites pour s'en servir, mais il reste des limites au-delà desquelles vouloir tout régenter sème la discorde et la confusion.

Pour l'analyser depuis plus de vingt ans, je crois que l'Union en est là aujourd'hui: une fuite en avant, jamais de bifurcation qui risquerait de blesser l'ego de tel ou tel autre ou remettre en cause un principe devenu obsolète. On empile les projets comme dans une Tour de Babel. Voyons où ça conduit certaines autres géographies? Les autres blocs ont compris la notion de *flexibilité*. Nous pas encore, bien que beaucoup de dirigeants en parlent sans maîtriser le contexte.

Ce qui est sûr: le Traité n'entrera pas en vigueur le 1er janvier prochain.
Donc, devant les élections juin 2009, c'est un peu retour à la case départ. Et pour la deuxième fois en trois ans, il n'y a pas de Plan *B*. Trop sûrs d'eux les eurocrates? Par habitude de l'intimidation ou de l'imitation d'un courant dominant?

Démocratie, cette *dictature du plus grand nombre*. Vérifié à l'échelle de 450 millions d'habitants en 27 cultures et 283 régions contrastées? ça j'aimerais qu'on nous le démontre, sans verser dans le lénifiant.

wallagonie

Le fonctionnement de l'UE est lourd mais comment faire autrement avec 27 pays ? Le traité de Lisbonne avait justement pour but de simplifier ce fonctionnement.
Les eurocrates ne s'abaissent pas à essayer de bien vendre leur projet et c'est-là que le problème se trouve.
Les commissaires européens ne sont pas n'importe qui (ce qui n'est pas forcément le cas au Parlement européen). S'ils sont placés à Bruxelles, c'est avec l'assentiment d'un parlement d'élus et des gouvernements de 27 pays démocratiques. De plus, ils restent 4 ans en place et sont ensuite renouvelés. D'autre part, ils ne décident pas seuls. Le processus de codécision n'était pas l'apanage de l'ex-union soviétique me semble-t-il. Reconnaitre les bienfaits de l'U.E. n'implique pas que l'on renonce à être Flamand (on en a la preuve tous les jours), Francophone, Bruxellois ou Hongrois. Ce sketch, hésitant, à vraiment ses limites et est caricatural sans être drôle. Ou alors, cet écrivain ne maitrise pas très bien le fonctionnement de l'Union. L'Union, avec les mille défauts qu'elle a, ne ressemble en rien à l'ex-URSS et constitue cependant un parfait bouc émissaire. Si ça ne va pas, c'est la faute à l'Union, ce qui arrange du reste très bien les gouvernements nationaux (Voyez la France,....).
Imaginons la vie en Europe sans les apports de l'Union, PAC, Euro, marché commun...
Etait-ce mieux avant ?

Alain Destexhe

@Lombard : excellent le sketch de Bukovsky ! Bien sûr exagéré, mais il y a de cela !

A voir chers habitués de de ce blog

http://www.youtube.com/watch?v=rNj5iCU5mLg

Simon

2008. Rejet d'un Xième Traité ou l'expression d'un mal-être, à guérir résolument?
Cette "gifle" irlandaise est à mon sens bienvenue. Gifle plus profonde qu'une victoire en match de foot! Ça rappellera à tous (dont beaucoup de gentils bureaucrates) les profonds désaccords marqués par les populations de FR et NL en 2005. Avertissements qui n'avaient servi ici qu'à REJETER d'autres referendums au profit de "ratifications sans débats", afin de ne pas trop blesser l'orgueil de nos parlements à 27+ Etats-Membres?

L'Europe de nos béni-oui-oui politiques et leurs fonctionnaires a besoin d'hyperCRISES pour ajuster peut-être sa manière de penser. Déjà avertis mille fois des risques encourus par leur conformisme mental, ses acteurs-clés persistent dans cette pensée/action appelée ironiquement "Pensée unique": au P.E., dans la COM, parmi les Etat-Membres.
Forme aggravée de manque de courage, ici au niveau supranational. La Pensée du dire et agir par le plus petit commun dénominateur. Vraie méthode communautaire? Les gens de la rue un tantinet avertis en rigolent et en pleurent à la fois. Méthode d'intox inconséquente ou application effarante de méthode Coué? "Faut mieux vendre l'image de l'U.E. à nos populations": organisons-lui donc des visites guidées de bâtiments imposants. Ah? L'image de cette grandiose statique architecturale serait-elle plus instructive que d'oser expliquer les effets pervers d'organisations alambiquées et des procédures complexes qui s'y développent? Nos touristes d'un jour en sortent tout esbaudris: "Grands nous sommes"! La visite laisse-t-elle vraiment un reflet des réalités opérationnelles? Ce n'est pas grâce à de fort relents médiatiques, faisant vivre ces "Euronews" et plus de 3.000 journalistes, que notre U.E. parviendra à surmonter ses démons d'immobilisme. Pas plus des tonnes de débats sans y apporter des correctifs assez drastiques. REFORMER, là aussi. Car la démocratie en question est en dysfonctionnement.

Besoin - débattu depuis plus de 15 ans - sous un leitmotiv "APPROFONDISSEMENT". Sans résultats marquants. Acteurs-clés: nos eurocrates ont besoin d'un solide pied au cul (ils sont pas bêtes du tout mais volontiers arrogants; ils restent imbus d'un "savoir" qu'ils n'attribuent qu'à eux-mêmes). Oui, SVP faites vite, plutôt que de gesticuler continuellement en vos conformismes (gauchis ... sous un vernis de Libéralisation). Actions dilutives et peu efficaces au plan international, elles font rire les "autres blocs géopolitiques".

Depuis 1979 (première élection du P.E. au suffrage universel ... qu'il fêteront prochainement en grand tralala) on assiste à un jeu d'hémicirque entre Strasbourg, Bruxelles et autres capitales. Processus qui demanderait chez eux d'autres ajustements que la co-décision gagnée face à la Commission. Leur point faible n'est pas tellement un manque de légitimité de parlement élu, qu'un très certainement reflet de "27 x N particraties", particraties assemblées en 712 représentants ... "produisant" des dispositions législatives sans qu'il y ait de véritable responsabilités et sanctions opératoires ... ni chez les parlementaires enfouis sous leurs tonnes de papiers juridiques, ni chez les fonctionnaires égocentrés de la Commission (lorsque ce ne serait parmi ces centaines de "commissions d'experts (pas désintéressés)" qui tournent en orbite sur tous les sujets mis en concoction au travers de cette "Sainte Europe" là!

Le monde complexe environnant (pas celui du climat, l'autre) exige que l'U.E. bouge à toute vitesse. Autrement que par les discours et séances de poses photos lors de 10.000 réunions gagnées en répandant du CO2 improductif. Comment réagirons-nous ou ajusterons-nous nos actions face à ces turbulences? Autrement qu'à la vitesse d'un pachyderme peureux?
Haro donc sur le monstre coincé dans ses "schémas mentaux de juristes" et les 120.000 pages de textes législatifs pondus par eux depuis des décennies sans qu'il y ait là un sentiment de trop volumineux et de trop flou!
Bravo les irlandais. Haro sur un Barroso déclarant que le jeu continue. Stop aux attitudes d'autruches. Beaucoup parmi les 500.000.000 d'européens le souhaitent, sans nier le besoin d'être fort au sein d'un grand blog mondial. A la seule condition d'être efficace!

Lombard

Etonnant ceci aussi !!!
http://www.youtube.com/watch?v=rNj5iCU5mLg

Sehb

Pierre-Yves : il est évident que les Irlandais ne veulent pas de l'Europe parce qu'elle n'est pas assez libérale. J'irais même jusqu'à dire qu'elle est tout ce qu'il y a de plus anti-libéral. Il serait bon de se souvenir que l'Irlande, de un, n'a pas reçu tellement d'argent que cela. De deux, qu'elle est le pays le plus libéral de l'UE et que par conséquent elle n'a sûrement pas envie de subir le socialisme de la plupart des autres pays.

Pierre-Yves

petite précision: reste à savoir si l'europe libérale effraie les irlandais car elle l'est trop ou pas assez...
C'est, il me semble, une question cruciale pour l'avenir, sachant qu'une partie des européens veulent plus de libéralisme, d'autres souhaitent plus de protections sociales...

Pierre-Yves

Un Etat pourtant cité en modèle par le sénateur...
Ce refus démontre peut-être que tout ne se passe pas si bien que cela pour une majorité d'irlandais, effrayés par une europe libérale (qui leur a tant donné)???

François Collette

Le référendum irlandais, un poison ... avec antidote.
L'excès de démocratie peut nuire à la démocratie. Voici un bel exemple que je développe sur mon blog.

StephaneB

Si le traité avait été soumis à référendum dans les 27 pays, combien auraient voté oui ? A mon avis, très peu.

Expliquer que les gens votent non parce qu'ils ne compreenent rien est de la mauvaise foi. Ils comprennent très bien ce qu'est devenue la machine européenne.

William

Qui a lu ce document indigeste de 250 pages rédigé par des eurocrates et écrit dans un sabir juridique incompréhensible .Pour rappel une constitution doit être rédigée par une constituante et elle doit être comprise par tous les citoyens car elle constitue la loi fondamentale.A titre de comparaison la constitution des USA comporte je crois 15 pages.

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