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13 février 2007

Commentaires

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philochar

Loin de moi l'idée de vouloir nier l'implication d'autorités belges dans la déportation des Juifs durant la Seconde guerre mondiale, décrite par le CEGES dans le rapport commandité par le Sénat. Mais quand on y lit que "L'Etat belge a adopté une attitude docile", c'est à mon sens une contre-vérité qui est ainsi posée, et que le "Soir" a reflétée dans une manchette inacceptable à mes yeux: "Un “Vichy" belge". Si le régime de Vichy détenait le pouvoir, dont il a fait un usage criminel, c'était de manière tout à fait légale, par le vote des députés français qui avaient confilé les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Le Parlement belge, réuni à Limoges le 31 mai 1940, avait, lui, constaté l'impossibilité de régner de Léopold III et confié aux ministres siégeant en conseil l'intégralité des pouvoirs. Ce sont donc les ministres présents à Londres entre 1940 et 1944 qui représentaient la continuité de l'Etat, et ils ne peuvent ête accusés de docilité face à l'occupant nazi. Si on se réfère, maintenant, aux Secrétaires généraux, à qui les ministres avaient laissé le soin d'administrer le pays, il faut observer qu'ils ne détenaient aucune autorité légale, et que, par surcroît, la composition de leur collège a été rapidement modifiée avec, notamment, l'introduction du VNV Gérard Romsée, en charge de l'Intérieur, donc de la police. La précision est importante, car, comme l'a dit Camus "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur d'autrui". Par surcroît, cette interprétation est une injure à la mémoire du premier ministre belge de l'époque, Hubert Pierlot, auquel l'Histoire n'a toujours pas rendu justice.

JMG

Il est un fait qu’il y a eu une chasse aux sorcières. Pour l’expliquer, il faut imaginer le climat de l’époque où effectivement les tensions étaient maximales ( s’il y a bien eu les trahisons que fustige le rapport « la Belgique docile », il faut corriger cette stigmatisation par respect pour ceux qui, au péril de leur vie, ont eu le courage de s’opposer ). Ce climat antagoniste a fait régner la crainte de l’autre et les soupçons. Après la libération, cela a pu conduire à diaboliser certaines personnes comme évoqué ci-dessus.

melodius

Votre réponse est grotesque; pendant l'épuration, les autorités françaises ont enquêté au sujet de Simenon et les autorités belges au sujet de Hergé. On ne les a même pas poursuivis, pour la bonne et simple raison qu'on n'avait rien à leur reprocher. Partant il n'y a pas de "crime" ou de "relativisme" qui tienne et vos accusations sont de la diffamation pure et simple. Idem pour Léopold III d'ailleurs, qui s'il n'était pas fut-fut et a commis certaines erreurs, n'était certainement pas un collabo non plus.

Roger

A la libération, Hergé a eu une longue dépression, voyant l'Ordre nouveau s'éloigner (ça ne m'empêche pas d'adorer Tintin). Quant à Léopold III, sa première lettre aux Alliés s'intitule "Aux forces d'occupation".
Quant aux anachronismes, un crime commis il y a 60 ans reste un crime. Attention au relativisme ("oui mais vous savez à l'époque, les youpins, les nègres, etc.")

melodius

Je trouve quant à moi admiraaaable de dénigrer des personnes dont je tiens à rappeller que l'attitude a été examinée après la guerre par les tribunaux qui n'y ont rien trouvé à redire.

Mais bon, Hergé et Simenon avaient le tort de ne pas être communistes comme tout le monde.

Joëlle Massart

Le rapport a l'air intéressant, mais attention au risque d'anachronisme, de juger aujourd'hui avec 60 ans de recul d'une époque confuse. C'est aussi le risque à propos du Congo.

pierre legrand

Conclusion de la même veine que celles qui ont entouré le procès Eichmann à Jérusalem. Ce dernier n'était pas un monstre, il n'était même pas anti-sémite, mais c'était un bon fonctionnaire père de famille modèle qui obéissait aux ordres de son gouvernement. Obéir aux ordres et ne pas penser par soi-même, voilà qui est confortable en toutes circonstances. Ce qui est valable pour les Allemands l'est tout autant pour les autorités des pays occupés. 60 ans après les faits, on peut sans doute commencer à dire ce genre de genre qui aurait été irrecevable il y a quelques années encore.

Roger

Profitons-en aussi pour en finir avec l'idolâtrie pro-Hergé, pro-Simenon et tant d'autres artistes admiraaaaables qui se sont compromis sans compter Léopold III of course.

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